Etudes économiques
Islande

Islande

Population 0,3 million
PIB par habitant 74 515 $US
A3
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 4,4 4,8 0,5 -4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,8 2,7 3,1 2,4
Solde public / PIB (%) 0,5 0,8 0,9 0,4
Solde courant / PIB (%) 3,8 2,8 4,4 2,0
Dette publique / PIB (%) 42,5 40,4 39,3 38,3

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Niveau de vie très élevé
  • Faibles inégalités dans la société
  • Énergie renouvelable abondante (géothermie, hydroélectricité)
  • Marché du travail flexible et très ouvert aux travailleurs immigrants

POINTS FAIBLES

  • Risque volcanique
  • Cadre réglementaire lourd pour les IED
  • Petite économie très ouverte: contrainte de la politique monétaire
  • Concentration de la production et des exportations (aluminium et produits de la mer)
  • Volatilité de l’activité liée à la dépendance à l’égard des flux touristiques entrants
  • Croissance des salaires supérieure à celle de la productivité

Appréciation du risque

Lumière au bout du tunnel

L’année 2019 s’est caractérisée par une faiblesse économique due à deux facteurs particuliers : l’une des deux grandes compagnies aériennes islandaises (WOW) est devenue insolvable en mars 2019 (avec environ 1 000 travailleurs, soit 0,5 % de la population active). En outre, au début de 2019, un quota zéro a été annoncé pour la pêche au capelan (qui représente environ 15 % de la production totale de poisson islandaise et 35 % de toutes les exportations de marchandises). Ces deux facteurs persisteront cette année, de sorte que seule une reprise progressive est attendue en 2020. La consommation sera déterminante et devrait reprendre dans une certaine mesure. En premier lieu, suite aux négociations salariales d’avril 2019, les employés ont obtenu une augmentation de 22 EUR de leur prime annuelle de décembre 2019, la portant à 672 EUR. En outre, les salariés au salaire minimum bénéficieront d’une augmentation d’environ 6 % en avril 2020, tandis que d’autres bénéficieront d’une augmentation de leur salaire mensuel comprise entre 130 et 175 euros. Deuxièmement, le gouvernement réduira l’impôt sur le revenu des personnes aux revenus les plus faibles après avoir diminué le taux de cotisation à la sécurité sociale de 6,6 à 6,35 %. Troisièmement, la banque centrale d’Islande a abaissé cinq fois le taux de dépôt à 3,0 % en 2019 et pourrait même le baisser davantage en 2020, ce qui devrait stimuler l’incitation à consommer. En outre, l’inflation devrait revenir au niveau de la cible de la banque centrale (autour de 2,5 % ), de sorte que le pouvoir d’achat augmentera. Les dépenses publiques augmenteront également modestement en 2020 grâce à des investissements supplémentaires (par exemple, dans les infrastructures et la construction). L’équipement des entreprises connaîtra probablement un effet de rebond après la baisse des effectifs en 2019. Dans le secteur du logement cependant, la demande privée a diminué après l’achèvement de plusieurs grands projets au cours des dernières années et le prix des logement a chuté rapidement en 2019. De plus, la demande émanant du secteur touristique (par exemple, Airbnb) a diminué après l’insolvabilité de WOW. L’exportation nette continuera de peser sur la croissance en 2020. Tout d’abord, le tourisme qui représente 40 % des recettes d’exportation et 10 % du PIB est peu susceptible de s’améliorer rapidement (au printemps 2019, le nombre de vols a chuté de 1/4 en un an). Aucune compagnie aérienne ne pourrait compenser les vols de WOW de façon ad hoc, d’autant plus qu’Icelandair doit faire face à l’immobilisation des Boeing 737 MAX. Ensuite, il est peu probable que le quota de pêche du capelan se relâche beaucoup en 2020. Cependant, un nombre plus élevé d’autres espèces pélagiques ont été trouvées en 2019 et pourraient contribuer aux exportations maritimes en 2020. Les exportations d’aluminium devraient demeurer faibles et ne peuvent soutenir les exportations nettes, alors qu’avec une dynamique de consommation plus élevée, les importations devraient encore augmenter en 2020.

 

Les excédents extérieur et budgétaire diminuent

En raison d’un effet spécial au T1 (vente à l’étranger des avions de WOW), l’excédent commercial (4 % du PIB) a persisté en 2019. Il devrait baisser en 2020, car le plus faible excédent de services lié au tourisme et aux transports (7,6 % en 2019) devrait à peine dépasser le déficit des biens, réduisant ainsi l’excédent du compte courant. Les comptes des revenus et des transferts ont globalement montré une nouvelle dynamique et, combinés, un petit excédent en 2019 (après deux ans de déficit) qui pourrait persister en 2020. Les envois de fonds des Islandais expatriés (0,4 %) continueront d’équilibrer ceux des travailleurs étrangers. Les revenus des investissements directs à l’étranger devraient encore surperformer les paiements aux investisseurs étrangers. Avec la nouvelle réduction des contrôles des capitaux, les nouveaux investissements directs et de portefeuille à l’étranger, tombés très bas, repartiraient grâce à l’activité des fonds de pension. À l’inverse, les nouveaux investissements étrangers resteront timides, malgré la libération des derniers actifs offshore en couronne. Les placements étrangers autres que les placements directs étaient soumis à une obligation spéciale de constitution de réserves auprès de la banque centrale. Cette exigence a été abaissée à 20 % en novembre 2018 et à 0 % en mars 2019.

L’excédent public diminuera considérablement en 2020 en raison de la politique plus accommodante. En plus des mesures sociales, le gouvernement se concentre sur les mesures environnementales, avec plus de financement pour les stations de rechargement, les infrastructures à faibles émissions et les incitations fiscales pour les voitures électriques.

 

Les tensions au sein de la coalition disparate s’accroissent

Depuis les dernières élections générales d’octobre 2017, la Première ministre Katrín Jakobsdóttir dirige une grande coalition composée du parti de l’indépendance de centre-droit (16 sièges), du mouvement gauche-Verts de Jakobsdóttir (11 sièges) et du parti progressiste agricole centriste (7 sièges). Bien que divergeant considérablement politiquement, la coalition s’est révélée assez solide sur des questions problématiques telles que le nouvel accord salarial ou l’adoption d’une nouvelle loi légalisant l’avortement dans les premières semaines de la grossesse. Néanmoins, les tensions augmenteront avec le ralentissement de l’économie et une nouvelle baisse du soutien aux partis de la coalition apparaissant dans les sondages. Par conséquent, il n’est pas certain que la Grande Coalition se maintiendra jusqu’aux prochaines élections prévues en principe en octobre 2021.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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