Etudes économiques
Cap-Vert

Cap-Vert

Population 0,6 millions
PIB par habitant 3579 $US
B
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 3,7 5,1 5,2 5,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,8 1,3 1,3 1,5
Solde public * / PIB (%) -3,0 -2,8 -2,2 -1,7
Solde courant ** / PIB (%) -6,6 -4,5 -4,4 -4,2
Dette publique / PIB (%) 127,2 124,5 123,5 118,9

(e) : Estimation. (p) : Prévision. *Dons inclus. **Coopération internationale incluse

POINTS FORTS

  • Essor de l’activité touristique
  • Réserves halieutiques
  • Services bancaires et de télécommunications performants
  • Institutions politiques stables
  • Accord de coopération de change avec le Portugal, garantissant convertibilité et parité fixe avec l’euro, et une facilité de crédit

POINTS FAIBLES

  • Dette publique très élevée
  • Infrastructures de mauvaise qualité, manque d’entretien
  • Produits alimentaires et énergétiques intégralement importés
  • Dépendance aux chocs externes, à l’aide internationale, à la diaspora et au tourisme
  • Exposition au changement climatique et au risque volcanique, sismique et cyclonique

Appréciation du risque

Une croissance dynamique

En 2020, la croissance capverdienne conservera un rythme soutenu, portée par la vigueur du tourisme (environ 25 % du PIB). Véritable moteur de l’économie, le secteur est en pleine expansion, comme l’illustrent la progression constante du nombre de touristes et la dynamique des investissements privés, ces derniers étant favorisés par la politique monétaire accommodante actuellement en vigueur. La construction d’un terminal de croisière sur l’île de São Vicente, qui débutera en 2020, en est un bon exemple. De manière générale, le secteur de la construction continuera sur sa lancée, grâce aux nouveaux hôtels qui se bâtissent et à la volonté des autorités de développer le tourisme en dehors des deux îles les plus visitées : Sal et Boa Vista. Par ailleurs, la concession du transport maritime inter-îles à des acteurs privés, accordée par le gouvernement en 2019, permettra d’améliorer les connexions au sein de l’archipel. En revanche, l’investissement public reculera, avec la consolidation budgétaire opérée par le gouvernement. L’agriculture devrait poursuivre sa reprise après une longue période de sécheresse. Première source de biens exportés, la pêche contribuera également à la croissance. La vigueur de l’activité a permis de faire baisser le chômage ces dernières années (11,5 % en 2020), contribuant ainsi au dynamisme de la consommation privée. De plus, l’inflation restera modérée, en raison du prix du pétrole relativement bas et de la faible croissance des prix en zone euro, origine de la majorité des importations.

 

Poursuite de la consolidation budgétaire

La maîtrise de la dette, notamment de sa part externe (75 %), reste la priorité du gouvernement et justifie la poursuite de la politique budgétaire restrictive. En ce sens, le gouvernement a décidé de réformer les trois entreprises d’État les plus déficitaires : redéfinition du programme de logement social de la société immobilière (IFH) fin 2018, privatisation de la compagnie aérienne (TACV) en mars 2019 et de la compagnie des eaux et de l'électricité (Electra) courant 2020. Les recettes augmenteront grâce à une collecte fiscale plus efficace, notamment de la TVA et de l’impôt sur le revenu. En parallèle, la croissance des dépenses restera limitée, avec la maîtrise de la masse salariale. Cette consolidation budgétaire devrait permettre au gouvernement de dégager un surplus primaire (excluant les intérêts de la dette, qui pesaient 2,8 % du PIB en 2019) de 1,0 %, renforçant ainsi la trajectoire de réduction de la dette publique. Bien que le risque de défaut soit réel, il demeure néanmoins maîtrisé, la dette étant essentiellement composée de prêts concessionnels, à long terme et majoritairement libellés en euro.

Concernant les comptes extérieurs, le déficit courant devrait se réduire légèrement en 2020. Il est engendré par un déficit commercial massif (36 % du PIB), conséquence de la dépendance de l’archipel en produits alimentaires et manufacturés. Ce déficit commercial pourrait d’ailleurs s’accroître, en raison d’une augmentation des importations de biens de consommation et de biens d’équipement nécessaires aux projets de construction. Cependant, la croissance des recettes touristiques et des transferts des expatriés (10 % du PIB) devrait contrebalancer cette dégradation. La progression des IDE (6 % du PIB en 2019) et les prêts multilatéraux concessionnels financeront le déficit courant. En l’absence de pression sur les prix et sur le taux de change, les autorités monétaires prévoient de conserver une politique accommodante et parviendront à maintenir la parité fixe entre l’euro et l’escudo capverdien, disposant de réserves de change confortables (cinq mois d’importation en 2019).

 

Une démocratie installée

Le Cap-Vert figure parmi les pays les mieux classés d’Afrique sub-saharienne selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale, notamment en matière de lutte contre la corruption. Il possède aussi un des meilleurs climats des affaires de la région, mais pâtit toujours du manque d’infrastructure, électrique en particulier, et de l’absence de réglementation régissant l’insolvabilité, en conséquence de quoi il occupe la 137e place sur 190 pays au classement Doing Business.

Le Movimiento para la Democracia (MPD) a remporté la majorité absolue aux élections législatives de mars 2016 et son candidat, Jorge Carlos Fonseca, a été reconduit à la tête du pays pour un second mandat aux élections présidentielles d’octobre 2016. Le gouvernement a pour objectif de continuer à accompagner le développement de l’archipel, tout en réalisant les économies nécessaires à la réduction de l’endettement public, ce qui est susceptible d’affecter sa popularité. Néanmoins, la baisse du chômage et l’augmentation des revenus, induites par une croissance robuste, devraient limiter les sources d’opposition populaire. Le gouvernement s’attachera à remplir les objectifs du Plan stratégique de développement durable (2017/2021), parmi lesquels le développement du transport aérien et maritime, la diversification de l’économie ou encore l’amélioration de l’accès aux services publics de base (santé, éducation, logement, eau et électricité).

En ce qui concerne sa politique extérieure, le pays demeure très lié à l’Europe occidentale, source importante de touristes et d’IDE. Il continuera également d’entretenir ses liens avec la Chine, dont les investissements sur le territoire sont en constante augmentation et devraient se concentrer dans le secteur du tourisme, des infrastructures, ainsi que dans la construction d’une zone économique spéciale.

 

Dernière mise à jour : Févfrier 2020

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