Etudes économiques
Koweït

Koweït

Population 4.1 millions
PIB par habitant 27756 $US
A3
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 0,8 2,7 -1,1 3,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,5 2,9 2,4 3
Solde public / PIB (%)* -0,7 -0,5 0,0 0,2
Solde courant / PIB (%) 3,5 4,3 5,5 6,7
Dette publique / PIB (%) 10,7 18 27 30,5

* Solde public hors transfert au Fond pour les générations futures (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de pétrole (6 % du total mondial)
  • Accumulation de considérables excédents publics et extérieurs gérés par le fonds souverain Kuwait Investment Authority (KIA)

POINTS FAIBLES

  • Obstacles politiques aux réformes structurelles
  • Environnement des affaires et compétitivité perfectibles
  • Incertitudes liées à la succession de l’émir et aux tensions entre l’exécutif et le Parlement
  • Appartenance à une zone de tensions géopolitiques, liées notamment à la proximité de l’Iran et de l’Irak 

Appréciation du risque

Légère reprise prévue en 2018 

La croissance de l’activité économique accélèrera en 2018. Le secteur des hydrocarbures, qui représente 50 % du PIB national, restera bien orienté grâce à la légère remontée des prix du pétrole. Sa croissance pourrait être modérée par la reconduction des accords de l’OPEP, qui induisaient une réduction de la production d’environ ٦ ٪ en 2017 par rapport à 2016. L’État continue de jouer un rôle central dans l’économie nationale, avec, notamment, le plan quinquennal de développement pour la diversification de l’économie – qui correspond à de grands investissements publics dans les infrastructures et la modernisation des raffineries. Ces investissements tireront la croissance principalement dans les secteurs des transports, de l’immobilier et de la santé. Ils participent à renforcer la confiance des ménages et des investisseurs, permettant une consolidation des secteurs non-hydrocarbures vers un essor de 2,5 % en 2018. La demande des ménages demeurera vigoureuse en 2018 au vu de l’importance des revenus disponibles et malgré les mesures d’austérité. Cependant, en l’absence d’industrie manufacturière nationale, elle favoriserait plutôt les importations. Le système bancaire koweitien demeurerait rentable et robuste grâce au raffermissement de la régulation bancaire conduit par la banque centrale : le ratio d’adéquation des fonds propres imposé est nettement supérieur à celui exigé par Bale III et le taux de créances douteuses est en régression. En outre, le secteur ne devrait pas faire face à un resserrement des liquidités à l’instar de ce qui est observé dans les autres pays de la région ; la hausse des dépôts publics permettant de compenser la timide croissance des dépôts privés. Le secteur financier a été résilient à la chute des prix du pétrole et continue de financer l’économie en répondant à la vigoureuse demande de crédits privés. L’inflation augmentera en 2018, portée par la mise en place, en début d’année d’une TVA de 5 % à l’échelle du CCG et par l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation.

 

Le solde public est maintenu à l’équilibre

Alors que les revenus du pétrole représentent 88 % des recettes de l’État, la bassesse des prix du baril, depuis 2014, a forcé un ajustement des dépenses courantes, pour maintenir l’équilibre du solde public à travers la réduction de subventions, notamment de l’électricité et de l’eau, et des limitations quant aux salaires des fonctionnaires. Malgré de possibles oppositions de la part du parlement, le plan quinquennal devrait être maintenu. Ces dépenses en capital seront couvertes par l’augmentation des recettes du fait de la légère remontée des prix du pétrole et de réformes fiscales, notamment, l’introduction de la TVA, et, éventuellement, par des partenariats public-privé. Le transfert de 10 % des revenus de l’État à destination du Fonds pour les générations futures serait reconduit. Il entraînerait un besoin de financement, puisqu’il crée un déficit d’environ 10 % du PIB, que les autorités entendent combler par l’endettement extérieur, de façon à limiter le recours au fond d’épargne national. Le Koweït, dont le risque souverain est bien noté chez les 3 principales agences de notation, grâce à ses importants avoirs, a levé avec succès $8 milliards en mars 2017.

Les ressources pétrolières assurent l’excédent courant

La légère remontée des prix du pétrole en 2017, et celle prévu en 2018, permettent au Koweït d’améliorer son solde courant. Cette remontée compense une augmentation de la facture des importations, au vu de la hausse des prix des produits de consommation. La balance des services demeurera largement négative alors que le secteur tertiaire national ne peut répondre à la vigoureuse demande nationale. La balance courante sera aussi déséquilibrée par les transferts de capitaux de la main d’œuvre étrangère résidant dans le pays. Avec 5,1 mois d’importations en devises étrangères, le Koweït pourra garantir l’arrimage du dinar koweitien au panier de devises largement pondéré par le dollar.

 

Climat de tensions politiques autour de la famille royale

La démission du gouvernement en octobre 2017, suite au dépôt d’une motion de censure, rend probable une dissolution du Parlement et la tenue d’élections anticipées en 2018. Cette démission intervient dans un contexte de tensions et de blocages récurrents entre le parlement et la famille régnante Al Sabah, en charge de l’exécutif. La réélection d’un parlement en désaccord avec le gouvernement risquerait d’engendrer une paralysie politique des instances dirigeantes et de fragiliser l’économie en altérant la confiance des ménages et du secteur privé et conditionnant la conduite des investissements dans le cadre du plan quinquennal. Les problèmes liés à la succession de l’émir au sein de la famille régnante tendent aussi à brouiller la visibilité sur l’avenir politique du pays. Sur la scène diplomatique, le pays s’efforce d’encourager le retour au dialogue entre les autres membres du CCG et le Qatar. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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