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21/04/2017
Publications économiques

Défaillances dans la construction en France : les taux donnent le « la »

Défaillances dans la construction en France : les taux donnent le « la »

Depuis le point bas de 2014, les signes de reprise se multiplient dans le secteur de la construction. Les défaillances d’entreprise sont en baisse. Les ménages français se tournent davantage vers la pierre car leur capacité d’achat n’a jamais été aussi élevée depuis 2003, notamment parce que les taux d’intérêt sont également historiquement bas. Mais la remontée des taux, qui s’est enclenchée depuis le début de l’année, pourrait à terme contraindre les perspectives d’achat des ménages si elle se poursuit. Ainsi, si les défaillances d’entreprises dans la construction continueront de baisser d’ici la fin de l’année (-7,7 % en moyenne en 2017 selon Coface), la capacité d’achat des ménages commencerait à se réduire de 9 m2 dans le neuf en 2017. Coface anticipe une baisse des capacités d’achat de 18 m2 entre 2016 et 2018. Elles seraient alors revenues au niveau de 2012 en seulement deux ans.

 

La reprise actuelle pourrait donc n’être qu’éphémère.

Le secteur se redresse enfin, aidé par les taux bas Avec une augmentation des défaillances d’entreprise de 4,2 % en moyenne par an, 137 520 entreprises du secteur de la construction ont fait défaut entre 2008 et 2014, soit environ le tiers des défaillances françaises totales (415 000). La tendance s’inverse significativement en 2016 avec une baisse des défaillances de 6,8 %, notamment pour l’artisanat (cf. graphique 1).
 Les améliorations les plus importantes concernent la plomberie (-15,1 %) et les carreleurs (-16,3 %) qui représentent respectivement 7 % et 3,6 % de l’ensemble des défaillances d’un secteur atomisé. Les agences immobilières (4 % des défaillances du secteur) ont bénéficié également de cette reprise (-14,8 %). Dans le détail, le marché de la vente de logements anciens est moins dynamique (+5,6 % en 2016) que celui des ventes de logements neufs (+20,6 %), selon le Ministère de l’énergie, de l’environnement et de la mer. Les artisans de gros oeuvres (sol, menuiserie, couverture) directement impliqués dans la construction de logements neufs connaissent ainsi en moyenne des baisses plus fortes. Dans le même temps, le taux de marge des entreprises du secteur progressait de 5,3 % sur un an à la fin du troisième trimestre 2016. Il était de 23 % fin 2015, selon la Fédération française du bâtiment.
 Cette reprise de l’activité a aussi eu pour effet une augmentation des taux d’utilisation des capacités de production dans le secteur : 86,1 % en moyenne en 2016 contre 84,3 % en 2015 (mais loin des 92,5 % en moyenne entre 2001 et 2008). La situation s’est donc légèrement améliorée, assurant 6,8 mois de travail aux acteurs de la construction en moyenne. En février 2017, les mises en chantier et les permis de construire progressaient de respectivement 13 % et 14,4 % sur 12 mois.
Ces bonnes dynamiques ont conduit Coface à améliorer l’évaluation de risque de crédit du secteur de la construction en mars 20173 en risque moyen.

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