Etudes économiques
Guyana

Guyana

Population 0,767 million
PIB par habitant 4124 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3,8 3,2 2,6 3,8
Inflation (moyenne annuelle) 1,0 -0,3 0,2 2,1
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -5,4 -1,2 -4,3 -5,0
Solde courant / PIB (%) -10,7 -5,7 -2,1 0,4
Dette publique / PIB (%) 51,2 48,2 48,4 50,6

 

(e) Estimations (p) Prévisions 
(1) hors dons

POINTS FORTS

  • Investissements publics significatifs dans les infrastructures et les télécommunications
  • Perspectives minières, hydroélectriques et agricoles attractives pour les investisseurs
  • Découverte de réserves d’hydrocarbures au large du Guyana
  • Membre de CARICOM (Caribbean Community and Common Market)

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’exploitation d’or, de bauxite, de sucre, de riz et de bois
  • Déficience des infrastructures, des transports, de l’éducation et de la santé
  • Sensibilité aux aléas climatiques
  • Dispute territoriale avec le Venezuela
  • Dépendance aux bailleurs  internationaux
  • Extension de l’économie informelle
  • Criminalité liée au trafic de drogues sur fond de pauvreté et de corruption

Appréciation du risque

Activité soutenue par la production aurifère

En 2016, l’activité du Guyana a de nouveau ralenti sous l’effet de la contraction de la production de riz, de sucre et de bétail et du déclin des secteurs de la construction et manufacturier. L’exploitation de deux nouvelles mines d’or qui ont débuté leur production fin 2015 a néanmoins permis de contribuer à la croissance de l’ordre de 1,7 points de PIB en 2016. L’évolution globale des prix de l’or a soutenu la hausse de production. En 2017, la production se stabiliserait à un niveau élevé et permettrait de soutenir une hausse de la croissance. La performance des autres secteurs, liées essentiellement au secteur agricole devrait rebondir grâce à des conditions climatiques plus favorables. La faible demande externe, dans un contexte de vives tensions avec le Venezuela limiteraient, en 2017, cette contribution du secteur agricole à la croissance. La mise en œuvre des projets dans le cadre du Programme d’Investissement dans le Secteur Public (PISP) devraient permettre de soutenir les secteurs de la construction et manufacturier. Le gouvernement poursuivra dans le cadre de ce programme son ambition d’améliorations des infrastructures de transports et de télécommunication et des projets d’énergie renouvelable.
Presque nulle en 2016, l’inflation remonterait lentement avec l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières. Le dynamisme des salaires des fonctionnaires devrait de plus participer au soutien de la demande intérieure.

 

Solde budgétaire déficitaire, solde courant excédentaire

En 2016, le gouvernement a infléchi la politique fiscale d’austérité de 2015, aggravant le déficit budgétaire. En 2017, le déficit devrait également se creuser avec la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du PISP. Le gouvernement prévoit ainsi près de 150 millions d’euros afin de réduire le déficit en infrastructures, auquel s’ajoutent des frais pour mettre en œuvre une série de projets dans les énergies renouvelables. Les dépenses de santé, d’éducation et de sécurité demeureront élevés. De plus, 41 millions d’euros seront de nouveau transféré à la société d’Etat de production de sucre GuySuCo portant le total injecté dans la société à plus de 145 millions d’euros depuis 2015. La hausse des dépenses ne serait pas compensée par les recettes qui resteraient stables. L’application de la TVA sur les factures d’eau et d’électricité constituerait un moyen de compenser sa baisse de deux points. Le gouvernement espère augmenter les recettes grâce à une meilleure collecte de l’impôt sur les sociétés (accompagné d’une baisse du taux d’imposition de base) et de l’impôt sur le revenu.
Excédentaire en 2016, le solde courant devrait rester en territoire positif en 2017. L’excédent courant devrait se modérer sous l’effet d’une hausse graduelle des cours du pétrole. Toutefois, la production aurifère et les prix de l’or continueraient de soutenir les exportations de biens. La perte des exportations de riz vers le Venezuela, serait ainsi largement compensée par la hausse des exportations d’or. La découverte en 2015 d’un gisement de pétrole offshore conséquent par Exxon Mobil pourrait à terme permettre de diminuer les importations de carburant qui constitue la principale contribution négative à la balance commerciale. La dépendance à l’égard des services étrangers maintiendra un déficit de la balance des services. L’excédent courant permettrait d’accroître les réserves brutes de change qui correspondent à environ 4 mois d’importations en 2016.

 

Tensions ravivées avec le Venezuela

Après plus de 20 ans au pouvoir, le parti People’s Progresive Party/Civic a cédé sa place à la coalition multi-ethnique menée par les partis A Partnership for National Unity et Alliance For Change lors des élections générales de 2015. Le parlement a ainsi nommé David Granger chef du gouvernement. En dépit d’une majorité d’un siège, David Granger apparaît dans une situation plus favorable pour gouverner le pays que le gouvernement de coalition de son prédécesseur. Elle restera cependant entravée par la persistance de la segmentation ethnique (indiens/africains) de la scène politique guyanienne. Les divisions semblent néanmoins s’apaiser après la tenue des élections locales en mars 2016, les premières depuis 22 ans. En dépit de quelques progrès, l’environnement des affaires guyaniens demeurent difficiles (124ème sur 190 pays dans le classement Doing Business 2017 de la Banque Mondiale).

En dépit d’une décision internationale fixant les frontières actuelles, le Venezuela a décidé unilatéralement en 2015 d’affirmer sa souveraineté sur près des deux tiers du territoire et des frontières maritimes du Guyana via la publication d’un décret officiel. Celui-ci est intervenu une semaine après l’annonce de la découverte du gisement pétrolier au large des côtes du Guyana, situé dans la zone contestée par le Venezuela et réveille une controverse de plus d’un siècle. Ban Ki-Moon, Secrétaire Général sortant de l'ONU, a ainsi octroyé un an supplémentaire aux deux pays pour trouver une solution. Sans progrès significatif d'ici fin 2017, l'affaire sera renvoyée devant la Cour de Justice Internationale (CJI), conformément au souhait du Guyana. Saluée par les deux pays, cette décision satisfait particulièrement le Guyana qui espère que la menace d’un renvoi devant la CJI mettra fin aux échecs de la médiation. Ce conflit a affecté directement le commerce entre les deux pays. Le Venezuela, encore sur le podium des destinations des exportations guyaniennes en 2013, a, par exemple, mis fin à l’accord d’importation de riz guyanien contre du pétrole à prix favorables dans le cadre de Petrocaribe.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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