Etudes économiques
Azerbaijan

Azerbaijan

Population 9,4 millions
PIB par habitant 5 739 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 2,8 1,1 -3,8 0,5
Inflation (moyenne annuelle) 1,4 4,0 12,0 10,0
Solde budgétaire / PIB (%) 2,8 -6,8 -7,0 -4,0
Solde courant / PIB (%) 13,9 -0,3 -0,9 0,4
Dette publique / PIB (%) 11,2 28,3 37,5 37,4

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Abondantes ressources d’hydrocarbures (surtout gazières)
  • Développement de nouvelles voies de transit énergétique vers l’UE
  • Bon niveau de qualification de la main d’œuvre

POINTS FAIBLES

  • Diversification économique insuffisante
  • Risque de conflit armé avec l’Arménie
  • Problèmes de gouvernance et niveau élevé de corruption

Appréciation du risque

Reprise très modérée après une année 2016 marquée par la première récession du pays depuis vingt ans

Le secteur des hydrocarbures (40 % du PIB), en particulier celui du gaz, favorisé par une légère reprise des prix sur le marché mondial, tirera l’économie de l’Azerbaïdjan en 2017. A l’exception des projets d’infrastructures déjà lancés (construction de gazoducs notamment), les investissements publics devraient être revus à la baisse compte tenu des contraintes budgétaires. L’activité des services (25 % du PIB) et de la construction (10 % du PIB), fortement soutenue par les dépenses de l’Etat au cours des dernières années, devrait en souffrir. La forte hausse des taux d’intérêt intervenue en 2016 (3 % en février à 15% en septembre) et la faiblesse du secteur bancaire, limitant les crédits, pèsera sur les investissements privés.

La contribution des exportations devrait rester faible, les prix ainsi que la production des hydrocarbures progressant peu. La consommation des ménages ne devrait pas être beaucoup plus dynamique en 2017 qu’en 2016 en raison de la politique de maîtrise des dépenses annoncée par le gouvernement. Par ailleurs, la hausse des prix devrait demeurer élevée, alimentée par la dépréciation persistance du manat face au dollar.

 

Amélioration des finances publiques et des comptes extérieurs

Le projet de budget 2017 prévoit une baisse pour la quatrième année consécutive des transferts provenant du fonds souverain (SOFAZ), réduisant ainsi les recettes du budget. Les revenus fiscaux devraient également rester peu élevés compte tenu du manque de dynamisme de la croissance. Ceux provenant du secteur des hydrocarbures (plus de 50 % du total) devraient en revanche légèrement augmenter à la faveur d’une hausse, même modeste, des cours.

Le gouvernement a annoncé une forte réduction de ses dépenses après une hausse en 2016 qui n’a pas eu l’effet escompté pour soutenir la croissance. Les investissements en capital devraient être revus à la baisse et les hausses de salaires et dépenses sociales accordées en 2016 ne seront pas reconduites.

L’Azerbaïdjan pourrait éviter un nouveau déficit des comptes courants en 2017 compte tenu de la légère hausse des cours des hydrocarbures (95 % du total des exportations). En revanche, les volumes exportés devraient peu progresser, la production pétrolière ayant atteint un pic et la hausse de celle de gaz n’étant pas attendue avant 2018, lors du lancement de la deuxième phase du projet Shah Deniz. Les importations devraient croître faiblement, en raison de la modération de la demande et des investissements publics.

Après avoir perdu environ 50 % de sa valeur face au dollar en 2015, l’affaiblissement du cours du manat s’est poursuivie en 2016, mais nettement plus modérément (-6% entre janvier et début novembre 2016). Le manque de devises, lié à la faiblesse des recettes d’exportation contraintes par le bas prix des hydrocarbures pourrait perdurer, impliquant la persistance des pressions à la baisse du cours de change. La volonté du gouvernement de préserver ses réserves de change, dont le montant a été divisé par trois entre début 2015 et fin 2016, pourrait conduire à une nouvelle dévaluation en 2017

Les actifs du SOFAZ (de l’ordre de 34 milliards d’USD, soit 50  % du PIB en octobre 2016) et des réserves qui demeurent somme toute satisfaisantes (4 mois d’importations), limitent les risques de crise de liquidité du pays. En revanche, le secteur bancaire, fortement dollarisé (plus de 80% des dépôts), y est exposé. Une nouvelle dépréciation fragiliserait encore le bilan des établissements dont l’accès aux devises est en outre limité par la banque centrale.

 

Stabilité politique qui n’exclut pas les tensions sociales

Le président I. Aliyev (55 ans), au pouvoir depuis 2003 et réélu en 2013, devrait rester à la tête du pays au moins jusqu’en 2020. Le résultat du référendum organisé en septembre 2016 (80 % de votes favorables) lui permet en effet d’amender la Constitution et d’étendre son mandat de 5 à 7 ans. Son parti (Parti du Nouvel Azerbaïdjan - NAP) continuera aussi à dominer la scène politique, en l’absence d’opposition.

Si le gouvernement est, jusqu’à présent, parvenu à maintenir une certaine stabilité sociale et politique grâce à d’importantes ressources pétrolières, l’accroissement des inégalités et le ralentissement économique accentuent le mécontentement de la population. Les risques de répression et la faiblesse de l’opposition limitent toutefois les mouvements de protestation.

Malgré quelques progrès, les performances en matière de gouvernance restent globalement moins bonnes que celles d’autres pays de la CEI, en particulier en termes de lutte contre la corruption (167ème rang selon le classement Banque Mondiale, le Kazakhstan occupant le 158ème).

Enfin, le risque d’instabilité politique régionale demeure élevé en raison des tensions avec l’Arménie concernant le statut du Haut-Karabakh, comme en témoigne la reprise, début avril 2016, du conflit armé. Aucun scénario de résolution du conflit ne semble pouvoir être envisagé à court terme.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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