Etudes économiques
Koweït

Koweït

Population 4,4 millions
PIB par habitant 27 394 $US
A3
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 2,2 -3,3 2,3 4,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,5 1,5 0,8 3,0
Solde public * / PIB (%) 0,6 6,6 11,7 12,1
Solde courant / PIB (%) 4,3 5,9 11,3 11,0
Dette publique * / PIB (%) 18,0 19,3 21,0 22,7

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année 2019 allant du 1er avril 2019 au 31 mars 2020.

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de pétrole (6 % du total mondial)
  • Accumulation de considérables excédents extérieurs gérés par le fonds souverain Kuwait Investment Authority (KIA) qui représente 580 milliards USD et 490 % du PIB

POINTS FAIBLES

  • Obstacles politiques aux réformes structurelles
  • Environnement des affaires et compétitivité perfectibles
  • Appartenance à une zone de tensions géopolitiques, liées notamment à la proximité de l’Iran et de l’Irak

Appréciation du risque

Une croissance conditionnée au cours du pétrole

Largement dépendante de la conjoncture pétrolière, l’économie devrait connaître une deuxième année consécutive de croissance en 2019 en raison du niveau élevé des prix du baril. L’industrie pétrolière (50 % du PIB) demeurera la principale contributrice à la hausse du PIB avec une croissance prévue de 3 %. La hausse de la production pétrolière aura aussi un impact sur la demande extérieure, en soutenant les exportations. Le secteur non pétrolier devrait aussi croître de manière robuste, grâce, notamment, au secteur des services (en particulier les télécommunications), mais aussi à l’industrie manufacturière. Malgré une hausse relativement modérée des salaires en fin d’année 2018, la consommation privée devrait reprendre son expansion robuste en 2019. Dynamisée par la grande confiance des ménages et un taux d’emplois à son plus haut en quatre ans, la consommation profitera aux services et à l’automobile. La faible inflation, grâce au report de l’introduction de la TVA en 2021, et à la baisse des prix locatifs et des produits alimentaires, favorisera aussi la consommation. La facilité d’accès aux crédits immobiliers, bien qu’elle détourne des dépenses en biens de consommation, devrait dynamiser l’investissement des ménages. De manière générale, l’investissement devrait connaître une force croissance. La hausse des revenus pétroliers permet le développement de l’investissement public via des projets infrastructurels. Presque 10 milliards de KWD (soit plus de 30 milliards d’USD) de projets seront financés en 2019, principalement dans les secteurs de la construction, de l’eau et de l’électricité, de la chimie, grâce à la mobilisation de partenariats public-privé, répondant au souhait gouvernemental de diversifier l’économie en renforçant le secteur non pétrolier.

 

Retour à l’équilibre du solde public primaire avant transferts au Fonds pour les générations futures

Le solde primaire, qui ne prend pas en compte les revenus d’investissement du fonds souverain (KIA), devrait retrouver l’équilibre lors de l’exercice budgétaire 2019/2020, après plusieurs années de déficit. Il dépend étroitement des revenus du pétrole (et donc du cours du baril) qui représentent près de 90 % des revenus totaux de l’État. Le niveau élevé de son prix, en 2019, devrait compenser le report de la mise en place de la TVA à 2021. Cependant, le reversement de 10 % des revenus du pétrole au Fonds pour les générations futures (RRFG), qui représente 85 % du KIA, devrait créer un déficit primaire post-transferts d’environ 6 % du PIB. Ce dernier, qui était jusqu’à l’année fiscale 2017/2018 largement financé par l’emprunt, principalement extérieur, mais aussi domestique, devrait l’être majoritairement par l’utilisation du General Reserve Fund (plus de 3% du PIB, alimenté par une fraction des revenus du fonds souverain) en 2019/2020, maintenant la dette publique à un faible niveau. Les deux postes principaux de dépense de l’État resteront les salaires des employés (un tiers des dépenses) et les dons (environ 25 % des dépenses) qui devraient rester au même niveau nominal, et donc décroître en proportion du PIB. Les dépenses de capital, plus faibles en proportion, devraient augmenter et tendre vers 15 % du total des dépenses, avec le financement des projets entrant dans le cadre du Plan Quinquennal de développement. Le plus important sera le nouvel aéroport international dont la construction, estimée à 400 millions de KD, devrait démarrer en 2019. La balance publique globale est, quant à elle, largement positive, car enregistrant les revenus d’investissement du fonds souverain.

 

Un surplus courant grâce au pétrole et aux revenus d’investissement

L’excédent courant devrait légèrement diminuer en 2019 après une année 2018 qui l’a vu atteindre son maximum en quatre ans. Le niveau élevé des prix du pétrole permettra de maintenir l’excédent commercial structurel à un niveau élevé, bien que plus faible qu’en 2018, où il s’approchait d’un quart du PIB. La hausse des dépenses touristiques koweïtiennes devrait creuser le déficit des services qui pourrait dépasser les 20 % du PIB et contrebalancer la balance commerciale. Le maintien d’un compte courant fortement positif sera donc assuré par les revenus des investissements (environ 16 % du PIB) qui devraient outrepasser la balance des transferts, largement négative, notamment en raison des remises des travailleurs étrangers (environ 11 % du PIB) vers leurs pays d’origine. La solidité des exportations permettra de maintenir des fortes réserves de change (près de sept mois d’importations) et de garantir la stabilité du dinar Koweitien, arrimé à un panier composé des devises des principaux partenaires commerciaux.

 

Concentration des pouvoirs autour de la famille royale

Le pays est une monarchie parlementaire dirigée par la famille royale Al Sabah. Le Parlement est composé de 50 membres. Les perpétuelles tensions entre le Parlement et le gouvernement nommé par le Sheikh Sabah Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah, sur la gestion des comptes publics devraient être exacerbées en 2019 par le prix élevé du pétrole, remettant en cause les politiques d’assainissement budgétaire. Par ailleurs, le pays a signé un accord, fin 2018, avec l’Inde sur la situation des travailleurs expatriés. L’année 2019 devrait donc voir une amélioration des conditions de vie de ces travailleurs, souvent décriées par la communauté internationale. Cela confortera la crédibilité diplomatique du pays, utile pour assurer son rôle de médiateur dans le conflit entre le Qatar et l’Arabie saoudite, Bahreïn et les EAU.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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