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21/11/2017
Publications économiques

L’automobile au Royaume-Uni et le Brexit ou comment ralentir une industrie qui roule

L’automobile au Royaume-Uni et le Brexit ou comment ralentir une industrie qui roule

Le secteur automobile britannique commence une traversée du désert. En effet, la voix des principaux représentants de l’industrie sur les conséquences négatives d’un potentiel « Brexit dur » semble inaudible outre-Manche. Dans un contexte économique incertain où les difficultés s’accumulent, ces représentants considèrent que les négociations entre le Royaume-Uni (RU) et l’Union européenne (UE) leurs sont à ce stade défavorables, bien que le Premier ministre britannique ait récemment insisté sur la volonté de son pays de demeurer dans le marché unique. Les années florissantes de l’industrie britannique sont a priori finies. Bien que disposant de nombreux atouts, cette industrie devra se renouveler encore une fois pour résister au choc annoncé du Brexit. Alors qu’elle doit faire face à de multiples défis, la perspective d’une sortie désordonnée de l’UE pèse sur sa capacité future d’investissement et d’innovation. L’affaiblissement de l’exécutif britannique rajoute de l’incertitude sur l’avenir du secteur.

 

Un secteur en panne sèche ?

Des signes négatifs qui affectent une industrie de pointe.

Le secteur automobile est une industrie importante au RU. En effet, selon l’Institut national de la statistique britannique (Office for National Statistics), il génère un chiffre d’affaires d’environ 16 milliards de livres sterling (soit 18 milliards d’euros) ; en augmentation de 55% depuis 2010.. Ce secteur, qui représente presque 1% du, du PIB et environ 9% de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière britannique, occupe la quatrième place en Europe en termes de production, selon l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) derrière l’Allemagne, l’Espagne et la France et emploie 169 000 personnes. De plus, il a la meilleure productivité de ce quatuor de tête, après l’Espagne (10 véhicules par employé). Au niveau de la production mondiale de véhicules, l’automobile n’occupait que la 13ème place en 2016, loin derrière la Chine et les États-Unis. Cette industrie est fortement orientée vers l’exportation, avec près de 79% des véhicules assemblés au RU exportés ; dont 55% vers les autres pays de l’UE, environ 16% vers les États-Unis, et 7% vers la Chine. Ceci s’explique par la présence de constructeurs orientés vers des véhicules « premium » dans le pays. Ainsi, le RU concentre les sièges sociaux de constructeurs mondialement reconnus pour la qualité de leurs véhicules : Jaguar, Bentley, MINI, MacLaren, Land Rover, ou encore Aston Martin. Néanmoins, la quasi-totalité de ces derniers sont des filiales de grands groupes étrangers, notamment BMW et Tata Motors. En outre, cette industrie est intégrée au reste de l’UE. En effet, selon les douanes britanniques, le pays importait, 80% de ces équipements automobiles en 2016 (...)

 

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