Etudes économiques
Ghana

Ghana

Population 27,6 millions
PIB par habitant 1 551 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 3,9 3,6 7,3 6,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 17,2 17,5 12,3 9,8
Solde public / PIB (%) -6,9 -8,7 -6,3 -5,4
Solde courant/ PIB (%) -7,7 -6,7 -6,1 -5,4
Dette publique / PIB (%) 72,2 72,5 70,5 68,1

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minières (or), agricoles (cacao), pétrolières et gazières
  • Démocratie installée
  • Environnement des affaires attractif, favorable aux IDE
  • Soutien financier international

POINTS FAIBLES

  • Niveau élevé de l’endettement public
  • Lacunes en matière d’infrastructures (énergie, transport)
  • Dépendance aux cours des matières premières (or, pétrole, cacao)
  • Fragilité des banques publiques qui affecte l’ensemble du secteur bancaire

Appréciation du risque

Les hydrocarbures, moteurs du rebond de la croissance

Après avoir enregistré un solide rebond en 2017 grâce au secteur des hydrocarbures, la croissance devrait se consolider en 2018. La montée en puissance de la production des champs d’hydrocarbures de TEN (pétrole) et de Sankofa (gaz), mis en ligne, respectivement, en août 2016 et mai 2017, portera encore la croissance. L’exploitation du champ pétrolier de Jubilee, contrainte par de nombreux incidents techniques en 2016, devrait commencer à tirer les bénéfices des travaux de développement entrepris en 2017. Par ailleurs, bien que toujours entravée par la faible croissance du crédit et la consolidation budgétaire, la croissance hors hydrocarbures devrait progressivement retrouver de l’allant. La politique monétaire accommodante de la Banque du Ghana et le déclin des pressions inflationnistes soutiendront la consommation des ménages, ainsi que les services (télécommunications, services financiers). En outre, les améliorations observées dans l’approvisionnement en électricité devraient soutenir le secteur industriel. En revanche, compte tenu des contraintes budgétaires, il sera difficile de mettre en œuvre les près de 200 projets sélectionnés pour 2018 dans le cadre du programme d’industrialisation One District, One Factory,notamment dans l’agro-industrie. Bien qu’en hausse, l’investissement privé ne devrait pas privilégier ces activités, alors que les perspectives pour le secteur primaire demeurent mitigées. En particulier, le déclin des prix du cacao et de la qualité des fèves ghanéennes, continueront à peser sur le secteur de l’agriculture.

Malgré les récents assouplissements opérés par la Banque Centrale, la politique monétaire encore relativement restrictive devrait soutenir le mouvement de désinflation en 2018. La hausse de la demande domestique devrait néanmoins maintenir l’inflation dans le haut de la fourchette cible d’inflation de la Banque du Ghana (entre 6 % et 10 %).

 

Les déficits jumeaux en retraite

En 2018, les efforts de consolidation budgétaire engagés par le gouvernement suite au dérapage budgétaire de 2016 devraient être poursuivis et, ainsi, permettre une nouvelle réduction du déficit. Les efforts continueront de se porter principalement sur la rationalisation des dépenses courantes, afin de préserver celles d’investissement en capital. Les réformes de l’administration fiscale doivent permettre d’élargir l’assiette fiscale. Les revenus issus de la manne pétrolière et gazière devraient augmenter progressivement et également contribuer à une hausse des recettes. Expirant initialement en avril 2018, le programme FEC d’assistance du FMI a été prolongé jusqu’en décembre 2018 et ses objectifs révisés. Le programme du FMI et l’ajustement budgétaire visent à la restauration d’un excédent primaire, afin de ramener sous contrôle la trajectoire de la dette. Les ratios de dette, et particulièrement de dette extérieure (environ 55 % du stock total de la dette), ont augmenté très rapidement depuis que le pays a bénéficié de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IAMD) en 2006. Le développement d’un marché des capitaux domestique doit notamment permettre de réduire le recours au financement extérieur.

La situation extérieure du pays devrait continuer à s’améliorer en 2018, grâce à la résorption progressive du déficit de la balance commerciale. La production d’hydrocarbures a, notamment, permis au Ghana de devenir exportateur net de pétrole en 2017 ; une tendance qui devrait se confirmer en 2018. En revanche, les services techniques pour les secteurs du pétrole et du gaz devraient creuser le déficit de la balance des services et les rapatriements de profits des sociétés étrangères celui des revenus. La contribution des transferts d’expatriés à la balance des transferts restera importante. Les flux d’IDE et de capitaux permettront encore de financer le déficit de la balance courante. Si les réserves de change, qui couvrent environ 3,5 mois d’importations, se reconstituent, le Ghana demeure encore vulnérable à un choc.

 

La démocratie favorise l’alternance politique

Vainqueur des élections générales en décembre 2016, le président Nana Akufo-Addo et son Nouveau parti patriotique (NPP) ont succédé au Congrès national démocratique (NDC) mené par l’ex-président John Mahama (2012-2016). L’alternance politique relativement paisible fin 2016 a notamment permis de confirmer la crédibilité démocratique du Ghana. La stabilité du pays n’est pas particulièrement menacée par la rivalité, parfois hostile, que se livrent les deux principaux partis. Après plusieurs années de ralentissement, les attentes de la population à l’égard du président Akufo-Addo demeurent élevées. En effet, érigés en priorité lors de la campagne, les objectifs de réduction de la pauvreté et d’aide sociale aux plus vulnérables seront désormais scrutés par la population.

Bien que le déficit d’infrastructures et certaines lourdeurs administratives entravent toujours le développement du secteur privé, le Ghana figure en bonne place en matière d’environnement des affaires et de gouvernance par rapport à ses concurrents de la région et de la sous-région. Ainsi, d’après le classement Doing Business 2018, le Ghana bénéficie toujours de l’environnement des affaires le plus favorable d’Afrique de l’Ouest, mais, en stagnation dans tous les domaines évalués, régresse de 12 places par rapport à l’édition 2017. Il voit ainsi l’écart avec ses concurrents ivoiriens et sénégalais se réduire.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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