Etudes économiques
Ghana

Ghana

Population 28,3 millions
PIB par habitant 1 663 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 3,4 8,1 6,3 6,6
Inflation (moyenne annuelle, %) 17,5 12,4 9,8 10,5
Solde public / PIB (%) -7,2 -4,8 -3,7 -4,3
Solde courant / PIB (%) -5,2 -3,5 -3,2 -3,1
Dette publique / PIB (%) 56,9 55,6 57,1 56,8

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minières (or), agricoles (cacao), pétrolières et gazières
  • Démocratie installée
  • Environnement des affaires attractif, favorable aux IDE
  • Soutien financier international

POINTS FAIBLES

  • Lacunes en matière d’infrastructures (énergie, transport)
  • Dépendance aux cours des matières premières (or, pétrole, cacao)
  • Fragilité du secteur bancaire

Appréciation du risque

Une croissance robuste, malgré les contraintes du secteur bancaire

Alors que l’effet ponctuel de la mise en service des champs d’hydrocarbures (TEN et Sankofa) s’est estompé en 2018, la croissance est restée robuste et devrait le rester en 2019. Le secteur des hydrocarbures devrait continuer à porter la croissance avec, notamment, la hausse de production attendue aux champs pétroliers de Jubilee et de TEN (Tweneboa, Enyenra, Ntomme). Outre la contribution des hydrocarbures, les exportations devraient également bénéficier de l’ouverture de la première raffinerie d’or du pays, prévue pour la mi-2019. Les industries manufacturières devraient également contribuer à la croissance, soutenues par l’effort public dans le cadre du programme One District, One Factory et l’amélioration de l’approvisionnement en électricité. Le secteur de la construction devrait aussi participer à la croissance du secteur secondaire, grâce à l’augmentation de l’investissement public dans les infrastructures, notamment dans le réseau de transport. Si l’agriculture devrait continuer à croître, les difficultés de la filière cacao sont susceptibles de perdurer, alors que les prix internationaux de l’or brun restent relativement bas et que la lutte contre le virus de la pousse de cacao gonflée devrait se poursuivre. En outre, les activités forestières contribueront aussi à la croissance du secteur primaire. La consommation domestique, bénéficiant de l’augmentation du salaire minimum, devrait continuer à alimenter la croissance des services : les TIC, le commerce, mais aussi l’éducation et la santé devraient, ainsi, rester dynamiques. Néanmoins, l’inflation, flirtant avec le haut de la fourchette cible de la Banque du Ghana (entre 6 % et 10 %), pourrait éroder la contribution de ces secteurs dépendants de la consommation. De plus, alors que les prêts non performants restent importants, la fragilité du secteur bancaire local devrait continuer de tirer la croissance des services vers le bas.

 

De la consolidation budgétaire à la discipline budgétaire

En 2019, le déficit budgétaire devrait se creuser, en lien avec les paiements des intérêts de la dette. Les autorités devraient, néanmoins, tenter de préserver l’excédent primaire. Après les importants efforts pour réduire la dépense dans le cadre du programme FMI achevé fin 2018, celle-ci devrait suivre la hausse des recettes. Les efforts visant à contenir la masse salariale, qui absorbe près de la moitié des recettes fiscales, devraient être poursuivis, afin d’augmenter les ressources allouées aux dépenses d’investissement en capital. Côté recette, les mesures visant à élargir la base d’imposition devraient être privilégiées, en automatisant les procédures fiscales. Surtout, les autorités devraient réformer le régime d’exemptions d’impôts. Le déficit sera principalement financé par les émissions d’obligations sur les marchés internationaux de capitaux, les prêts projets et l’endettement auprès du secteur bancaire local. L’excédent primaire et la forte croissance devraient néanmoins permettre de réduire le ratio de dette sur PIB. Toutefois, la trajectoire de la dette restera soumise à la vulnérabilité des entreprises publiques du secteur de l’énergie et des banques, qui ont déjà contraint les autorités à reprendre de la dette en 2018. En outre, si le niveau de la dette apparaît à un niveau moins inquiétant à la faveur d’un rebasage du PIB, celle-ci reste à un niveau relativement élevé.

En 2019, le déficit courant devrait légèrement se réduire grâce à l’évolution de la balance commerciale. L’excédent de celle-ci devrait progresser, malgré une probable hausse des importations de biens d’équipement, à la faveur de l’augmentation des exportations, particulièrement de pétrole et de gaz. Les transferts d’expatriés apporteront également une contribution positive au solde courant. Toutefois, les services techniques liés à l’exploitation de ces ressources continueront de peser sur la balance des services. Les rapatriements de profits par les sociétés étrangères et les intérêts sur la dette entretiendront le déficit des revenus. Les IDE et les prêts extérieurs permettront de financer le déficit courant et d’accumuler des réserves de change, suffisantes pour couvrir entre trois et quatre mois d’importations. Malgré le soutien apporté par les recettes en devises du secteur pétrolier et gazier, le cédi, sous pression en 2018 à cause des cessions de devises, consécutives au resserrement de la politique monétaire américaine, et des difficultés du secteur bancaire, pourrait continuer à se déprécier.

 

Un environnement politique stable, malgré les fortes rivalités

Élu en décembre 2016, le président Nana Akufo-Addo et son Nouveau parti patriotique (NPP) ont succédé à John Mahama et au Congrès national démocratique (NDC). L’alternance politique paisible, malgré les rivalités, parfois féroces, entre les deux principaux partis, a ainsi confirmé la crédibilité démocratique et la stabilité politique du pays. Malgré les taux de croissance élevés, ce seront les progrès en matière de réduction de la pauvreté et de lutte contre la corruption, deux thèmes centraux de la campagne du NPP et du président Akufo-Addo, qui seront scrutés par les populations, alors que, déjà, se profilent les élections (novembre 2020). En face, élu à la tête du NDC en novembre 2018, Samuel Ofosu-Ampofo aura la charge de (re)structurer son parti pour l’emmener vers la victoire lors de ces élections.

L’environnement des affaires reste relativement favorable par rapport à ses pairs régionaux, malgré la persistance du déficit d’infrastructures et de lourdeurs administratives. Le pays progresse de six rangs à la 114e place (sur 190 pays) dans le classement Doing Business 2019, bénéficiant notamment des mesures pour faciliter l’obtention d’un permis de construire. Toutefois, le coût des procédures d’insolvabilité et le peu de recours possibles pour les créanciers restent des faiblesses majeures.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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