Etudes économiques
Israël

Israël

Population 9,1 millions
PIB par habitant 43 603 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 3,5 3,4 -5,5 5,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,8 0,8 -0,3 0,2
Solde public / PIB (%) -3,6 -3,9 -12,9 -7,1
Solde courant / PIB (%) 2,1 3,4 2,8 3,5
Dette publique / PIB (%) 60,9 60,0 76,5 80,0

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Pôle technologique de la région
  • Une structure institutionnelle solide, un environnement des affaires positif
  • Tissu de production très compétitif, économie diversifiée avec un grand nombre de start-up
  • Réserves internationales solides, faible inflation
  • Amélioration des relations avec certains des voisins arabes

POINTS FAIBLES

  • Dynamique budgétaire, augmentation de la dette publique
  • Tensions régionales accrues
  • De nouvelles élections alimentant l'incertitude politique

Appréciation du risque

La croissance mondiale et des relations régionales plus harmonieuses soutiendront la reprise économique

Aidée par la reprise économique mondiale et l'augmentation progressive des volumes des échanges en 2021, l'économie israélienne devrait se remettre de la contraction de 2020, bien que de manière très progressive. Le niveau de production d'avant COVID-19 ne devrait être atteint qu'après 2021 car, selon les autorités, l'économie devrait perdre environ 1,3 milliard de dollars par semaine à cause du troisième confinement mis en place fin décembre 2020. L'importante campagne de vaccination (15 % de la population a été vaccinée en deux semaines environ) devrait accélérer le processus de libération de l'économie des périodes de confinement. Grâce à la réouverture de l'économie mondiale, les exportations israéliennes ont fait un bond trimestriel de 64 % au troisième trimestre 2020, après une chute de 28,5 % au deuxième trimestre. Près de 30 % des exportations sont destinées aux États-Unis, et 35 % à l'Europe et à l'Asie centrale. Par conséquent, le rythme de la reprise dans ces économies sera déterminant pour les exportations israéliennes et leur contribution à la croissance. Le champ de Léviathan, qui a livré son premier gaz sur le marché intérieur en décembre 2019 et ses premières exportations en janvier 2020, continuera à soutenir les exportations israéliennes. Le volume des exportations de gaz naturel sec devrait atteindre 11 milliards de mètres cubes (bcm) en 2021, contre 5,8 bcm en 2020 selon les estimations. La demande privée, qui représente plus de la moitié du PIB, devrait connaître un redressement avec la réouverture de l'économie, mais le niveau élevé du chômage (18,2 % en octobre 2020 contre 12,4 % en septembre 2020) pèsera sur la confiance des consommateurs et donc sur la consommation personnelle. Cependant, la croissance sera freinée par la baisse des recettes liées au tourisme qui se sont élevées à 8,7 milliards de dollars en 2019 (2,2 % du PIB). D'autre part, Israël a signé, fin 2020, des accords de normalisation avec les Émirats arabes unis (EAU) et le Bahreïn qui offrent d'importantes opportunités dans les domaines du commerce et de l'investissement. Cet accord permettrait à Israël de trouver de nouveaux débouchés pour ses produits de haute technologie et ses produits alimentaires, tout en attirant des flux touristiques et des investissements clés, ces derniers principalement dans les domaines pharmaceutique, chimique et sécuritaire. Il devrait également permettre à Israël d'avoir accès à de l'énergie à un prix réduit.

 

L'excédent des comptes courants devrait se maintenir, soutenant les réserves internationales

L'excédent des comptes courants d'Israël a diminué en 2020, les exportations de biens ayant chuté plus que les importations et les revenus du tourisme ayant diminué du fait de la fermeture des frontières et des confinements lors de la pandémie de COVID-19. Cet excédent devrait augmenter en 2021 grâce à l'augmentation des exportations de gaz et de la demande extérieure dans le sillage de la reprise économique mondiale. Le niveau encore faible des recettes touristiques serait compensé par l'augmentation des exportations israéliennes de produits pharmaceutiques, de haute technologie et de services. L'augmentation de l'excédent des comptes courants devrait soutenir le shekel. Après s'être renforcé de près de 8 % par rapport au dollar en 2019, le shekel s'est encore raffermi de 3 % entre janvier et novembre 2020, atteignant son niveau le plus élevé en près de 10 ans, malgré la forte contraction économique. En 2020, il s’est raffermi d’environ 2,5 % par rapport à un panier de devises des principaux partenaires commerciaux d'Israël. Cela a poussé la banque centrale à intervenir en achetant 14 milliards de dollars sur le marché des changes. En conséquence, les réserves de devises de la banque centrale ont augmenté et atteignent maintenant 161 milliards de dollars (environ 40 % du PIB). Des réserves et des comptes extérieurs solides et un niveau d'épargne élevé en Israël (estimé à environ 25 % du PIB en 2020) permettront à l'économie israélienne de bien résister aux retombées négatives de la COVID-19.

Toutefois, les défis budgétaires vont persister. Malgré l'augmentation attendue des recettes grâce à la reprise économique, le déficit devrait rester important. Les incertitudes politiques (Israël organisera une quatrième élection en deux ans seulement) constituent un obstacle à l'introduction de mesures de lutte contre le déficit et, par conséquent, les dépenses devraient rester élevées. L'arrêt du plan de relance (initialement environ 6 % du PIB) aiderait le gouvernement à réduire le déficit budgétaire. Toutefois, le niveau élevé du chômage continuera à limiter les recettes budgétaires. Enfin, 17 % de la dette publique de 917 milliards de shekels était libellée en devises étrangères en 2020.

 

Quatrième élection en seulement deux ans

En décembre 2020, après que le gouvernement ait échoué à faire passer le budget annuel par le parlement en raison du désaccord entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son partenaire de coalition, le ministre de la Défense Benny Gantz, la Knesset (le parlement israélien) a été automatiquement dissoute comme l'exige la loi. En conséquence, Israël organisera des élections en mars 2021, ce qui accroît les incertitudes politiques déjà importantes. D’autre part, la signature des accords de normalisation avec les Émirats arabes unis et le Bahreïn sera bénéfique pour Israël en termes de sécurité et de partage potentiel d'informations dans un contexte de tensions régionales accrues.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

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