Etudes économiques
Maroc

Maroc

Population 33,5 millions
PIB par habitant 3002 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2015 2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 2,6 4,5 1,5 4,1
Inflation (moyenne annuelle) 1,8 1,5 1,6 1,2
Solde budgétaire / PIB (%) -5,2 -4,3 -4,1 -3,5
Solde courant / PIB (%) -7,6 -2,2 -3,9 -4,0
Dette publique / PIB (%) 61,7 64,0 64,7 64,2

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Position géographique favorable, à proximité du marché européen
  • Stratégie de montée en gamme et de diversification de la production, dans l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring, la chimie, la pharmacie, le textile/cuir, l’agroalimentaire
  • Politique de stabilité macroéconomique
  • Stabilité politique et engagement de réformes 

POINTS FAIBLES

  • Economie très dépendante des performances du secteur agricole
  • Importantes disparités sociales et régionales. Bien qu’en diminution, le taux de pauvreté reste important.
  • Faiblesse de la productivité et de la compétitivité
  • Taux de chômage important 

Appréciation du risque

Reprise de la croissance en 2017

La croissance devrait nettement augmenter en 2017. Les données du premier trimestre publiées par le Haut-commissariat au Plan vont dans ce sens (+4.3 % en glissement annuel). L’activité serait soutenue par une hausse du PIB agricole de plus de 12 % et une hausse du PIB non agricole de 3 % sur les trois premiers mois de l’année. Le secteur tertiaire continuerait de porter l’activité hors agriculture et bénéficierait de l’amélioration des perspectives du secteur des transports ainsi que d’une reprise de l’activité touristique avec un accroissement du nombre d’arrivées de 10 % depuis le début de l’année 2017. L’activité du secteur secondaire augmenterait également.  Elle bénéficierait d’une part du rebond de l’activité minière  (+11,8 % en glissement annuel) porté par la hausse des exportations de phosphates et engrais et du dynamisme des secteurs électronique et aéronautique. Cette tendance devrait se poursuivre au deuxième et troisième trimestre 2017 avec la hausse attendue de demande adressée au Maroc. L’inflation modérée  (+1,5 % au premier trimestre) de même que l’augmentation des revenus en milieu rural continueraient de favoriser la demande des ménages dont l’augmentation s’accompagnerait d’un raffermissement du crédit à la consommation. L’investissement qui enregistre une légère décélération depuis le début de l’année avec une croissance en glissement annuel de 3 % devrait observer une stagnation. Le ralentissement de la formation de capital fixe devrait continuer de souffrir des performances mitigées du secteur de la construction ainsi que du recul des dépenses d’investissement public dans un contexte de consolidation budgétaire (-10,7 % au cours des deux premiers mois de l’année).

 

Un déficit public en recul et un déficit courant qui se stabiliserait

La consolidation des finances publiques, dans la continuité du programme d’aide du FMI a favorisé un rééquilibrage des comptes publics. La réforme des subventions a en effet permis de réduire significativement les dépenses courantes, favorisant l’allégement du déficit structurel. La trajectoire du déficit public s’explique également par une augmentation des recettes publiques, provenant de la hausse des recettes douanières et de la fiscalité domestique. Après s’être contracté en 2016, le déficit continuerait de diminuer en 2017. Les négociations qui ont précédé la mise en place du nouveau gouvernement ne devraient pas altérer la mise en œuvre de la loi de finance 2017 dont le taux d’exécution a atteint 23 % sur les deux premiers mois de l’année. La croissance économique conjuguée à une meilleure collecte de l’impôt favoriserait les recettes. Les dépenses en investissement se poursuivraient dans le cadre du Plan Maroc vert, ainsi que dans les secteurs des énergies renouvelables, mais aussi dans celui de l’éducation.

Alors que les exportations ne progresseraient que faiblement, la balance commerciale devrait pâtir de la légère hausse des cours des hydrocarbures en 2017 avec un prix moyen du baril autour de 55 $ contre 46$ en 2016.  Cette hausse du coût des importations est déjà visible sur les données du premier trimestre  qui enregistrent une augmentation de 9,5 % traduisant une hausse de la facture énergétique de 51,8% par rapport au premier trimestre 2016. La remontée des cours de phosphate ainsi que la hausse de la demande en engrais devrait cependant favoriser les exportations. Ces dernières observent un rebond depuis le début de l’année (+9,7 %). Cette tendance devrait se poursuivre  à un rythme plus modéré au second trimestre soutenue par la signature par l’Office Chérifien des Phosphate d’un contrat de livraison avec l’Inde. La légère reprise européenne conforterait la progression des exportations du secteur aéronautique et électronique. Les exportations du secteur automobile ont enregistré un repli au premier trimestre de 4.5 %.  En dépit d’un record de vente au mois de mars sur le marché européen, la demande en automobiles devrait ralentir en 2017 comparativement  à 2016 avec une croissance attendue entre 3 et 5 % au lieu de 6,9 %.

Le secteur bancaire demeurerait profitable et bien capitalisé. La hausse des créances douteuses se poursuit dans le secteur textile, l’immobilier et le transport maritime, mais elles restent bien provisionnées. Le crédit devrait continuer à stimuler modérément l’investissement  en 2017 avec une reprise attendue des crédits aux entreprises.

 

Reconduite du PJD au gouvernement suite aux législatives de 2016

Les élections législatives d’octobre 2016 ont reconduit le parti politique Justice et Développement (PJD) mené par l’ancien premier ministre Abdelilah Benkirane comme première représentation politique au sein de l’Assemblée. Renouvelé dans ses fonctions, il avait pour mission de former un nouveau gouvernement.  Après 5 mois de blocage et de négociations infructueuses le premier ministre a été démis de ses fonctions au profit Saad-Eddine Al-Othmani, le numéro deux du parti.

Ce dernier qui avait une quinzaine de jours pour présenter un nouveau gouvernement a annoncé le 26 mars la fin des négociations et le nom des partis prenant part à la nouvelle coalition.  Cette dernière s’appuiera sur 240 députés, sur les 395 qui composent le Parlement. Le PJD, vainqueur des élections y occupe 125 sièges auxquels s’ajoutent : ceux du Parti du progrès et du socialisme (PPS, communiste), du Rassemblement national des indépendants (RNI, libéraux), du Mouvement populaire (MP), de l’Union constitutionnelle (UC) et de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Le 26 avril 2017, le gouvernement est entré en fonction après avoir obtenu la confiance du parlement. 

Le Maroc continue d’être particulièrement actif sur le continent africain. Après la réintégration au sein de l’Union africaine et l’importante tournée diplomatique conclue par le  souverain marocain en décembre 2016, le royaume a émis le souhait de faire partie de la CEDEAO ( la communauté des Etats d’Afrique de L’Ouest). 

 

Dernière mise à jour : Avril 2017

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