Etudes économiques
Luxembourg

Luxembourg

Population 0,6 million
PIB par habitant 104 095 $US
A1
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 2,9 3,1 3,4 3,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,1 0,3 1,6 1,4
Solde public / PIB (%) 1,4 1,5 0,3 0,2
Solde courant / PIB (%) 5,1 4,7 4,7 4,9
Dette publique / PIB (%) 21,6 20,0 23,5 22,7

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Stabilité budgétaire
  • Main d’œuvre multilingue qualifiée
  • Infrastructures de qualité, règlementation favorable aux entreprises
  • Centre financier international performant
  • Niveau de vie élevé 

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard d’un secteur financier de grande taille
  • Économie vulnérable à la conjoncture dans la zone euro
  • Impact budgétaire à long terme du vieillissement de la population

Appréciation du risque

Légère accélération de l’activité en 2018

La croissance a légèrement augmenté en 2017 conservant un rythme soutenu. Après un premier trimestre en demi-teinte en raison du recul observé dans le secteur des services et la construction, l’activité des deux secteurs a progressivement accéléré en cours d’année. Les services d’information et de communication ont continué de faire preuve de dynamisme, affichant une croissance à deux chiffres depuis le début de 2014. Du côté de la demande, la consommation des ménages s’est montrée robuste, soutenue par une hausse du pouvoir d’achat résultant de la réforme fiscale qui a permis l’indexation des salaires à l’inflation en 2017 et par une hausse toujours aussi soutenue du taux d’emploi des résidents. La croissance devrait se maintenir à un niveau élevé en 2018. Une inflation plus faible, un marché de l’emploi toujours dynamique et les nouvelles mesures d’indexation des salaires attendue en milieu d’année devraient continuer de soutenir de la consommation. Parallèlement, le taux de chômage, relativement faible, devrait se maintenir aux alentours de 6 %. Les exportations devraient progresser soutenues par l’essor du secteur financier conduisant à un renforcement de la position externe. En outre les conditions monétaires accommodantes couplées à une politique budgétaire plus expansionniste favoriseraient l’investissement des entreprises.

 

Des comptes publics à l’équilibre et une position extérieure solide 

L’excédent budgétaire a diminué en 2017 et cette tendance se poursuivrait en 2018. Cette diminution s’explique par l’impact de la réforme fiscale du 1er janvier 2017 sur les recettes budgétaires. Les dépenses ont également augmenté suite à l’indexation des salaires des fonctionnaires à l’inflation, et à la hausse des dépenses d’investissement. En 2018, le contexte économique favorable devrait soutenir la croissance des recettes fiscales ce qui laisserait plus de marges de manœuvre pour une politique budgétaire plus expansionniste. La réforme fiscale devrait permettre une baisse de l’impôt sur les ménages dont le taux passerait de 19 % à 18 %. La croissance des dépenses devrait rester maîtrisée mais un effort sera fait de la part des autorités pour augmenter les dépenses d’investissement. Une enveloppe totale de 4,1 % du PIB sera consacrée aux investissements productifs et au renforcement de certaines infrastructures. Les dépenses sociales qui représentent 46,5 % des dépenses totales, seraient maintenues à un niveau proche de 20 % du PIB. La dette publique demeure l’une des plus faibles d’Europe (en outre, les actifs du secteur public dépassent ses engagements). Après avoir monté en 2017, sa trajectoire devrait s’inverser en 2018. Elle atteindrait 22,7 % du PIB bien en dessous du seuil de 30 % fixé par les autorités.

Le solde courant demeurerait largement excédentaire en 2018 en dépit du déficit de la balance commerciale et de celui de la balance des revenus dû aux transferts des transfrontaliers. Ces derniers restent largement compensés par l’important excédent de la balance des services. En effet, le Luxembourg est le deuxième centre mondial de fonds d’investissement après les États-Unis et reste un point central d’implantation de banques spécialisées dans la gestion de la liquidité intragroupe. Il abrite, en outre, de nombreuses sociétés de réassurance. Par ailleurs, l’exposition au marché immobilier des quelques banques positionnées sur le marché domestique reste à surveiller.

 

Des élections législatives en 2018

Les élections anticipées d’octobre 2013 ont conduit à la formation d’une nouvelle coalition regroupant pour la première fois libéraux, socialistes et Verts, dirigée par le libéral Xavier Bettel. La coalition, déjà fragilisée par le rejet massif, en juin 2015, de ses propositions de changements constitutionnels est sortie affaiblie des élections communales du dimanche 7 octobre 2017. Passé du côté de l’opposition en 2013, le Parti social-chrétien (CSV), a récolté plus de 30 % de suffrages dans l’ensemble du Grand-Duché, devant les socialistes du LSAP (24 %), les libéraux du Parti démocratique (DP, 18 %) et les écologistes de Déi Gréng (16 %). Ce scrutin ouvert également aux étrangers avait valeur de test pour Xavier Bettel à un an des élections législatives. Ces dernières devraient avoir lieu en octobre 2018. En effet, la nouvelle réglementation ne fixe plus de date précise, mais prévoit une mandature de cinq ans avec un vote organisé au plus tard le dimanche précédent la fin de la mandature.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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