Etudes économiques
Lituanie

Lituanie

Population 2,9 millions
PIB par habitant 14893 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 1,8 2,3 3,5 3,3
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,7 0,7 3,5 2,5
Solde public / PIB (%) -0,2 0,3 0,1 0,5
Solde courant / PIB (%) -2,3 -0,9 -1,1 -1,7
Dette publique / PIB (%) 42,7 40,2 37,5 35,1

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro (2015)
  • Perspective d’entrée à l’OCDE
  • Comptes publics et extérieurs solides
  • Système bancaire dominé par trois établissements scandinaves
  • Zone de transit entre Union européenne et Russie / enclave de Kaliningrad
  • Diversification de l’approvisionnement énergétique (terminal gazier de Klaïpeda, potentiel en gaz de schiste, liaisons électriques avec Pologne et Suède)

POINTS FAIBLES

  • Diminution de la population active (émigration des jeunes qualifiés)
  • Forte économie souterraine (26 % du PIB)
  • Forte disparité de revenus entre la capitale et la province, notamment le nord-est, où la pauvreté subsiste
  • Chômage structurel élevé, bien qu’en repli
  • Valeur ajoutée limitée des exportations (produits minéraux, bois, agroalimentaire, meubles, matériel électrique)
  • Erosion de la compétitivité par insuffisance des gains de productivité

Appréciation du risque

Activité toujours portée par la demande intérieure

La croissance restera solide en 2018, soutenue par la consommation privée et la reprise de l’investissement. Après sa chute liée à la jointure entre deux programmes européens, l’investissement public en infrastructures progresserait fortement grâce au retour des fonds européens depuis 2017. L’investissement privé se porterait également mieux, soutenu par la bonne orientation de la demande extérieure pour les produits locaux. Les exportations (plus de 70 % du PIB), dont 60 % sont dirigées vers l’Union européenne, profiteraient d’une croissance plus dynamique en zone euro et de la sortie de récession de la Russie. Par ailleurs, à la suite des contre-sanctions et de la récession russe, des marchés de substitution ont pu être trouvés pour les produits agroalimentaires et le transport routier servant l’activité de transit avec la Russie. Néanmoins, la contribution des échanges à la croissance resterait nulle, en raison de l’augmentation simultanée des importations, en lien avec le dynamisme de la demande domestique. En outre, la progression de l’investissement et de la production industrielle profiterait au secteur de la construction.

La consommation privée soutiendrait également l’activité en 2018, portée par la solide croissance des salaires, la réduction des impôts sur les ménages, ainsi que la baisse du chômage (7,4 % en septembre 2017). L’augmentation des salaires illustre la faible démographie du pays, liée à l’émigration de la main d’œuvre qualifiée, en partie compensée par la participation accrue des travailleurs résidents, induite par le recul de l’âge légal de départ à la retraite. Cependant, la croissance de la consommation pourrait être atténuée par l’inflation, bien que plus modérée en 2018.

 

Déficit courant contenu et léger excédent budgétaire

La situation des comptes publics s’est nettement améliorée depuis 2009, lorsque le déficit dépassait 9 %. En 2018, le solde budgétaire devrait se situer de nouveau en territoire positif. L’augmentation des recettes, liée au dynamisme de la consommation et des revenus, devrait permettre de compenser l’augmentation des dépenses de défense, l’indexation des retraites et la réduction des cotisations sociales, mises en place depuis 2017. Le budget 2018 se concentrerait sur la réduction de la pauvreté, via l’amélioration du système de santé et l’exonération d’impôt pour les plus bas salaires. Le poids de la dette publique (85 % détenus par des non-résidents et 37 % libellés en dollars) devrait se réduire graduellement, d’autant plus que le solde structurel (-0,1 % prévu en 2017), c’est-à-dire corrigé de l’influence de la conjoncture, s’est nettement amélioré depuis 2014.

Le déficit des échanges de biens (5,5 % du PIB en 2016) pourrait augmenter légèrement en 2018 en raison du dynamisme de la demande interne à laquelle la production manufacturière locale ne répondra que partiellement. L’excédent des services généré par le transport routier en couvrirait la presque totalité. Les rapatriements de dividendes et intérêts par les investisseurs étrangers (4,2 % du PIB en 2016) excéderaient encore les remises des émigrés (2,9 %). Dans ces conditions, la balance courante devrait légèrement se détériorer, mais son déficit restera modéré. Les fonds structurels européens, en moyenne 3 % du PIB chaque année, continueront de financer les infrastructures de transport et d’énergie, la recherche et l’innovation. Les investissements directs étrangers resteraient majoritairement issus du nord de l’Europe et sectoriellement diversifiés. Le poids de la dette extérieure (83 % du PIB à fin septembre 2017) diminue lentement avec l’endettement des banques (15 % du total) auprès de leurs maisons-mères.

 

La fragilité du gouvernement ne devrait pas menacer la continuité des réformes

Irrités par la corruption, le projet de nouveau code du travail et leur niveau de vie inférieur à la moyenne européenne, les électeurs ont, lors des élections d’octobre 2016, et contre toute attente, donné la victoire au parti centriste Union des paysans et des verts (LVZS) qui a remporté 56 sièges sur 141 au Seimas, le parlement local. Mettant fin à l’alternance de coalitions dirigées par les conservateurs et les socio-démocrates, Saulius Skvernelis (LVZS) a formé un gouvernement de coalition avec le Parti social-démocrate (17 sièges). Néanmoins, en septembre 2017, ce dernier a décidé de quitter la coalition gouvernementale, bien que certains ministres aient choisi de rester en place. Ce départ pourrait entrainer des élections anticipées en 2018, même si cela ne devrait pas changer fondamentalement la politique du pays, étant donnée le consensus au sein de la sphère politique sur certains sujets, tels que la création d’un nouveau modèle social permettant de réduire les inégalités et la pauvreté, et ainsi, converger vers les autres pays de la zone euro. Toutefois, les nombreux scandales, liés à la corruption du personnel politique, continueront de favoriser la défiance au sein de l’opinion publique. En outre, la présidente conservera sa politique pro-européenne et de fermeté face à la Russie, alors que le pays partage une frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad, où se trouve une importante base navale. La minorité polonaise (7 % de la population) continuera de faire l’objet de critiques pour cause de collusion alléguée avec la Russie.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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