Etudes économiques
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Population 16,279 millions
PIB par habitant 6196 $US
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Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,0 0,2 -2,0 -1,6
Inflation (moyenne annuelle) 3,6 4 1,7 0,3
Solde budgétaire / PIB (%) * -5,2 -5,2 -6,6 -2,1
Solde courant / PIB (%) -0,5 -2,1 1,3 1,4
Dette publique / PIB (%) 19,7 22,6 29,2 31,5

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Important potentiel minier, pétrolier, gazier
  • Potentiel touristique (flore, faune, patrimoine)
  • Diversité climatique permettant de nombreuses cultures 
  • Richesses marines : 1er exportateur de crevettes 

POINTS FAIBLES

  • Economie peu diversifiée, dépendante du pétrole
  • Infrastructures insuffisantes et faible qualification de la main d’œuvre
  • Historique de défaut souverain
  • Faiblesse des investissements privés nationaux et étrangers
  • Interventionnisme étatique
  • Crédit onéreux et encore peu développé 

Appréciation du risque

La récession devrait s’atténuer

L’économie équatorienne, traditionnellement soutenue par la dépense publique alimentée par les revenus du pétrole, devrait rester en récession en 2017. La dollarisation de l’économie en 2000 a favorisé la stabilité macroéconomique, mais la chute des prix du pétrole dès 2014 et l’appréciation du dollar à partir de 2015 ont exacerbé les fragilités du pays (dépendance au pétrole, faible compétitivité, inefficacité et cherté des services publics, rigidité du marché du travail). En 2017, les exportations pétrolières devraient augmenter, mais seront restreintes par l’accord de l’OPEP de limitation de la production ; les importations devraient progresser modestement, reflétant le faible dynamisme de la consommation et de l’investissement.

La consommation des ménages devrait rester atone, affectée par le gel des salaires, l’augmentation de certains impôts, la hausse de la pauvreté et du sous-emploi (seulement 38,5% de la population active était à temps complet en mars 2017). Sur la période 2017-2018, l’inflation devrait rester limitée, grâce à un dollar fort et à la faible demande nationale.

L’investissement public devrait rester anémique. Le gouvernement tente de maitriser davantage le déficit budgétaire afin d’éviter que la charge de la dette ne s’alourdisse, et devrait favoriser les dépenses sociales politiquement importantes plutôt que les dépenses en capital. Le cadre juridique instable et l’appréciation du dollar face aux autres monnaies de la région réduit par ailleurs l’intérêt de l’investisseur privé.

 

Un déficit public qui se réduit, mais une dette à surveiller

Le nouveau président Lenin Moreno a hérité d’une dette publique croissante, alourdie par le creusement du déficit lié à la chute des recettes pétrolières et les nécessaires reconstructions après le tremblement de terre de 2016. Les dépenses publiques devraient augmenter de 5% entre 2016 et 2017, et les recettes fiscales de 8,9%. Deux tendances s’opposent : d’un côté, la diminution des dépenses d’infrastructures, notamment de reconstruction, et la hausse graduelle des recettes pétrolières vont vers une amélioration des comptes publics ; de l’autre, les promesses de campagne de Lenin Moreno augmenteront les dépenses publiques (nouveaux programmes de logement, augmentation des faibles retraites…), si elles sont mises en place. La dette publique ne dépasse pas la limite constitutionnelle des 40% du PIB grâce à une révision méthodologique.

 

Fragile excédent courant

Malgré la baisse du prix du pétrole, le pays a enregistré un excédent commercial de 1,6 milliards de dollars en 2016. La balance courante devrait rester excédentaire en 2017, du fait de la faiblesse persistante des importations. La balance des services restera déficitaire, les coûts du fret et des services pétroliers payés à des compagnies étrangères excédant les recettes touristiques. De même pour la balance des revenus, qui est affectée par les sorties significatives de capitaux liées aux investissements étrangers et à la dette.

Le compte de capital sera notamment soutenu par les financements bilatéraux chinois (par exemple, crédit de 2 milliards de dollars après le tremblement de terre), mais les investissements directs étrangers entrants resteront relativement faibles.

           

Stabilité politique malgré le changement de président

Lenin Moreno a été élu président le 2 avril 2017 avec 51,1% des voix et pris ses fonctions le 24 mai, succédant à Rafael Correa, qui ne pouvait se représenter, les deux hommes appartenant au même parti, Alianza Pais. L’influence du président sortant devrait persister, avec des personnalités de son entourage à des postes importants dans le système législatif. Les divisions internes au parti et sur la scène politique nationale risquent de rendre la gouvernance de Lenin Moreno complexe.

Sur le plan extérieur, les Etats-Unis sont et resteront le premier partenaire commercial du pays, même si l’accord bilatéral sur les investissements entre les deux pays, comme ceux  avec les pays de l’Union européenne et certains pays asiatiques, ont été jugés anticonstitutionnels par l’Assemblée nationale, nécessitant leur renégociation. Cela s’inscrit dans la continuité de la présidence de Rafael Correa, qui souhaitait favoriser les investissements étrangers pour diversifier l’économie nationale encore très dépendante du secteur pétrolier. 

 

Dernière mise à jour : Juin 2017 

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