Etudes économiques
Israël

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Population 8,3 millions
PIB par habitant 35743 $US
A2
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3,2 2,5 4,0 3,2
Inflation (moyenne annuelle) 0,5 -0,1 -0,1 0,8
Solde budgétaire / PIB (%) -3,4 -3,1 -3,4 -3,9
Solde courant / PIB (%) 4,0 4,6 3,1 2,9
Dette publique / PIB (%) 66,0 64,0 65,8 67,6

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Industrie dominée par les produits de haute technologie.
  • Main d’œuvre hautement qualifiée.
  • Soutien politique et financier des Etats-Unis et de la diaspora.
  • Production de gaz naturel depuis mi 2013, provenant d’importantes réserves offshore.

POINTS FAIBLES

  • Fragmentation politique et coalitions gouvernementales fragiles.
  • Enlisement des négociations de paix entre Israël et les territoires Palestiniens.
  • Dette publique relativement élevée

Appréciation du risque

Une vive croissance profitant du dynamisme de la consommation privée

La forte accélération de l’activité observée en 2016 ne devrait pas se reproduire en 2017, compte tenu de la nature ponctuelle de certains facteurs de croissance. L’activité reste cependant soutenue par la consommation privée représentant environ 60 % du PIB et soumise à une dynamique positive : la demande des ménages serait favorisée par la baisse du taux de chômage, l’augmentation du taux de participation et par la hausse du salaire minimum, qui se poursuivraient jusqu’à la fin 2017. La contribution des exportations resterait modérée en 2017 étant donné les perspectives de croissance modeste aux Etats-Unis et en zone euro, la faible demande mondiale pour le diamant, ainsi que l’appréciation du shekel qui limite la compétitivité des exportations israéliennes, malgré la faible élasticité-prix des produits de haute technologie (50% des exportations manufacturières). L’investissement, représentant 19% du PIB israélien, poursuivrait sa reprise, profitant du maintien de taux très bas, après une longue période de sous-investissement, notamment de celui en biens d’équipement.

La déflation observée en 2016 est due à des facteurs externes, en particulier la chute des prix du pétrole. Aussi, le maintien d’une croissance vive en 2017 et la légère hausse du baril anticipée entraîneraient une remontée progressive du niveau général des prix.

 

Un solde public qui demeurerait déficitaire

Le déficit budgétaire devrait se creuser en 2017, notamment en lien avec l’augmentation des dépenses publiques dans les domaines du logement, de la santé et des transports. Le gouvernement de coalition entend traiter le problème des inégalités en augmentant les dépenses sociales. Les dépenses de sécurité demeureront importantes en 2017. Les recettes fiscales pourraient légèrement décliner du fait des réductions d’impôts prévues par le gouvernement. Ce dernier procéderait, ainsi, à des modestes baisses de l’impôt sur le revenu pour les ménages, afin d’encourager la consommation, et opérerait une baisse de deux points de l’impôt sur les sociétés (24 % en 2017, puis 23 % en 2018), afin d’attirer de nouveaux investissements, notamment dans le secteur des hautes technologies. Les recettes supplémentaires liées au surcroît d’activité devraient permettre de compenser partiellement ces réductions d’impôts. En dépit d’un niveau de dette relativement élevé, le risque souverain demeure limité pour Israël qui devrait être en mesure de continuer à emprunter sur le marché domestique et international à des taux bas.

L’excédent du compte courant devrait continuer de se réduire en 2017 après le pic atteint en 2015. Comme en 2016, la reprise des cours de pétrole devrait peser sur les importations en 2017. De plus, les perspectives positives pour la consommation et l’investissement en 2017 contribueraient également à une hausse des importations. La reprise des exportations ne serait pas suffisamment vigoureuse pour prévenir une détérioration du déficit de la balance des biens. En revanche, la balance des services et les transferts nets continueraient de faire basculer le solde courant en territoire positif.

 

Une coalition gouvernementale renforcée mais toujours fragmentée

Les élections législatives anticipées remportées par le Likoud en mars 2015 ont débouché sur la formation d’un nouveau gouvernement d’union de droite reconduisant Benyamin Netanyahou dans ses fonctions de premier ministre. La coalition qui repose sur une entente entre le Likoud, le Foyer juif, le parti de centre-droit Koulanou et les partis ultra-orthodoxes Judaïsme unifié de la Torah (ashkenaze) et Shass (sépharade) a été renforcée en mai 2016 par l’accord signé avec Yisrael Beiteinou. Bénéficiant déjà d’une majorité d’un siège à la Knesset, la coalition a ajouté 5 sièges supplémentaires à sa majorité. Outre une droitisation de la coalition, cet accord signifie également un regain des divisions au sein même de la majorité, notamment celles entre les partis religieux et sécularisés.

Le nouveau cadre réglementaire gazier adopté en mai 2016, avec un relatif consensus, a permis d’éliminer les obstacles domestiques au développement du gisement Leviathan au large des côtes israéliennes. L’exploitation devrait débuter en 2019-2020. A l’image du premier contrat d’exportations de gaz signé avec la Jordanie en septembre 2016, l’exploitation des réserves gazières pourrait permettre de développer de nouveaux liens stratégiques dans la région, notamment avec la Turquie.

Par ailleurs, l’élection de D. Trump devrait permettre de réchauffer les relations américano-israéliennes qui s’étaient largement détériorées, notamment à la suite de la signature de l’accord sur le programme nucléaire iranien. L’administration Trump qui serait moins impliquée dans le conflit israélo-palestinien que son prédécesseur ne devrait pas permettre de relancer un processus de paix dans l’impasse depuis plusieurs années et qui semble être désormais gelé, au moins jusqu’aux prochaines élections législatives israéliennes, prévues en 2019. Dans ce contexte, une nouvelle intensification de la vague de violence qui touche le pays depuis octobre 2015 n’est pas exclue.

La guerre civile en Syrie crée des risques sécuritaires importants pour Israël, avec des risques de débordements sous forme d’attaques terroristes.

 

Dernière mise à jour : Mars 2017

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