Etudes économiques
Luxembourg

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Population 0,6 million
PIB par habitant 105 863 $US
A1
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 2,4 1,6 3,0 2,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,1 2,1 2,7 1,7
Solde public / PIB (%) 1,6 1,4 1,3 1,1
Solde courant / PIB (%) 2,0 4,4 4,2 3,8
Dette publique / PIB (%) 20,7 23,0 24,0 24,3

 

(e) Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Stabilité budgétaire
  • Main-d’œuvre multilingue qualifiée
  • Infrastructures de qualité, réglementation favorable aux entreprises
  • Centre financier international performant
  • Niveau de vie élevé

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard d’un secteur financier de grande taille
  • Économie vulnérable à la conjoncture dans la zone euro
  • Impact budgétaire à long terme du vieillissement de la population

Appréciation du risque

Ralentissement de la croissance en 2019

La faible performance enregistrée en 2017 a laissé place à une reprise marquée de la croissance en 2018. La reprise du secteur financier et une demande domestique toujours dynamique ont favorisé l’essor de l’activité. La hausse du taux d’emploi qui se rapproche du pic de 2007 et la croissance des salaires indexés sur l’inflation ont contribué positivement à la hausse de la consommation. L’investissement a continué de bénéficier de la baisse de la pression fiscale sur les entreprises et de conditions de financement favorables. Malgré une demande domestique toujours robuste, la croissance devrait légèrement ralentir en 2019. Les services non financiers et l’industrie devraient rester bien orientés, mais seraient pénalisés par les tensions sur le marché du travail. Le taux d’emploi devrait en effet croître de 3,4 % en 2019, avec une nette progression pour les travailleurs transfrontaliers. De par l’importance du secteur financier dans le PIB, l’économie luxembourgeoise reste très exposée à la volatilité des marchés financiers internationaux. Le secteur financier génère 42 % de la valeur ajoutée et est principalement composé de banques à capitaux étrangers (filiales de banques européennes) et d’institutions financières dédiées à la gestion d’actifs. En 2019, la hausse des incertitudes liées aux tensions commerciales, le problème de la dette italienne, le resserrement des politiques monétaires aux États-Unis et en zone euro, ainsi que la volatilité sur les marchés émergents sont autant de facteurs qui pourraient affecter négativement les rendements des fonds d’investissement pénalisant ainsi la croissance. Dans le même temps, la place boursière luxembourgeoise pourrait également bénéficier de la délocalisation de certaines institutions financières suite au Brexit.

 

Légère résorption des excédents public et extérieur

Tout comme en 2018, l’excédent budgétaire devrait continuer de baisser en 2019, du fait de la baisse des recettes budgétaires et d’une légère hausse des dépenses en capital. En raison des élections législatives d’octobre 2018, il ne devrait pas y avoir de changements dans le cadre budgétaire et les mesures décidées lors des exercices précédents devraient continuer à faire effet. La croissance accrue en 2018 avait partiellement compensé l’impact de la réforme fiscale de 2017 dont l‘objectif était d’accroître la compétitivité du grand-duché et d’améliorer l’équité fiscale. Cette même mesure devrait conduire à une baisse des recettes budgétaires de 0,8 % du PIB en 2019 et 2020, mais elle continuerait en partie d’être compensée par la hausse du taux d’emploi. Dans le même temps, la baisse des recettes de TVA sur les activités de commerce en ligne devrait amputer les recettes budgétaires de 0,1 % du PIB. Ces dernières devraient ainsi avoisiner 45 % du PIB sur l’année. En ce qui concerne les dépenses, elles devraient également se stabiliser en 2019 grâce à la légère baisse des dépenses en capital. La balance budgétaire structurelle devrait donc rester excédentaire en 2018 et 2019 avec un excédent structurel de 1,5 % du PIB en 2018 et 1,3 % du PIB, soit au-dessus des objectifs budgétaires à moyen terme. Bien que le solde public soit excédentaire, la dette publique devrait augmenter en 2019. Cela s’explique par le report des excédents de la sécurité sociale dans le fonds de compensation commun au régime général de pension.

Bien qu’il diminue légèrement à cause d’une facture énergétique plus lourde, le solde courant demeurerait largement excédentaire en 2019. Le déficit de la balance commerciale et de celle des revenus dû aux transferts des transfrontaliers devrait rester largement compensé par l’important excédent de la balance des services induit par l’activité des sociétés financières.

 

La coalition reconduite en 2019

À la suite des élections d’octobre 2018, le Parti social-chrétien (CSV) emmené par l’ancien ministre Claude Wiseler reste la première formation du pays cumulant 28 % des suffrages. Mais avec 21 sièges obtenus sur 60, il reste loin d’avoir une majorité et ne quitte pas l’opposition dans laquelle il a été cantonné depuis les élections anticipées d’octobre 2013. Avec un total de 31 sièges, la coalition sortante de Xavier Bettel a été reconduite suite à un accord signé en décembre 2018 qui scelle le programme du gouvernement DP-LSAP-Déi Gréng pour les cinq prochaines années. Le parti socialiste (LSAP) et le parti libéral (DP) ont obtenu respectivement 18 % et 17 % des voix. Le grand gagnant des élections est, sans conteste, le parti écologique avec 15 % des voix, soit une progression de 5 % par rapport à l’ancien scrutin. Enfin, le parti pirate a fait son entrée à la Chambre en décrochant ses deux premiers élus, tandis que la droite populiste (ADR) renforce sa présence avec 4 sièges au lieu de 3.

 

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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