Etudes économiques
Congo

Congo

Population 4,3 millions
PIB par habitant 2005 $US
C
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) -2,8 -3,1 2,0 3,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,6 0,5 1,6 1,8
Solde public / PIB (%) -19,4 -7,6 7,1 7,9
Solde courant / PIB (%) -54,1 -13,1 4,2 5,4
Dette publique / PIB (%) 98,7 117,9 102,1 98,3

 

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes (pétrole, minerai de fer, potassium, phosphates, bois) et potentiel agricole
  • Potentiel de diversification de l’économie avec l’ouverture de zones franches

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard du pétrole et de la Chine
  • Manque d’infrastructures, réduction insuffisante de la pauvreté
  • Environnement des affaires pénalisant et faible gouvernance
  • Manque de transparence sur le niveau de sa dette et incertitudes quant au paiement des intérêts

Appréciation du risque

Une reprise qui se consolide grâce au secteur pétrolier

Après deux années de récession, l’économie congolaise a renoué avec la croissance en 2018. La hausse du prix du pétrole, couplée à une augmentation de la production, a favorisé un rebond du PIB pétrolier. Dans le même temps, la croissance du secteur non pétrolier est restée faible. Ce dernier, a fortement été pénalisé par la crise des finances publiques qui a suivi le choc pétrolier de 2014/15. Les difficultés de financement rencontrées par les entreprises publiques et les arriérés auprès des entreprises chinoises notamment, ont conduit à abandon de plusieurs projets. Malgré une conjoncture pétrolière favorable en 2019, les efforts de consolidation budgétaire devraient peser sur l’investissement et la consommation. La croissance hors pétrole devrait rester modérée, mais cette modération serait compensée par la hausse du PIB Pétrolier. La production d’hydrocarbure croîtrait en 2019, portée par la montée en régime des champs offshore de Nene Marine (exploité par Eni, une multinationale pétrolière et gazière italienne) et de Moho (géré par le groupe français Total) faisant de la République du Congo le troisième plus important producteur pétrolier d’Afrique subsaharienne. Alors que le gouvernement s’apprête à lancer en 2019 un nouvel appel d’offres pour les licences d’exploration en eaux profondes, l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région du Pool et la conclusion d’un accord avec FMI en 2019 devraient favoriser un retour des investisseurs étrangers, malgré un environnement des affaires toujours difficile. Enfin, l’inflation devrait rester relativement stable en 2019, toujours en deçà de la cible des 3 % de la BEAC (Banque des États d’Afrique centrale).

Malgré l’amélioration des comptes publics, la dette reste non-viable

La hausse du prix du pétrole a conduit à une nette amélioration des finances publiques en 2018 permettant aux autorités de dégager un excédent budgétaire. Ce dernier devrait se maintenir en 2019, malgré la hausse des dépenses publiques prévue par la loi de finance. La situation financière du pays n’en demeure pas moins critique. Entre 2014 et 2016, le Congo, qui s’était lancé dans un important programme d’investissements en infrastructures, a maintenu un niveau élevé de dépenses publiques, malgré la forte baisse de ses revenus. L’accumulation de déficits qui s’est ensuivie a conduit à une augmentation significative du ratio d’endettement. Après le défaut temporaire sur des Eurobonds en juillet 2017, l’agence de notation Standards and Poor’s a révélé en septembre de la même année l’existence d’une dette cachée liée à d'importants arriérés auprès des sociétés de trading suisses Glencore et Trafigura, une dette que le FMI a dû réintégrer dans ses estimations et qui, après réévaluation, a fait passer le ratio d’endettement de 77 % à 110 %. Outre les sociétés de trading, l’État congolais est engagé dans un litige avec l’entreprise de construction Commisimpex qui lui réclame 1,1 milliard USD (16 % du PIB) pour des travaux d’infrastructures non-payés. Pour le moment, la Cour d’appel de Paris a invalidé la saisie des comptes de la mission diplomatique congolaise en France, mais a confirmé la saisie de créances dues par des entreprises françaises actives dans le pays en faveur du plaignant. La Chine qui reste le premier créancier du Congo (40 % de la dette), continue, malgré le scandale de la dette cachée, de soutenir le pays dans ses négociations avec le FMI. En 2017, l’État congolais a sollicité l’institution pour une aide sur trois ans, mais le fond a conditionné son appui à une restructuration de la dette publique et à un accord préalable avec les créanciers privés. Une année de négociations a été nécessaire pour déboucher sur un accord technique qui impliquerait également une aide complémentaire de la France de 135 millions d'euros.

La hausse des recettes pétrolières qui représente 75 % des exportations a permis de dégager un excédent du compte courant qui devrait se maintenir en 2019, mais le pays reste vulnérable à tout retournement de la conjoncture pétrolière.

Apaisement des tensions dans le Pool

L’accord de paix signé entre les miliciens Ninjas Nsiloulous du pasteur Ntumi et le gouvernement congolais en décembre 2017 a permis de désamorcer l’escalade de violence dans la région du Pool située au sud de Brazzaville. Les rebelles avaient pris les armes en avril 2016, contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso. Les affrontements entre les milices armées et les forces congolaises avaient conduit en novembre 2016 à l’arrêt de la liaison ferroviaire entre Brazzaville et Pointe Noire, perturbant une partie de l’économie du pays. Même si l’accord de paix semble respecté et le désarmement des milices se poursuit, la situation de la population reste précaire : 138 000 personnes sont en situation humanitaire difficile. Malgré les contestations dans le Pool, le président Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis 1997, est sorti renforcé des élections présidentielles de 2016 et législatives de juillet 2017. Son parti (Parti congolais du travail) reste majoritaire à l’Assemblée, face à une opposition encore fragmentée, malgré les tractations pour s’unir dans l’optique des élections de 2021. La crise des finances publiques qui a généré d’importants retards de salaire pour les fonctionnaires continue de nourrir un climat social très tendu.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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