Etudes économiques
Kazakhstan

Kazakhstan

Population 17,6 millions
PIB par habitant 10 426 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,3 1,2 0,5 1,1
Inflation (moyenne annuelle) 6,7 6,5 8,5 9,5
Solde budgétaire / PIB (%) 1,7 -6,8 -6,0 -4,0
Solde courant / PIB (%) 2,8 -3,2 -2,5 -0,5
Dette publique / PIB (%) 14,1 21,9 21,4 21,3

 

(p) Prévisions

    * y.c. transferts du fonds pétrolier (NFRK)

POINTS FORTS

  • Augmentation prévue des exportations pétrolières grâce à l’exploitation du gisement de Kashagan
  • Abondance des investissements directs étrangers
  • Positionnement stratégique entre l’Asie et l’Europe

POINTS FAIBLES

  • Economie dépendante des matières premières (pétrole, gaz, uranium et fer).
  • Fragilité du système bancaire
  • Lacunes persistantes du cadre juridique et institutionnel
  • Risque d’instabilité politique en cas de succession précipitée du Président Nazarbaïev

Appréciation du risque

Modeste reprise de l’activité

Après deux années de net ralentissement, la croissance devrait légèrement accélérer en 2017, tirée par le secteur des hydrocarbures. Le redémarrage de l’exploitation du champ de Kashagan depuis octobre 2016 après trois ans d’interruption, devrait en effet permettre une hausse progressive de la production de pétrole, de moins de 1,6 millions de barils/ jour en 2016 à 1,8 millions en 2017 selon l’OPEP.

Par ailleurs, les grands projets d’investissements publics dans les infrastructures, notamment de transports dans le cadre de l’initiative « one belt, one road » lancée par la Chine, soutiendront le secteur de la construction. L’activité des services devrait rester dynamique, en particulier le tourisme, qui pourrait bénéficier des retombées de l’évènement international EXPO 2017 qui se tiendra à Astana en juin.

La contribution de la balance commerciale à la croissance sera meilleure qu’en 2016 grâce à la progression des ventes de pétrole.

La consommation (plus de 50% du PIB), devrait être favorisée par une meilleure situation sur le marché de l’emploi, grâce notamment à une nouvelle législation entrée en vigueur début 2016, ainsi que par une politique budgétaire un peu moins restrictive. La banque centrale devrait poursuivre le desserrement progressif de sa politique monétaire initiée en 2016 (baisse du taux de 17 % à 12 %) et soutenir ainsi la demande intérieure.

L’inflation, alimentée par les prix des biens alimentaires, devrait reculer sous l’effet de la modération de la hausse des prix en Russie (premier fournisseur de biens importés) et du raffermissement du cours du tenge. Elle devrait cependant rester supérieure au plafond de la banque centrale (6-8%).

 

Lente amélioration des déficits jumeaux

Les recettes hors pétrole devraient peu progresser dans un contexte de faible croissance. Mais la hausse conjuguée de la production et des prix du pétrole contribuera à l’augmentation des revenus fiscaux provenant du secteur pétrolier (plus de la moitié du total). L’Etat devrait, dans un environnement social relativement tendu, assouplir quelque peu sa politique de dépenses sociales. Les projets d’infrastructures devraient par ailleurs être maintenus et financés majoritairement par le fonds pétrolier (NFRK), limitant leur poids dans le budget. Le déficit pourrait donc se réduire.

Les recettes d’exportation de pétrole (plus de 70 % du total) devraient progresser à la faveur d’une augmentation du volume et des cours malgré la modeste augmentation de la demande sur les principaux marchés d’exportation du pays: l’UE, la Chine et la Russie. Les importations, encore contraintes par une demande intérieure peu dynamique, ne devraient pas peser sur le solde courant. En outre, les recettes du tourisme pourraient profiter de la tenue de l’exposition internationale. Le solde courant devrait en conséquence s’améliorer.

 

 

Après la forte dépréciation (-50 % face au dollar) observée en 2015 suite à l’introduction d’un système de change flottant, le raffermissement du cours du tenge entamé en 2016 devrait se poursuivre en 2017, en l’absence de nouvelle baisse des cours du pétrole. Le pays reste exposé aux chocs externes, l’endettement des banques et des entreprises étant majoritairement libellé en devises. Mais le montant des réserves de change (5 mois d’importation, hors or) et les actifs du fonds souverain (62 milliards d’USD en octobre 2016 soit environ 1/3 du PIB) lui assurent une certaine marge de manœuvre en termes de liquidités.

Le secteur bancaire est très fragilisé par l’impact de la dépréciation sur la dette bancaire et la détérioration de la qualité du portefeuille. Le poids des dépôts (plus de 50 %) et prêts (environ 30 %) en devises représente en effet une source de vulnérabilité du secteur.

 

La question de la succession du Président Nazarbaïev reste source d’incertitude

N. Nazarbaïev, qui dirige le pays depuis 1991 a été réélu pour un cinquième mandat en avril 2015, avec 98 % des voix. En l’absence de réelle opposition, son parti (Nur Otan) a également confortablement remporté les élections législatives de mars 2016 (plus de 80 % des suffrages). Le président a procédé à un remaniement ministériel en septembre 2016. La stabilité politique du pays reste source d’incertitude en raison du risque de conflits qui pourraient éclater entre les différentes factions du pouvoir, si la succession du président (74 ans) était précipitée en cas d’incapacité de N. Nazarbaïev de rester au pouvoir.

Le mécontentement de la population grandit face au faible niveau de vie et à la corruption. Des manifestations organisées en mai 2016 pour protester contre un projet de réforme agraire, ont contraint le président à suspendre son adoption. Des mouvements de masse restent cependant peu probables d’autant que les mesures de sécurité, renforcées par crainte du terrorisme et des extrémistes religieux, limitent les possibilités de contestation de grande ampleur.

Le Kazakhstan est relativement mieux classé selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale  que les pays voisins, mais ses performances restent faibles notamment en matière de corruption et de libertés politiques.

Dernière mise à jour : juillet 2017

Haut de page
  • Français
  • English