Etudes économiques
Bénin

Bénin

Population 10,8 millions
PIB par habitant 780 $US
B
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 6,4 2,1 4,0 5,2
Inflation (moyenne annuelle) -1,0 0,3 0,6 2,2
Solde budgétaire / PIB (%) -2,3 -7,5 -4,2 -4,3
Solde courant / PIB (%) -8,7 -10,5 -10,0 -11,8
Dette publique / PIB (%) 30,9 39,3 42,5 43,9

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importante production pétrolière
  • Lancement de la production de gaz naturel liquéfié
  • Potentiel économique considérable : diamant, cuir, fer, or, agriculture, ressources hydrauliques
  • Soutien international

POINTS FAIBLES

  • Base d’exportation étroite et volatile (dépendance aux fluctuations du cours du coton)
  • Fourniture en électricité erratique
  • Lacunes en matière de gouvernance
  • Impact sur l’activité et les recettes fiscales des décisions de politique économique prises par le Nigéria (33 fois le PIB du Bénin)
  • Menace terroriste (Boko Haram) provenant du Nigéria voisin

Appréciation du risque

 

Une croissance soutenue par la production agricole

Après le tassement observé en 2016, la croissance devrait remonter en 2017. Cela devrait découler de la sortie de récession du Nigéria et d’une reprise de la production agricole liée à la fin du phénomène climatique El Niño. La production de coton, qui domine l’important secteur primaire, devrait se redresser par la suite, du fait de l’amélioration des conditions climatiques et d’un rebond attendu des cours. Cette activité devrait bénéficier également de la politique de diversification et de modernisation mise en œuvre dans le cadre du plan stratégique de relance. L’industrie manufacturière devrait également progresser en phase avec la production agricole et l’entrée en activité de nouvelles usines de transformation de produits vivriers. Le secteur tertiaire devrait, quant à lui, profiter des investissements visant la modernisation du port de Cotonou, stimulant les activités portuaires et commerciales.

Les projets d’investissement public devraient se poursuivre et favoriser l’implication du secteur privé grâce à des partenariats public-privé. L’objectif est d’enrayer la pauvreté, qui s’est aggravée depuis 2011 selon une enquête de 2015 sur les ménages, notamment à travers des projets phares dans les transports, l’énergie, les aménagements hydroagricoles et touristiques et la santé. Dans le but de rendre la croissance plus inclusive, ces programmes prévoient un volet infrastructures visant le désenclavement des régions les plus reculées notamment grâce à la réalisation d’un chemin de fer reliant Cotonou à Niamey.

L’inflation devrait augmenter en 2017, tout en restant modérée, sous l’effet de la hausse de la demande intérieure et des prix des différents produits d’importation (carburants, produits alimentaires).

 

D’importants déficits jumeaux

Le gouvernement a trouvé à sa prise de fonction, en avril 2016, une situation budgétaire sensiblement détériorée, du fait de projets hors budget coûteux conclus par l’administration précédente fin 2015-début 2016. Le nouveau gouvernement a entamé des discussions avec le FMI en vue d’un éventuel programme triennal et fait adopter par l’Assemblée nationale, fin juin, un projet de loi de finances rectificative pour 2016 (baisse de 8 % des dépenses par rapport à la loi de finance initiale). Il a également été en mesure de suspendre la grande majorité des projets hors budget, ceux-ci n’ayant pas encore été mis en œuvre. Dès lors, le déficit budgétaire resterait stable en 2017. Par ailleurs, le gouvernement prépare un plan d’investissement à moyen terme et a lancé des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et la gestion des finances publiques.

Le déficit courant se creuserait en 2017, sous l’impulsion d’une détérioration de la balance commerciale. En effet, les importations enregistreraient un accroissement en raison de la hausse de la facture pétrolière et des produits alimentaires conjuguée à un volume toujours important d’importations de biens d’équipement. La progression des remises des travailleurs expatriés et de l’aide devrait entrainer une progression de l’excédent de la balance des transferts, limitant l’impact de la hausse des achats de services de transport. Le déficit courant est principalement financé par des emprunts concessionnels et par un flux d’IDE lié à l’activité des partenariats public-privé en matière d'infrastructures.

 

Une nouvelle alternance démocratique

Soutenu par l’opposition, l’homme d’affaires Patrice Talon a largement remporté le second tour de l’élection présidentielle (20 mars 2016) face à Lionel Zinsou, Premier ministre et candidat du président sortant. Il s’agit de la quatrième alternance démocratique dans ce pays depuis 1991.

Cette victoire est intervenue dans un contexte de montée du mécontentement populaire liée à l’absence de progrès social et à une série de scandales de corruption. Sur le plan institutionnel, l’une des mesures phares qu’il souhaite faire adopter est le mandat présidentiel unique. Ainsi, les Béninois seraient une nouvelle fois appelés aux urnes prochainement pour se prononcer pour ou contre une révision de la constitution allant dans ce sens.

L’environnement des affaires reste marqué par la corruption, le clientélisme, les pesanteurs administratives et la faiblesse de la réglementation. Malgré quelques avancées en matière de création d’entreprise, le rapport Doing Business de la Banque mondiale classe le pays en 153ème position sur 190 pays.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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