Etudes économiques
Algerie

Algerie

Population 40,8 millions
PIB par habitant 3902 $US
C
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 3,7 3,3 2,0 2,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 4,8 6,4 5,5 6,0
Solde public / PIB (%) -15,2 -13,5 -8,8 -11,4
Solde courant / PIB (%) -16.5 -15,6 -13,0 -10,3
Dette publique / PIB (%) 8,8 20,6 27,0 34,8

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de pétrole et de gaz.
  • Potentiel dans les domaines des énergies renouvelables et du tourisme.
  • Situation financière extérieure solide (très faible endettement extérieur, importantes réserves de change).

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance aux hydrocarbures et problèmes d’utilisation de cette rente.
  • Lignes de fracture entre le pouvoir et la population.
  • Taux de chômage des jeunes élevé.
  • Poids excessif du secteur public.
  • Lourdeurs bureaucratiques, faiblesses du secteur financier et environnement des affaires problématique.

appréciation du risque

Reprise de l’activité en 2018

Après un ralentissement marqué en 2017, la hausse des prix du pétrole de 20% a permis à l‘économie algérienne de reprendre de l’allant depuis le début de l’année. Les recettes d’exportations d’hydrocarbures, qui représentent 93% des volumes exportés, ont augmenté de 19,5 % en glissement annuel au cours du premier trimestre. Les volumes exportés ont cependant enregistré une baisse de 3% lors de la même période, rappelant le manque d’investissement dans le secteur pétrolier au cours des dernières années. La hausse de la production gazière devrait cependant compenser une plus faible progression de la production de pétrole . La hausse des dépenses budgétaires devrait continuer d’être le principal moteur de l’activité. La loi de finance complémentaire présentée en mai 2018 et qui couvrira le second semestre prévoit une hausse des budgets de plusieurs ministères pour un total de 4,3 milliards de dollars. Outre le ministère de la défense, les enveloppes des ministères de la santé et de de la jeunesse et des sports seront augmentées respectivement de 1 et 10%. Alors que l’investissement public devrait rester dynamique (construction des logements AADL, modernisation du port de Annaba), la baisse des importations en biens d’équipement reflète un affaiblissement de l’investissement privé. Le recul de l’inflation observé en début d’année 2018 devrait être temporaire, les restrictions d’importations restant nombreuses. L’interdiction d’importations visant une liste de 877 produits a en effet bénéficié au secteur agroalimentaire et dans une moindre mesure au secteur automobile algérien visé par une campagne de boycott contre les voitures assemblées en Algérie. Les limitations imposées sur les intrants continueront néanmoins de pénaliser les entreprises industrielles qui restent dépendantes des importations. Le financement non conventionnel (recours à la création monétaire) mis en place en septembre pourrait cependant conduire à une hausse du niveau général des prix qui serait renforcé par la mise en place des nouvelles barrières tarifaires venant remplacer les interdictions d’importer.

 

Des déficits jumeaux conséquents

 

L’amélioration de la conjoncture pétrolière devrait bénéficier aux comptes publics algériens sans pour autant que cela entraine une contraction du déficit en 2018. La hausse du prix du baril devrait permettre une augmentation des recettes fiscales, mais les dépenses ne devraient que faiblement baisser. La loi de finance votée fin 2017, témoigne d’une inflexion de la politique budgétaire du gouvernement, le plan de consolidation budgétaire ayant été mis de côté. La foi de finance complémentaire qui couvre le deuxième semestre 2018 prévoit une hausse supplémentaire des dépenses en direction de certains ministères jugés « sensibles » par les autorités. Les subventions et les dépenses sociales ne devraient pas être supprimées à l’exception d’une moindre prise en charge du coût des énergies qui devrait entraîner une hausse du prix du gaz et du pétrole à la pompe. Le déficit public devrait être financé directement par des emprunts effectués auprès de la banque centrale. La dette publique devrait augmenter en conséquence. Le recours à l’endettement extérieur reste pour le moment exclu par les pouvoir publics.

Les mesures de contrôle des importations combiné à une hausse des recettes d’exportations ont permis une contraction du déficit commercial de plus de 80% en glissement annuel durant le premier trimestre 2018. La baisse des factures d’importations est principalement imputable à une baisse des achats de biens d’équipement de 16% et des biens de consommation non alimentaire de 12 %. Les importations de bien alimentaires n’ont que faiblement diminué. Le recul des importations de viandes et de sucres raffiné, visées par les interdictions, a été compensé par des importations de céréales plus importantes que prévu. Le gouvernement prévoit cependant de remplacer les interdictions d’importations par une nouvelle réglementation tarifaire avec des taxes douanières allant de 30 à 200%. Les réserves de change continuent de s’éroder mais à un rythme moins rapide. Les IDE en direction de l’Algérie devraient néanmoins s’accroître. Le gouvernement vise en effet à augmenter l’attractivité du secteur pétrolier en proposant une nouvelle loi d’investissement et la Sonatrach a signé différents accords allant dans ce sens.

 

Un risque de contestation sociale élevé

A la suite des élections législatives, qui ont enregistré un taux de participation historiquement faible en mai 2017, la coalition au pouvoir composée du FLN et du RND a été reconduite. Cependant, les remaniements gouvernementaux se sont succédés en 2017, le dernier en date étant le limogeage de Abdelmadjid Tebboune au profit de Ahmed Ouyahia, premier ministre pour la quatrième fois sous l’ère du président Bouteflika. La période de faible croissance que traverse l’Algérie commence à avoir des répercussions sur le plan social, ce qui conduit le gouvernement à poursuivre sa politique généreuse de transferts sociaux au détriment de la consolidation budgétaire. La classe politique se prépare également à l’échéance présidentielle de 2019. Le président Bouteflika, en fonction depuis 1999, n’a pas encore annoncé sa candidature, mais Djamel Ould Abbes, le secrétaire général du FLN a appelé en avril 2018, le président Abdelaziz Bouteflika à briguer un 5ème mandat.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2018

Haut de page
  • Français