Etudes économiques
Bahrein

Bahrein

Population 1,5 million
PIB par habitant 25483 $US
C
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 3,8 1,8 2,0 2,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,4 2,1 1,4 2,8
Solde public / PIB (%) -14,2 -11,9 -8,0 -8,1
Solde courant / PIB (%) -4,5 -5,9 -4,3 -4,4
Dette publique / PIB (%) 88,2 94,7 101,7 106,9

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Ressources en hydrocarbures
  • Secteur bancaire développé avec importantes réserves en fonds propres
  • Soutien financier des pays du CCG
  • Diversification économique la plus poussée de toute la région

POINTS FAIBLES

  • Déséquilibres budgétaires et extérieurs persistants
  • Dépendance à l’égard des entrées de capitaux étrangers
  • Dépendance des recettes budgétaires et des recettes d’exportation aux ventes d’hydrocarbures
  • Impasse politique : un risque pour la croissance économique

Appréciation du risque

La faiblesse des prix du pétrole restreint la croissance

Avec la baisse des prix du pétrole au lendemain de 2014, les déséquilibres économiques de Bahreïn se sont aggravés. Bien que l’activité économique ait récemment commencé à montrer une certaine stabilité, on ne s’attend pas à ce qu’elle enregistre des taux de croissance élevés comme par le passé. En effet, d’importants déficits extérieurs et publics obligent le gouvernement à mettre en œuvre des mesures d’austérité budgétaire, qui pèsent à leur tour sur la consommation privée (près de 40 % du PIB). Toutefois, cette dernière devrait continuer sa progression. Les mesures d’austérité réduiront également la contribution de la consommation publique à la croissance. D’autre part, grâce aux fonds fournis par les pays du CCG (en 2018, l’Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis se sont engagés à verser 10 milliards USD à Bahreïn dans le cadre d’un plan de sauvetage pour aider le pays à surmonter une éventuelle crise liée à sa dette), les investissements devraient se renforcer grâce aux projets d’infrastructure. Les projets de construction en cours, tels que la construction d’une nouvelle aérogare de 1,1 milliard USD à l’aéroport international de Bahreïn, un projet d’expansion de raffinerie de 5 milliards USD de la Bahrain Petroleum Company (Bapco) et le projet d’expansion de la ligne 6 de Aluminum Bahrain (Alba), devraient aider le secteur de la construction. Ce dernier devrait stimuler la production d’aluminium de Bahreïn, susceptible d’augmenter d’environ 20 % en 2020.

 

Une consolidation difficile en raison de la baisse des prix du pétrole qui pèse sur les comptes publics et extérieurs

Selon les estimations du FMI, le prix du baril de pétrole nécessaire à l’équilibre budgétaire de Bahreïn est estimé à environ 92 USD en 2020. Avec des prix du pétrole oscillant entre 60 et 65 USD le baril, les recettes budgétaires de Bahreïn seront ainsi réduites – les hydrocarbures représentant environ 60 % de leur total – son déficit persistera et sa dette continuera d’augmenter. D’autre part, le pays continuera de bénéficier d’une réduction des coûts de ses emprunts grâce à la mise en œuvre d’un programme d’assainissement budgétaire et grâce à l’aide de 10 milliards USD sur cinq ans promise en 2018 par l’Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis. Par conséquent, les efforts du gouvernement pour diversifier ses ressources (introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée de 5 %, augmentation prévue des redevances perçues lors de l’embauche de personnel étranger, etc) vont se poursuivre. Bahreïn a enregistré des déficits de sa balance courante depuis le krach pétrolier de 2014. Comme les recettes pétrolières représentent plus de la moitié du total de ses recettes d’exportation, le pays restera exposé à la volatilité des prix du pétrole. La balance extérieure du pays devrait rester déficitaire en raison de la baisse des prix du pétrole et du ralentissement de la croissance économique dans le monde et dans les pays voisins du Golfe, qui pèse sur les exportations de services du Bahreïn. Les besoins actuels de refinancement de la dette extérieure de Bahreïn d’ici 2022 sont estimés à environ 16 milliards USD. Si l’on y ajoute le besoin de financement provenant du déficit budgétaire, ainsi que la défense de l’ancrage du dinar au dollar, le pays devra retourner sur les marchés financiers ou vers ses voisins du Golfe pour trouver les fonds nécessaires. Les réserves de change couvrent moins d’un mois d’importations.

 

Des défis politiques croissants

Bien que l’on s’attende à ce que la famille dirigeante reste au pouvoir et conserve le soutien des alliés de Bahreïn dans la région du Golfe, les troubles sociaux continueront à représenter un risque pour le pays. La communauté musulmane chiite, qui forme la majorité de la population, se plaint d’un taux de chômage élevé, d’une représentation limitée au Parlement et de difficultés d’accès aux emplois publics. Comme peu de problèmes ont été résolus depuis la crise politique d’il y a dix ans, les tensions entre le gouvernement dominé par les sunnites et l’opposition chiite restent fortes. L’introduction de mesures d’austérité dans le cadre du programme d’équilibre budgétaire (régime de retraite volontaire, réduction des subventions pour l’électricité et l’eau) est difficile à mettre en œuvre car elle peut irriter davantage l’opposition et augmenter le risque de troubles sociaux. Par conséquent, on s’attend à une introduction plus graduelle des réformes. D’autre part, l’introduction en 2018 d’une nouvelle loi sur les faillites est une mesure positive pour l’amélioration de l’environnement commercial de Bahreïn.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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