Etudes économiques
Belize

Belize

Population 0,4 Million
PIB par habitant 4 862 $USD
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

Principaux indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 1,4 3,0 2,0 -12,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,1 0,3 0,4 1,0
Solde public * / PIB (%) -3,9 -0,3 -0,4 -0,8
Solde courant / PIB (%) -7,7 -7,9 -6,1 -6,5
Dette publique / PIB (%) 93,3 93,6 94,2 91,8

(e): Estimation. (p): Prévision. *Dons inclus, année fiscal d’avril 2020 à mars 2021

POINTS FORTS

  • Potentiel touristique
  • Industrie touristique très compétitive par rapport à ses pairs régionaux
  • Soutien des prêteurs internationaux

POINTS FAIBLES

  • Mauvaise santé budgétaire
  • Exportations non diversifiées
  • Secteur manufacturier peu développé
  • Secteur agricole exposé aux événements climatiques
  • Criminalité

APPRéciation du risque

Le moindre dynamisme des principaux partenaires commerciaux pèsera sur la croissance

En 2020, la croissance devrait encore ralentir, après un premier coup de frein en 2019. Compte tenu de l’importance des exportations agricoles et touristiques, l'activité sera affectée par la plus faible croissance des principaux partenaires. Avec 70 % de touristes en provenance des États-Unis, l'augmentation du nombre de vols entre les deux le pays, depuis le début 2019, ne devrait pas compenser les effets du ralentissement de l'activité aux États-Unis. Le tourisme devrait néanmoins continuer à attirer les investissements directs étrangers, notamment dans les infrastructures, suite à l'installation de grandes chaînes hôtelières. Sur le plan agricole, le secteur devrait connaître un rebond, majoritairement lié à un effet de base après la sécheresse prolongée en 2019 qui a fortement affecté les récoltes (maïs, canne à sucre). Toutefois son ampleur devrait être limitée par la moindre activité aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, principales destinations des exportations du secteur. La construction devrait bénéficier du développement des infrastructures inclus dans le plan budgétaire 2019/2020 (plan Capital III). La consommation publique devrait rester modérée, limitée par les efforts de consolidation budgétaire. La consommation privée bénéficiera du faible niveau d'inflation, favorisé par l'ancrage du dollar bélizien au dollar américain. Le taux de chômage en hausse, 9,4 % fin 2018, et les hausses d’impôts limiteront cependant sa croissance.

 

Une lourde dette publique et une position extérieure fragile

Malgré un ratio recettes/PIB plus élevé que la norme régionale, le Belize continue d'avoir un niveau significatif de dette publique, à hauteur de 94 % du PIB fin 2018. Un accord avec des créanciers privés extérieurs en mars 2017 a permis la restructuration d'obligations souveraines d'une valeur de 526 millions USD, afin de réduire le service de la dette. Dans le cadre de l'accord, le gouvernement s'est engagé à maintenir un excédent primaire d'au moins 2 % au cours des trois années suivantes. Cet objectif a été atteint en 2018/2019, mais en 2019/2020 l’excédent devrait être plus faible que prévu, étant donné l’activité économique plus faible qu’attendue et les dépenses liées aux salaires et aux infrastructures en augmentation.. À l’approche des élections de novembre 2020, l’augmentation des contributions pour les retraites mise en place en juillet 2019 pourrait être insuffisante pour atteindre l’objectif d’équilibre de 4 % de surplus primaire à moyen terme. Dans ce contexte, pour financer son plan d'infrastructures, le gouvernement compte sur l'aide des partenaires internationaux de développement (Groupe de la Banque Mondiale, Banque interaméricaine de développement et Banque de développement des Caraïbes), ainsi que sur la participation de Taïwan aux projets routiers. Ainsi, la dette publique extérieure représentait 66 % du total fin 2018).

Parallèlement à cette mauvaise santé budgétaire, le pays est également confronté à de forts déséquilibres extérieurs, liés à l’important déficit de 20 % du PIB pour les biens, dû, en grande partie, à la faiblesse du secteur manufacturier. La fin de la livraison de pétrole bon marché par PetroCaribe depuis le début de la crise au Venezuela pèse sur cette balance commerciale, déjà sous pression avec des exportations agricoles (sucre de canne, agrumes) très exposées aux risques climatiques et donc volatiles. Ce déficit n'est pas entièrement compensé par l'excédent des services, principalement dû aux activités touristiques. En conséquence, la balance courante reste déficitaire et l'écart devrait se creuser en 2020 dans un contexte de moindre dynamisme des exportations agricoles et touristiques. Ce déficit ne sera pas entièrement financé par les investissements directs étrangers qui ralentissent, mettant sous pression des réserves de change déjà faibles. L’indemnisation payée fin 2017 pour compenser la nationalisation de Belize Telemedia Limited, à la suite d'une décision de justice, a en effet épuisé les réserves. Ces dernières représentaient 3,6 mois d'importations à la fin 2018.

 

Un peu d’air avant de nouveaux développements

Après avoir annoncé qu'il quittait son poste avant la fin de son mandat pour des raisons de santé, le Premier ministre Dean Barrow a finalement annulé sa décision. En conséquence, les luttes de pouvoir au sein de son parti, le Parti démocrate unifié, se sont relâchées, mais il est probable qu'elles reprendront à l'approche des élections de novembre 2020. En effet, la Constitution interdit à M. Barrow de se présenter pour un quatrième mandat. La lutte contre le trafic de drogue et les réformes fiscales resteront probablement les priorités du gouvernement jusqu'aux élections. L’amélioration de l’environnement des affaires restera aussi l’un des principaux défis, un processus amorcé avec l’adoption d’une nouvelle loi pour favoriser un niveau adéquat de substance économique pour les entreprises payant leurs impôts dans le pays et ainsi se conformer aux exigences de transparence fiscale de l’Union européenne.

Sur le plan international, le principal sujet reste le différend frontalier avec le Guatemala qui revendique la moitié du territoire du Belize. En mai 2019, 55 % des Béliziens ont voté en faveur du recours à la Cour internationale de justice (CIJ) pour régler le différend, après l'approbation d'un tel règlement par le Guatemala lors d'un référendum en 2018. Ces votes ont permis aux deux pays de s'engager dans un processus de réconciliation.

 

Mis à jour: Février 2020

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