Etudes économiques
Cambodge

Cambodge

Population 15,8 millions
PIB par habitant 1278 $US
C
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 7,2 7,0 6,9 7,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,2 3,0 2,9 3,1
Solde public / PIB (%) -1,5 -1,7 -3,6 -3,6
Solde courant / PIB (%) -9,3 -8,8 -8,8 -8,5
Dette publique / PIB (%) 32,5 33,7 35,1 34,3

 

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Industrie textile dynamique et secteur touristique au fort potentiel
  • Réserves en hydrocarbures offshore (pétrole et gaz)
  • Soutien financier des bailleurs bilatéraux et multilatéraux
  • Intégration dans un ensemble régionale dynamique (ASEAN)
  • Population jeune

POINTS FAIBLES

  • Part importante de l’agriculture dans le PIB et vulnérabilité aux aléas climatiques
  • Sous-développement des réseaux électriques et de transport
  • Manque de main d’œuvre qualifiée
  • Dépendance aux financements concessionnels en raison de la faiblesse des ressources budgétaires
  • Lacunes importantes en termes de gouvernance
  • Niveau de pauvreté encore élevé, faibles dépenses de santé et d’éducation
  • Dépendance croissante à la construction, aux exportations de vêtements et au tourisme

Appréciation du risque

La croissance devrait rester dynamique en 2018

La croissance devrait conserver un rythme soutenu en 2018. L’économie cambodgienne devrait continuer à profiter d’une demande interne dynamique favorisée par une inflation modérée, une croissance rapide des salaires (tant dans le secteur privé que public) et une hausse des dépenses publiques. La consommation privée, qui représente 75% du PIB, devrait bénéficier de la hausse du revenu disponible des ménages, même si le secteur agricole, qui emploie les deux tiers de la population active, devrait toujours souffrir de la faiblesse du prix des matières premières agricoles. Les investissements publics seraient principalement orientés vers l’éducation, la formation professionnelle, l’agriculture et les infrastructures. Par ailleurs, les exportations de produits textiles, principalement constituées de vêtements et de chaussures, continueraient à profiter de l’intégration croissante du pays à la chaîne de valeur régionale, ainsi que de la reprise modérée du commerce mondial. Le secteur de la construction profite de l’essor du marché immobilier et du développement des infrastructures touristiques. En effet, le développement du tourisme, notamment en provenance d’Asie, est rapide. Les investissements directs étrangers devraient rester élevés, notamment dans le secteur du textile, en dépit des hausses régulières de salaires et de la concurrence avec les pays voisins (Bangladesh et Myanmar en particulier).

Des déficits conséquents, générant une dépendance aux financements extérieurs

En 2018, la balance courante du pays restera fortement déficitaire. Le déficit commercial resterait massif (17% du PIB), mais se réduirait en raison du dynamisme des exportations lié à une demande mondiale plus ferme, même si la valeur des importations de biens d’équipement et de produits pétroliers resterait importante. Le développement du tourisme permettrait de conserver une balance des services excédentaire. En outre, le niveau élevé de l’aide internationale et les transferts de revenus des travailleurs expatriés compenseront les rapatriements de dividendes des sociétés étrangères, prépondérantes dans le secteur du textile. Les IDE sont en progression constante, notamment en provenance de la Chine et du Japon, et permettent de financer le déficit courant. Les réserves devraient, ainsi, continuer à progresser pour atteindre près de 8 mois d’importations.

S’agissant des comptes publics, le déficit budgétaire devrait se creuser légèrement du fait de l’accroissement des dépenses, non compensées par la hausse des recettes liée au dynamisme de l’économie. Le gouvernement a mis en place une politique de consolidation budgétaire visant à améliorer la collecte des impôts. Dans ce contexte, la dette publique resterait stable. Néanmoins, les finances publiques resteront fortement dépendantes des financements extérieurs (en partie concessionnels), principalement en provenance de Chine, de Russie et des Etats-Unis.

Par ailleurs, la croissance du crédit est rapide et le secteur bancaire reste fragile en raison d’une supervision lacunaire et d’une concentration des risques dans l’immobilier. Dans le même temps, l’économie est très dollarisée avec des dépôts presque exclusivement en devises, laissant peu de place au rial, la monnaie locale dont la parité est très contrôlée. Ainsi, les banques sont fortement exposées au risque de change.

 

Aucun changement après les élections

Après les élections législatives de juillet 2018, le Parti populaire cambodgien (CPP), dirigé par le Premier ministre Hun Sen (Premier ministre depuis 1998), a regagné tous les sièges au Parlement. Ces élections ont été vivement critiquées par les pays occidentaux, ces derniers dénonçant les atteintes aux principes démocratiques au cours du processus électoral. Avant les élections, le gouvernement avait dissous le Parti national de sauvetage du Cambodge (CNRP), son principal parti d'opposition, interdit 118 de ses membres de la vie politique pendant 5 ans et emprisonné son chef (Kem Sokha) pour trahison. Depuis 2015, la plupart des médias critiques à l'égard du gouvernement ont été fermés et de nombreux opposants ont été emprisonnés.

Le climat des affaires est encore marqué par un manque de transparence et des niveaux élevés de corruption. Les fragilités politiques et sociales empêchent l'économie de croître plus rapidement, tandis que les investissements resteront limités par les insuffisances des infrastructures du pays, notamment en matière d'énergie, ainsi que par les déficiences du système éducatif.

 

Dernière mise à jour : October 2018

Haut de page
  • Français