Etudes économiques
Corée du Sud

Corée du Sud

Population 51,6 millions
PIB par habitant 33 320 $US
A3
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 2,7 2,7 1,8 -0,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,9 1,5 0,5 1,0
Solde public / PIB (%) 2,8 2,5 0,0 -1,5
Solde courant / PIB (%) 4,6 4,5 3,5 3,5
Dette publique / PIB (%) 37,6 37,9 40,1 43,5

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Base industrielle diversifiée
  • Leader de l’électronique haut de gamme
  • Dépenses privées et publiques élevées en R&D
  • Bon système d’éducation
  • IED diversifiés en Asie

POINTS FAIBLES

  • Concurrence de la Chine (sidérurgie, construction navale, électronique)
  • Niveau élevé d’endettement des ménages
  • Vieillissement de la population
  • Taux de chômage élevé chez les jeunes
  • Importateur net de produits de base
  • Surreprésentation des chaebols (conglomérats industriels) dans l’économie
  • Proximité de la Corée du Nord

Appréciation du risque

Une croissance portée par les dépenses publiques

La croissance restera atone en 2020. L’essentiel de la hausse proviendra du soutien budgétaire, la contribution des exportations nettes s’améliorant progressivement grâce à un effet de base positif au second semestre. La demande extérieure devrait stagner malgré l’annonce de l’accord commercial partiel en décembre 2019 entre les États-Unis et la Chine. La Corée du Sud reste exposée à un ralentissement en Chine – son principal partenaire commercial – via les maillons de la chaîne logistique. C’est particulièrement vrai pour les semi-conducteurs et les écrans, les plus grosses exportations de la Corée du Sud en valeur. Les exportations de semi-conducteurs ont souffert d’une baisse des prix de - 25 % en glissement annuel au cours des neuf premiers mois de 2019. Une certaine amélioration est possible au quatrième trimestre, dans l’attente des développements liés au lancement du réseau 5G en Corée du Sud. Les conglomérats industriels (chaebols) continueront de subir des pressions sur le plan de la rentabilité, ce qui entraînera un ralentissement des investissements privés dans les technologies de l’information et des communications, l’automobile et l’électronique. Les investissements dans le secteur de la construction resteront particulièrement faibles, sous l’effet de restrictions plus strictes à l’égard des prêts bancaires visant à contrôler les prix de l’immobilier. Néanmoins, une nouvelle année de politique budgétaire expansionniste devrait stimuler l’investissement public et compenser le recul de l’investissement privé. La consommation intérieure diminuera au cours des prochains trimestres, sous l’effet de l’endettement élevé des ménages et de la morosité du marché du travail, caractérisé par un chômage élevé des jeunes (environ 10 %). L’inflation se rapprochera probablement de la cible de 2,00 % fixée par la Banque de Corée (BOK) en 2020, et ce en raison de la hausse des prix alimentaires. Cela signifie que la BOK pourrait mettre en œuvre une réduction supplémentaire de 25 points de base des taux d’intérêt au cours du premier trimestre 2020, mais qu’elle marquera un temps d’arrêt pour le reste de l’année. C’est donc au ministère des Finances qu’il incombera de stimuler l’économie en annonçant des mesures de relance budgétaire plus énergiques, ce qui entraînera un déficit budgétaire.

 

Premier déficit budgétaire et excédent des comptes courants stable

Le déficit budgétaire se creusera en raison d’une politique budgétaire plus expansionniste. Étant donné que l’augmentation du salaire minimum de 2,9 % en 2019 n’a guère contribué à stimuler l’activité ou l’emploi, le budget 2020 se concentrera plutôt sur les investissements dans les infrastructures et les dépenses publiques en recherche et développement. L’impôt sur les sociétés reste l’un des plus élevés de l’OCDE (environ 30 %), ce qui contribue à l’augmentation des recettes fiscales. En outre, le gouvernement s’apprête à vendre des bons du Trésor pour un montant net de 60,2 mille milliards de KRW afin de financer le déficit, qui serait le plus important jamais enregistré. Malgré l’augmentation des emprunts publics, la dette publique de la Corée du Sud est modérée, parmi les plus faibles des économies à revenu élevé et inférieure à la moyenne de l’OCDE (elle est détenue à 85 % par des nationaux). La dette extérieure, qui représente 25 % du PIB, reste également faible. Au contraire, l’endettement des ménages a continué d’augmenter en 2019, atteignant 93 % du PIB ou 161 % du revenu disponible. C’est l’un des plus élevés au monde et une source de préoccupation permanente.

La balance courante restera excédentaire grâce à un excédent commercial important, en 2020. La croissance des exportations devrait être légèrement inférieure à celle des importations, en raison de l’aggravation des problèmes liés à la guerre commerciale. La stabilisation des relations avec la Chine devrait contribuer à l’augmentation du nombre de touristes, après une chute brutale en 2017. Les réserves de change resteront à un niveau confortable, mais une combinaison de la dépréciation du KRW et d’un excédent plus faible des comptes courants limitera toute perspective d’amélioration. Les décideurs politiques ne devraient pas être trop préoccupés par une dépréciation modérée du taux de change, car l’économie sud-coréenne n’a pas de déficit de financement et un Won plus faible profite au secteur des exportations.

 

Moon n’a plus le vent en poupe

Le président Moon Jae-in a assuré la victoire du Parti démocrate lors des élections de 2017. Son programme était initialement axé sur l’amélioration du PIB par des mesures visant à stimuler les salaires et l’emploi public, tout en réduisant l’influence des chaebols. Toutefois, ces politiques n’ont eu que des effets limités sur la réduction des facteurs défavorables existants, ce qui a conduit à un changement de position en faveur des chaebol, mal accueilli par son électorat. De plus, un scandale politique ayant entraîné la démission du ministre de la Justice Cho Kuk a contribué au déclin de Moon dans les sondages, baissant jusqu’à 39 % selon un sondage Gallup. La volonté du président Moon d’engager un dialogue stratégique avec Pyongyang a également eu des résultats mitigés. La Corée du Nord menace de se retirer d’un accord conclu en 2018 pour dénucléariser la péninsule, tandis que les essais de missiles balistiques ont repris fin 2019. Le Parti démocrate risque de perdre des voix lors des élections législatives d’avril 2020. Enfin, un différend commercial en cours avec le Japon au sujet de la décision de la Corée du Sud d’imposer au Japon le versement de réparations pour les crimes de la Seconde Guerre mondiale constitue une menace persistante, car les entreprises coréennes dépendent du Japon pour 90 % de leur demande en importations de technologies clés.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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