Etudes économiques
Djibouti

Djibouti

Population 0,9 millions
PIB par habitant 1 788 $US
C
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 6,0 6,5 6,5 7,0
Inflation (moyenne annuelle) 2,9 2,1 3,0 3,5
Solde budgétaire / PIB (%) -10,5 -6,7 -5,8 -5,8
Solde courant / PIB (%) -25,6 -16,0 -14,0 -12,8
Dette publique / PIB (%) 52,5 65,7 78,7 79,0

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Processus de modernisation des infrastructures
  • Emergence du pays en tant que plateforme commerciale et logistique régionale
  • Afflux d’importants investissements directs étrangers  
  • Position géostratégique à l’entrée de la Mer Rouge et soutien de la communauté internationale

POINTS FAIBLES

  • Risque élevé de surendettement
  • Dépendance croissante à l’égard de l’Ethiopie et de la Chine
  • Pauvreté et chômage endémiques
  • Environnement des affaires difficile

Appréciation du risque

L’investissement stimule la croissance

Le programme d’infrastructures continuerait de soutenir la croissance. La ligne de chemin de fer reliant Djibouti à Addis-Abeba, en cours de finalisation, serait opérationnelle en 2017. De même, le port de Doraleh (expansion de celui de Djibouti) serait inauguré en 2017. Le projet d’oléoduc entre le pays et l’Ethiopie serait aussi en voie d’avancement, dans la mesure où un premier montant d’investissement a été décidé en septembre 2016 par une entreprise américaine. Suite à un accord conclu entre la Chine et Djibouti en janvier 2016, la création future de laDjibouti Silk Road Station, zone franche financée par des investissements chinois faisant écho au projetOne Belt One Road, pourrait renforcer la position commerciale de Djibouti à moyen terme. D’autres projets, dont certains sont à l’étude, portent sur la construction d’une canalisation d’eau potable, avec l’Ethiopie, et celle d’aéroports, d’un parc éolien, d’une centrale d’énergie solaire avec l’Allemagne et d’une centrale géothermique, avec la Chine. Par ailleurs, la Chine étant la principale source de financement des projets d’investissements publics récents, le financement de certains projets reste conditionné au rythme de l’activité économique chinoise. Le pays reste néanmoins confronté à d’importants défis de développement. En dépit d’une croissance solide, l’extrême pauvreté affectait encore une partie de la population et le chômage 22 % de la population active en 2015. Les créations d’emplois ont surtout bénéficié aux travailleurs expatriés, la main d’œuvre locale étant insuffisamment qualifiée. L’économie informelle recouvre un segment important de l’activité. En outre, l’agriculture demeure un secteur atrophié, du fait de la dureté du climat. La dépendance de l’économie à l’égard des activités portuaires reste forte, étant donné que plus de 80 % du trafic portuaire provient de l’Ethiopie, qui est dépourvue de façade maritime. Aussi, la détérioration du climat économique et sécuritaire au sein des principaux partenaires économique de Djibouti (Yémen, Somalie et Ethiopie) présenterait des risques à court terme pour l’activité commerciale du pays. En outre, de plus en plus de personnes fuient le conflit au Yémen pour se réfugier à Djibouti.

L’inflation devrait remonter légèrement à mesure que les dépenses d’investissement alimenteront la demande de logements et de services de base mais rester modérée du fait de la force du franc de Djibouti, ancré au dollar dans le cadre d’un système de caisse d’émission.  

 

Les dépenses publiques exercent de fortes pressions sur le budget et le solde courant

La poussée des dépenses publiques et l’étroitesse de l’assiette fiscale se traduisent par un déficit budgétaire structurel. Il en est de même pour le déficit courant, qui n’a cessé de se creuser en raison de la montée en flèche des importations de biens d’équipement, et ce malgré l’augmentation régulière des exportations, constituées pour l’essentiel de services portuaires. Un début de tassement des importations de biens d’équipement, en lien avec l’achèvement de certains projets et le dynamisme continu des exportations de services permettraient de réduire très légèrement le déficit courant en 2017.

Les investissements publics financés par des emprunts non concessionnels auprès de la Chine (60 % du PIB en 2016) ont aggravé les facteurs de vulnérabilité de la dette. Dans ce contexte, le fardeau de la dette serait de plus en plus lourd à porter, soulevant des inquiétudes quant à sa soutenabilité.

 

Le président et son parti tiennent les rênes du pouvoir d’une main ferme, Djibouti demeure un important maillon de la lutte contre le terrorisme et la piraterie

Sur le plan interne, le président Ismaël Omar Guelleh, réélu pour cinq ans après les élections d’avril 2016, dirige le pays d’une main ferme depuis 1999. En effet, l’opposition semble faible, du fait de son morcellement et de la répression dont elle fait l’objet. Toutefois, l’implication du chef de l’Etat dans des affaires de corruption est de nature à ternir son image, notamment à l’étranger. Du reste l’environnement des affaires reste difficile (coûts de production élevés, faible exécution des contrats, lourdeur bureaucratique, faible accès au crédit).

Cela ne devrait toutefois pas remettre en cause le soutien accordé au pays par les puissances occidentales du fait de sa position stratégique dans la région. Djibouti devrait demeurer la capitale régionale de la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime compte tenu de sa proximité avec la Somalie, le Yémen et le Golfe d’Aden. Le pays accueille des bases militaires occidentales (notamment, états-unienne et française) et asiatiques. La Chine prévoit, en effet, d’établir une base militaire navale en 2017. En réponse à cela, le Japon, disposant aussi d’une base à Djibouti, souhaite y étendre sa présence militaire, afin de faire contrepoids à l’influence chinoise dans le pays. Les gouvernements japonais et djiboutien sont en phase de négociation quant à la location d’un terrain supplémentaire, qui pourrait se concrétiser en 2017. L’Arabie Saoudite est en discussion avec le gouvernement pour s’implanter militairement à Djibouti.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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