Etudes économiques
Moldavie

Moldavie

Population 3,5 millions
PIB par habitant 1 821 $US
D
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,8 -0,4 4,0 3,5
Inflation (moyenne annuelle) 5,1 9,6 7,0 6,5
Solde budgétaire / PIB (%) -1,7 -2,3 -3,2 -3,0
Solde courant / PIB (%) -6,5 -5,0 -3,5 -5,0
Dette publique / PIB (%) 31,4 42,0 44,0 44,5

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Potentiel agricole
  • Petite économie ouverte qui attire les investissements étrangers
  • Main d’œuvre relativement peu coûteuse

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’égard des transferts des travailleurs expatriés
  • Instabilité politique et tensions sociales
  • Corruption et faible gouvernance

Appréciation du risque

Une croissance qui devrait rester faible en 2017

L’économie moldave se relève lentement après avoir souffert des conséquences d’un scandale bancaire qui s’est traduit par le détournement de plus d’un milliard d’USD (12,5 % du PIB) et a entraîné la faillite de trois grandes banques en 2015. La reprise des financements concessionnels, suspendus à la suite de cette fraude, devrait permettre une augmentation des dépenses de consommation et d’investissement public, qui pourrait soutenir les services et la construction. La croissance du secteur agricole (12 % du PIB), notamment la production de fruits, devrait légèrement progresser. La production manufacturière (plus de 20 % du PIB, en particulier textile et équipements automobiles) continuerait en revanche à être pénalisée par la faible compétitivité du secteur. L’investissement privé devrait par ailleurs demeurer peu dynamique, malgré un assouplissement de la politique monétaire (baisse du taux d’intérêt de 19 % en janvier à 9 % en octobre 2016), en raison d’une instabilité politique persistante. La consommation des ménages (80 % du PIB) pourrait bénéficier de la progression des transferts des expatriés qui pèsent pour près d’un quart dans le PIB, grâce à l’amélioration de la situation économique en Russie, d’où proviennent le tiers de ces flux de revenus. La demande privée ne devrait pas être pénalisée par la reprise des tensions inflationnistes.

L’inflation devrait en effet continuer à se réduire après la forte hausse enregistrée en 2015, suite à l’augmentation de la monnaie mise en circulation pour faire face à la crise de liquidité des banques. La hausse des prix sera tout de même alimentée par le coût des biens importés, notamment le pétrole, accentué par les pressions continues à la baisse sur le cours du leu.

 

Lente amélioration des comptes publics et poursuite de la dégradation du solde courant

Le plan de sauvetage des trois banques touchées par le détournement de fonds a coûté 10 % du PIB aux finances publiques en 2015 et provoqué la suspension de certaines sources de financements extérieurs (UE, FMI, notamment). La maîtrise des dépenses a permis de limiter le déficit, sans éviter son augmentation en 2016. La reprise des prêts concessionnels devrait permettre une hausse modérée des dépenses en 2017. Les exigences imposées par le FMI dans le cadre de l’accord conclu en juillet 2016 pour une aide financière de 180 millions d’USD (3 % du PIB), pourraient préserver le pays d’une nouvelle dégradation du solde. La dette publique devrait également se stabiliser.

Le déficit courant devrait s’accentuer en 2017 sous l’effet conjugué du manque de dynamisme des exportations et de la hausse des importations. La demande provenant d’UE (plus de 60 % des exportations, en particulier vers la Roumanie, l’Italie et le Royaume-Uni) augmenterait peu, tout comme celle de la Russie (de l’ordre de 10 % des exportations). Les prix mondiaux des produits agricoles (fruits et légumes pèsent pour un quart des exportations) ne devraient pas augmenter fortement. La légère reprise de la demande privée et des investissements publics, ainsi que le renchérissement de l’énergie, devraient contribuer à l’augmentation des importations. Les transferts d’expatriés ne compenseront pas la dégradation du solde commercial, entraînant un creusement du déficit courant.

Après la forte dépréciation observée en 2015 (-20 % face au dollar), le cours du leu s’est raffermi en 2016. Les pressions à la baisse, alimentées par l’augmentation du déficit courant, pourraient être quelque peu atténuées par les entrées de capitaux provenant des investisseurs et bailleurs de fonds.

La supervision des banques a été nettement renforcée, mais le secteur demeure très fragile après la faillite des trois plus importants établissements du pays. L’intervention de l’Etat a évité un effondrement du système mais le taux de créances douteuses reste supérieur à 10 %.

 

L’instabilité politique persiste après les élections présidentielles et les tensions sociales sont élevées

Mr Dodon, dirigeant du Parti démocrate de Moldavie (PDM) a remporté avec 52 % des voix la première élection présidentielle au suffrage universel depuis 20 ans, organisée en novembre 2016. Fervent défenseur de la normalisation des relations économiques avec la Russie, ses pouvoirs restent limités et sa victoire ne devrait pas conduire la Moldavie, au moins à court terme, à se détourner de l’UE, avec laquelle a été conclu un accord d’association en 2014. Dans un pays très divisé entre les tenants d’une ouverture à l’ouest et les partisans d’un rapprochement avec la Russie, l’instabilité politique devrait perdurer. Les tensions, déjà fortes lors du scrutin présidentiel dont les résultats ont été contestés par une partie de la population, pourraient s’aviver à l’approche des élections législatives anticipées prévues en 2017.

Les revendications sécessionnistes de la Transnistrie, région située le long de la frontière avec l’Ukraine majoritairement peuplée de russophones, persistent. Le pays reste touché par une grande pauvreté et un climat des affaires peu attractif. Les performances en matière de gouvernance se dégradent selon les indicateurs de la banque mondiale, qui classe le pays au 173ème rang pour la lutte contre la corruption en 2015 (166ème en 2014) et 140ème pour la stabilité politique (130ème un an avant).

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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