Etudes économiques
Liban

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Population 4,5 millions
PIB par habitant 11157 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 2,0 1,0 1,0 2,0
Inflation (moyenne annuelle) 1,8 -3,7 -0,7 2,0
Solde budgétaire / PIB (%) hors dons -5,9 -7,3 -8,0 -9,4
Solde courant / PIB (%) hors dons -28,0 -20,9 -20,3 -20,5
Dette publique / PIB (%) 133,3 138,4 143,8 149,1

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Système bancaire robuste.
  • Soutien financier de la diaspora et de la communauté internationale,
  • Découverte de gisements offshore de gaz naturel.

POINTS FAIBLES

  • Fractionnement politique selon des critères confessionnels et divergences politiques fortes autour de la question syrienne.
  • Forte exposition aux tensions géopolitiques régionales.
  • Dette publique très élevée.

Appréciation du risque

Election d’un nouveau président en 2016

Après 29 mois de vide institutionnel qui ont paralysé politiquement le pays, le Liban s’est doté d’un nouveau président en la personne du général Aoun. Cet ancien militaire de carrière proche du Hezbollah est le troisième général à accéder à la magistrature suprême et succédera à Michel Sleimane dont le mandat s’est arrêté en mai 2014. La candidature du général Aoun a été portée par l’adhésion de ses deux principaux rivaux, le chef chrétien des Forces libanaises (FL) Samir Geagea et l'ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri, tous deux hostiles au président syrien Bachar al-Assad et à ses alliés libanais du Hezbollah. Cette nouvelle élection devrait permettre au pays de sortir de l’inertie politique et économique qui a mis à jour d’importants problèmes de clientélisme et de corruption. Le 7 novembre 2016, Saad Hariri, leader du Courant du Futur, a été nommé comme premier ministre. Il aura pour tâche de former un gouvernement qui devra représenter l’ensemble des mouvances politiques libanaises.

 

Reprise en 2017

En 2016, la croissance n’a pas excédé un 1 % témoignant de la difficulté de l’économie à faire face au blocage institutionnel et aux retombées de la crise syrienne. L’activité devrait pourtant connaitre une légère embellie en 2017 suite à l’élection du président Aoun. Les moteurs de croissance habituels que sont les services financiers, le tourisme et l’immobilier continueraient néanmoins d’être pénalisés par la faible  confiance des ménages et des entreprises. Affaiblies par la perte de compétitivité de la livre libanaise, les exportations devraient poursuivre leur recul, mais elles pourraient rapidement augmenter si une issue venait à être trouvée au conflit syrien. L’investissement, et en particulier l’immobilier pâtirait du manque d’appétit des investisseurs étrangers et des expatriés libanais fortement touchés par le ralentissement des pays du Conseil de Coopération du Golfe. Après avoir alloué un montant d’un milliard de dollars au soutien du crédit bancaire, la banque centrale libanaise devrait poursuivre son action de soutien à l’activité. Elle pourrait cependant être contrainte d’augmenter ses taux suite au relèvement des taux d’intérêt américains. La consommation des ménages qui contribue à hauteur de 80 % à la croissance continuera à porter l’activité. L’épisode déflationniste causé par la faible activité et la baisse des salaires engendrée par l’afflux de réfugiés syriens devrait laisser place à une inflation modeste en 2017.

 

Des déficits jumeaux conséquents et un accroissement de la dette

Après s’être accentué en 2016, le déficit public devrait se creuser davantage en 2017. La baisse des transferts à Electricité du Liban qui continue de profiter du faible prix du pétrole s’est traduite par une baisse des dépenses publiques. Mais celle-ci ne compensera que partiellement la timide progression des recettes publiques. Bien que le solde de la balance primaire soit resté excédentaire en 2016, l’alourdissement du service de la dette suite à l’appréciation du dollar américain a conduit à une aggravation du déséquilibre des comptes publics. En 2017, le service de la dette continuera de peser négativement sur les finances publiques. Les marges de manœuvre budgétaire du nouveau gouvernement de Saad Hariri devraient donc rester limitées, alors que ce dernier doit faire face à de multiples défis. Le vacuum politique des deux dernières années a retardé toute mise en place de réformes visant à assainir les finances publiques, alors que les ratios d’endettement tendent à se dégrader. La dette publique dont le niveau a dépassé 140 % du PIB en 2016 devrait augmenter de plus de 7 points de pourcentage en 2017. Principalement domestique, elle est détenue dans une large mesure par les banques locales. La viabilité de la dette reste donc tributaire de la capacité du système bancaire à attirer les dépôts en dollars. Dans le même temps, la forte exposition du système bancaire libanais à l’endettement public accroît le risque systémique induit par un défaut souverain.

En 2017, le compte courant demeurera largement déficitaire. L’impact de la baisse du prix des hydrocarbures sur les importations resterait compensé par la diminution des exportations. Cependant la balance des services s’améliorerait, portée par les services financiers. Les transferts des expatriés et les IDE resteraient affectés par la baisse de l’activité dans les pays du CCG. Grâce à un montage financier de la banque du Liban, les réserves de change ont augmenté et sont équivalentes à 15 mois d’importations.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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