Etudes économiques
Malaisie

Malaisie

Population 32,4 millions
PIB par habitant 11 072 $US
A3
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 5,9 4,7 4,5 4,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,8 1,0 1,0 2,1
Solde public / PIB (%) -3,0 -3,7 -3,4 -3,2
Solde courant / PIB (%) 2,8 2,1 3,1 1,9
Dette publique / PIB (%) 54,4 55,6 56,5 56,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Exportations diversifiées
  • Membre de la Communauté économique de l’ANASE facilitant l’intégration régionale par la libre circulation des produits, les investissements et les gains de productivité
  • Croissance de la demande intérieure atténuant les facteurs extérieurs défavorables
  • Dynamisme du secteur des services
  • Importance de la R&D
  • Investissements soutenus par l’expansion du marché financier local et l’accès aux IDE
  • Flexibilité du taux de change
  • Revenu par habitant élevé
  • Plaque tournante pour les voyages

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance des recettes budgétaires à l’égard des performances du secteur gazier et pétrolier
  • Endettement privé très élevé (80 % du PIB)
  • Faibles recettes fiscales (14 % du PIB), manque de transparence en matière de dépenses budgétaires
  • Érosion de la compétitivité des prix due à l’augmentation des coûts de la main-d’œuvre
  • Disparités régionales persistantes
  • Conflits ethniques et religieux

Appréciation du risque

La croissance restera forte malgré des facteurs extérieurs défavorables, entraînée par la consommation privée

La croissance résistera au ralentissement du commerce mondial, car l’économie se rééquilibre progressivement, passant d’une croissance initialement axée sur les exportations à une croissance de la consommation intérieure (58 % du PIB), ce qui réduit l’impact des facteurs extérieurs défavorables. Bien que l’endettement des ménages reste élevé (83,2 % du PIB), la consommation devrait rester soutenue en raison d’un revenu disponible élevé et d’un faible taux de chômage alors que l’inflation devrait rester faible. Cette situation compense en partie l’atonie des exportations due à la baisse de la demande mondiale de composants électroniques et électriques, en particulier de la part de ses principaux partenaires commerciaux, la Chine et les États-Unis. Cela dit, la Malaisie pourrait avoir des opportunités commerciales grâce aux accords de libre-échange régionaux, ce qui atténuerait le ralentissement de ses exportations. En ce sens, les exportations de la Malaisie vers l’ANASE (28 % du total des exportations) augmenteraient probablement en raison de la baisse des barrières tarifaires, mais cela pourrait ne pas suffire à compenser les dissensions entre les États-Unis et la Chine. De plus, le gouvernement a maintenant décidé de ratifier l’accord du CPTPP entré en vigueur en 2019. En outre, les exportations d’huile de palme, 2,8 % du PIB en 2018, pourraient s’accélérer cette année en raison d’une demande plus forte des principaux clients tels que l’Inde, ainsi que d’une hausse de son prix. L’industrie des services contribue davantage à la croissance (55 % du PIB en 2019) que l’industrie manufacturière et devrait rester forte, car la consommation intérieure devrait augmenter la demande de services. Les investissements contribueront positivement (quoique modérément) à la croissance cette année, notamment grâce à une augmentation des investissements publics par le biais de grands projets d’infrastructure. La construction se portera bien et devrait connaître une croissance de 3,7 %, lorsque le projet de liaison ferroviaire avec la côte Est aura repris après la renégociation des conditions avec la Chine, notamment en ce qui concerne la réduction des coûts. Cela dit, le gouvernement a dévoilé une attitude expansionniste pour stimuler la demande intérieure afin d’atteindre l’objectif officiel de croissance de 4,8 %, ce qui est ambitieux, compte tenu du ralentissement économique mondial. L’endettement des ménages est élevé, mais les prêts non performants sont contenus à ce stade (1,4 %).

 

Un assainissement budgétaire difficile et une dette extérieure élevée

Le gouvernement a dévoilé un budget plus serré pour 2020 en raison d’une baisse des recettes. Le gouvernement a remplacé la TPS (une forme de TVA) par la SST (Sales and Services Taxes), qui a réduit l’assiette fiscale et génère un manque à gagner estimé à environ 10 % des recettes attendues. À cet égard, le déficit budgétaire devrait atteindre 3,2 % au lieu de l’objectif initial de 3 %, ce qui compromettrait les efforts d’assainissement budgétaire du gouvernement (qui a pour objectif un déficit de 2 % du PIB à moyen terme). La dette publique devrait rester élevée, mais gérable, avec une part importante libellée en monnaie locale, y compris pour la part détenue par des non-résidents, ce qui contribue à limiter les risques.

Malgré les pressions exercées par le ralentissement de la demande mondiale et les différends commerciaux entre les États-Unis et la Chine, la balance des paiements, bien qu’en baisse en raison du passage à une croissance entraînée par la demande intérieure plutôt que par les exportations, devrait rester excédentaire, en ligne avec la balance commerciale. Le déficit de la balance des revenus devrait se creuser en raison de l’augmentation du rapatriement des fonds par les sociétés étrangères. La dette extérieure (61 % du PIB au troisième trimestre 2019, dont 77 % du total relève du secteur privé) est élevée mais gérable puisqu’un tiers est libellé en monnaie locale et que la moitié de la dette arrive à échéance à moyen et long terme. Les réserves internationales, alimentées par l’excédent de la balance courante et les investissements étrangers, restent suffisantes pour couvrir 7,3 mois d’importations et 1,1 fois la dette totale à court terme.

 

La Nouvelle Malaisie de Mahatir remise en cause par des scandales

La coalition quadripartite de centre-gauche Pakatan Harapan (Alliance de l’espoir) dirigée par l’ancien Premier ministre Mahatir Mohamad (1981/2003) est revenue au pouvoir en 2018 sur la base de grandes attentes. Bien que des initiatives politiques aient été lancées, il a du mal à tenir ses promesses électorales, ce qui a entraîné une forte baisse de sa cote de popularité. De plus, l’unité de la coalition est remise en question par un récent scandale sexuel au sein de sa plus importante composante, le Parti Keadilan Rakyat (PKR, 50/129 sièges de la coalition) impliquant le ministre malaisien des Affaires économiques Azmin Ali. Bien que Anwar Ibrahim (PKR) doive en principe succéder à Mahatir Mohamad au poste de Premier ministre, ce scandale exacerbe les divisions politiques au sein du parti - une partie soutenant Anwar pour la succession, tandis que l’autre soutient Azmin. Face à l’hostilité régnant dans le pays, le gouvernement a réitéré son statut de pays non aligné dans le cadre de la politique étrangère de la Nouvelle Malaisie, en particulier dans ses relations avec la Chine et les États-Unis. L’administration a récemment renégocié les conditions de la liaison ferroviaire avec la côte Est, dans le cadre de l’initiative Belt and Road avec la Chine, et la construction a repris. Des relations bilatérales de défense plus étroites avec les États-Unis apporteraient un soutien au pays en mer de Chine méridionale, où il est confronté à la Chine.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

Paiement

Le virement bancaire, les espèces et le chèque sont des moyens de paiement d’usage courant en Malaisie. De même le réseau bancaire national permet d’effectuer des paiements en ligne. La lettre de crédit est également communément utilisée. Depuis 2017, la banque centrale impose que 75 % des paiements réalisés en devises étrangères soient convertis en ringgit malaisien (MYR) à réception. Les transactions effectuées en Malaisie doivent être effectuées en ringgit.

 

Recouvrement des créances

Phase amiable

Des prises de contact permettent régulièrement d’engager des négociations et de parvenir à des accords à l’amiable en réponse à un litige et/ou créances. Si l’acheteur n’offre pas de réponse, une visite du site et des recherches en ligne sont effectuées d’office afin de déterminer l’état de l’activité de l’acheteur et son statut légal. S’il persiste à ignorer ou à négliger les tentatives de règlement amiable de l’affaire, le fournisseur peut entamer une procédure judiciaire, pour recouvrer les paiements correspondant aux biens vendus et livrés. Il convient néanmoins de s’assurer que l’acheteur possède des actifs suffisants pour satisfaire la créance avant le lancement de la procédure.

 

Procédure judiciaire

Le système juridique malaisien est basé sur le système de la Common Law anglaise. La hiérarchie des tribunaux en Malaisie est constituée, dans l’ordre croissant, par le tribunal d’instance (Magistrates’ Court, « tribunal des magistrats »), le tribunal des sessions (Sessions Court), la Haute cour (High Court), la Cour d’appel (Court of Appeal), puis enfin la Cour fédérale de Malaisie (Federal Court of Malaysia). La Haute Cour, la Cour d’appel et la Cour fédérale sont des cours supérieures, tandis que le tribunal des magistrats et le tribunal des sessions sont des tribunaux subordonnés. Il existe également plusieurs autres tribunaux en dehors de cette hiérarchie, par exemple, tribunaux du travail, maritimes, de la Charia ou des affaires islamiques.

Les créances portées devant le tribunal des magistrats sont limitées à 100 000 MYR, tandis qu’un tribunal des sessions pourra connaître des affaires civiles dont le montant en litige ne dépasse pas 1 000 000 MYR. Lorsque le montant réclamé ne dépasse pas 5 000 MYR, la demande doit être déposée auprès de la division des petits litiges du tribunal des magistrats. Toutefois, la présence d’un avocat n’est pas autorisée.

Une créance impayée a normalement un délai de prescription de six ans à partir de la survenance de la cause de la demande (par exemple, violation de contrat). Le créancier doit remettre une assignation au débiteur dans les six mois qui suivent l’émission de l’assignation. Après la remise de l’assignation, le défendant dispose de 14 jours (ou 21 jours si l’assignation a été remise en dehors de la juridiction malaisienne) pour déposer un mémorandum de comparution (Memorandum of Appearance) auprès du tribunal, afin d’indiquer son intention de comparaître devant le tribunal et de se défendre contre l’action intentée.

Avant qu’une assignation ne puisse être émise, elle doit être motivée par le dépôt d’une requête ou par une demande générale, c’est-à-dire une déclaration concise précisant la nature de la réclamation et la réparation ou le recours demandé. Lorsque l’assignation ne s’appuie que sur une demande générale, la requête doit être remise avant l’expiration d’un délai de 14 jours après comparution du défendeur.

Lorsque le défendeur a comparu, il est tenu de présenter sa défense au plaignant dans un délai de 14 jours après expiration du délai de comparution ou après remise de la requête si celle-ci intervient plus tard.

 

Procédure accélérée

Si le défendeur ne se présente pas devant le tribunal, le plaignant peut demander que soit rendu un jugement par défaut. En général, lorsque le défendeur comparaît, présente une défense et dépose toutes les pièces requises en soutien de son dossier, tout est prêt pour le procès. Si la défense semble clairement insuffisante, le plaignant peut demander que soit rendue une décision en référé à l’encontre du défendeur. Pour éviter cela, le défendeur doit démontrer que le litige donne matière à un procès ou qu’il existe une autre raison pour que se tienne un procès.

Exécution d’une décision de justice

Ordonnance de saisie-exécution

Une ordonnance de saisie-exécution peut concerner les biens mobiliers et immobiliers aussi bien que les valeurs mobilières. Lorsque les biens à saisir sont des biens immobiliers garantis, la saisie doit faire l’objet d’une ordonnance interdisant au débiteur judiciaire de transmettre, vendre ou louer les biens en question.

 

Procédure de saisie-arrêt

Le créancier judiciaire peut demander la saisie de sommes que le débiteur judiciaire est censé recevoir d’une tierce partie. Si la personne qui fait l’objet de l’ordonnance de saisie-arrêt ne se présente pas devant le tribunal, l’ordonnance devient exécutive. Si cette personne se présente devant le tribunal, celui-ci peut rendre une décision en référé ou ordonner la tenue du procès.

 

Citation à comparaître du débiteur judiciaire

L’objectif de cette citation est de donner au débiteur judiciaire l’occasion de rembourser sa dette selon un échelonnement adapté à ses moyens. Le débiteur lui-même peut demander cette procédure. En vertu de l’Ordonnance 14 (Order 14), le défendeur peut accepter la réclamation du plaignant et proposer un remboursement échelonné ; le tribunal peut accorder cette demande si le plaignant donne son accord.

 

Procédure de faillite

Si le jugement total de la créance est supérieur à 30 000 MYR, la procédure de faillite peut être déclenchée si le débiteur judiciaire ne respecte pas le jugement ou la décision rendu(e) à son encontre. Une fois qu’un débiteur est déclaré en faillite, d’autres créanciers ont également le droit de déposer un formulaire de production de créance et une procuration pour avoir le droit d’avoir une part de la distribution du patrimoine du débiteur. La distribution du patrimoine est effectuée en fonction de l’ordre de priorité des créanciers.

 

Jugements étrangers

Toute décision rendue par un pays étranger doit être reconnue comme un jugement domestique afin de devenir exécutoire par une procédure d'exequatur. La Malaisie a conclu des accords de reconnaissance et d'exécution réciproques avec certains pays, dont Hong Kong, l'Inde et la Nouvelle-Zélande.

 

Procédure d’insolvabilité

Plusieurs procédures d’insolvabilité et de restructuration sont disponibles. Au titre de la loi sur les sociétés, la procédure d’insolvabilité disponible comprend :

  • la liquidation judiciaire obligatoire et volontaire des sociétés ;
  • la désignation d’administrateurs judiciaires et de gestionnaires d’entreprise ;
  • des mécanismes de restructuration.

Dans le cas d’une liquidation judiciaire obligatoire, le tribunal peut liquider une société sur la base d’un certain nombre de motifs au titre de la loi sur les sociétés. Le plus fréquent de ces motifs est l’incapacité de la société à payer ses créances. Le créancier engage ce processus en déposant une demande de liquidation auprès du tribunal. Le cas échéant, le tribunal désigne un liquidateur chargé de superviser le processus de liquidation.

L’administrateur judiciaire désigné par le tribunal poursuit l’activité de la société de façon normale ou prend contrôle et possession des actifs de la société. Un administrateur judiciaire nommé par des porteurs de débentures sur la base des conditions de la convention de débentures (administrateur privé), pourra prendre possession des actifs de la société, sous réserve de la charge flottante qui s’est depuis cristallisée dans la débenture.

Les mécanismes de restructuration comprennent :

  • convention : une société peut signer une convention avec l’approbation d’une majorité simple des créanciers sous réserve qu’ils représentent 75 % de la valeur de la dette. Après approbation de la convention par les créanciers, le tribunal doit donner son aval avant qu’elle puisse être mise en œuvre. Le débiteur peut demander au tribunal une ordonnance suspendant toute procédure à son encontre pendant qu’il met en œuvre la convention ;
  • administration spéciale : un administrateur spécial est désigné. Il agit dans l’intérêt public ;
  • tutelle : la société d’assurance-dépôts de Malaisie (« Malaysia Deposit Insurance Corporation ») prend le contrôle d’une institution financière non viable ou fait l’acquisition et prend le contrôle de prêts non productifs qui font obstacle entre l’institution financière, les emprunteurs et les fournisseurs de garantie.
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