Etudes économiques
Bénin

Bénin

Population 11,1 millions
PIB par habitant 771 $US
B
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 2,1 4,0 5,0 5,6
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,3 -0,8 0,5 2,0
Solde public / PIB (%) -8,0 -6,2 -7,9 -6,0
Solde courant / PIB (%) -7,6 -7,3 -7,2 -6,9
Dette publique / PIB (%) 42,4 49,5 54,3 54,4

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Une des démocraties les plus stables d’Afrique
  • Important soutien financier des bailleurs (APD, PPTE, IADM)
  • Position stratégique (accès à la mer pour les pays de l’hinterland)

POINTS FAIBLES

  • Forte pauvreté
  • Base d’exportation étroite et volatile (dépendance aux fluctuations du cours du coton)
  • Fourniture en électricité erratique
  • Lacunes en matière de gouvernance
  • Impact sur l’activité et les recettes fiscales des décisions de politique économique prises par le Nigéria
  • Menace terroriste (Boko Haram) provenant du Nigéria voisin

Appréciation du risque

Poursuite de la trajectoire favorable de la croissance

La croissance devrait maintenir sa trajectoire ascendante en 2018, en raison de la reprise modérée de l’activité au Nigéria et de meilleures performances agricoles. En particulier la production de coton, en l’absence de choc climatique majeur, devrait progresser, de même que le prix du coton. La croissance serait également soutenue par l’investissement public et privé, notamment dans le cadre du plan d’action du gouvernement « le Bénin révélé » de près de 15 milliards USD sur cinq ans (2016-2021) soit 170 % du PIB, dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, du tourisme et de l’agriculture. La nouvelle loi adoptée sur les Partenariats Public Privé stimulerait la participation du secteur privé. En vue d’accroître l’inclusivité de la croissance et d’enrayer la pauvreté, le gouvernement devrait poursuivre le désenclavement des régions les plus reculées notamment grâce à la réalisation d’un chemin de fer reliant Cotonou à Niamey, qui favoriserait aussi les activités du port de Cotonou (près de 60 % du PIB). L’évolution de la consommation privée resterait globalement dynamique, alors que l’inflation devrait se maintenir en 2018 sous le seuil des 3 % fixé par l’UEMOA, sous l’effet de la hausse graduelle de la demande intérieure et des prix des différents produits d’importation (carburants, produits alimentaires).

 

Redressement progressif des déficits courant et budgétaire

Alors que les politiques expansionnistes ont considérablement grevé le déficit et la dette ces dernières années, le gouvernement devrait adopter un ton plus restrictif en 2018, via un certain nombre de réformes visant à rationaliser les dépenses et à moderniser l’administration fiscale et douanière. En outre, l’approbation en avril 2017 d’un accord de trois ans de 151 Millions USD par le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit devrait faciliter les réformes et redonner ainsi de la confiance aux investisseurs.

Le déficit courant devrait persister, mais se réduirait en 2018, à la faveur d’une amélioration de la balance commerciale. Les exportations (44 % composées de coton) devraient augmenter significativement grâce à l’accroissement de la production cotonnière conjuguée à une demande externe plus dynamique, notamment régionale grâce au Tarif Extérieur Commun. Les importations devraient rester relativement dynamiques, toujours en raison du volume important d’importations de biens d’équipement et de la demande interne. La place du commerce informel demeure prédominante, le commerce de transit et de réexportation avec le Nigéria représentant 20 % du PIB. Les remises des travailleurs expatriés (dont presque la moitié provient du Nigéria) et de l’aide devraient entrainer une progression de l’excédent de la balance des transferts Le déficit courant est principalement financé par des emprunts concessionnels et par les flux d’IDE liés à l’activité des partenariats public-privé en matière d’infrastructures.

 

Une volonté de réforme du président qui se heurte au mécontentement populaire

L’homme d’affaires Patrice Talon a remporté les élections présidentielles en mars 2016. Celui-ci affiche un programme ambitieux de réformes visant notamment à redonner de la confiance aux investisseurs, en donnant en particulier la priorité à l’amélioration de l’environnement des affaires, marqué par la corruption, le clientélisme, les pesanteurs administratives et la faiblesse de la réglementation.

En effet, malgré quelques avancées en matière de création d’entreprise et de règlement de l’insolvabilité, le rapport Doing Business de la Banque mondiale classe le pays en 155e position sur 190 pays (153e en 2016). Néanmoins les progrès sont lents et sa popularité auprès de la population s’effrite, dans un contexte de montée du mécontentement populaire liée à l’absence de progrès social. En outre la non adoption du mandat présidentiel unique, pourtant soutenue par le Président Talon, pourrait le conduire à se représenter aux prochaines élections en 2021, alors même que celui-ci avait annoncé qu’il ne le ferait pas. Néanmoins, la nouvelle coalition formée en mai 2017 et composée de 59 députés réunis dans le BMP (Bloc de la majorité parlementaire) soutient désormais le président, ce qui pourrait potentiellement faire progresser plus rapidement les réformes.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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