Etudes économiques
Myanmar

Myanmar

Population 51,846 millions
PIB par habitant 1212 $US
D
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015) 2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 8,0 7,3 6,3 7,5
Inflation (moyenne annuelle) 5,9 11,4 9,8 9,1
Solde budgétaire / PIB (%)  -0,6 -4,8 -4,6 -4,6
Solde courant / PIB (%)* -2,5 -4,3 -5,1 -5,0
Dette publique / PIB (%) 29,7 34,3 34,2 34,2

 

(e) Estimations (p) Prévisions

*année fiscale (avril- mars)

POINTS FORTS

  • Poursuite de la transition démocratique et du processus d’ouverture économique
  • Abondantes matières premières (riz, tek, minerais, gaz, pétrole)
  • Potentiel hydroélectrique considérable
  • Proximité d’économies dynamiques (Inde, Chine, Thaïlande)
  • Potentiel touristique élevé

POINTS FAIBLES

  • Risque de tensions ethniques élevé
  • Economie peu diversifiée
  • Secteur financier sous-développé

Appréciation du risque

La croissance restera dynamique

Tout comme en 2016, la croissance restera très soutenue en 2017. L’activité économique devrait profiter de la poursuite de la transition démocratique permise par les élections de novembre 2015 et l’arrivée au pouvoir de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) en avril 2016. Par ailleurs, l’adoption d’une nouvelle loi sur les investissements en octobre 2016 devrait également permettre de stimuler l’activité alors que le pays bénéficie du dynamisme des secteurs du gaz, des télécommunications et des biens de consommations. Le développement du secteur touristique devrait se poursuivre malgré l’insuffisance de l’offre hôtelière. Le secteur de la construction profiterait de l’essor des infrastructures touristiques. Le pays enregistre un afflux d’investissements étrangers permis par l’ouverture croissante du pays. Néanmoins, malgré le développement de zones économiques spéciales, le pays souffre toujours d’importantes carences en infrastructures, notamment électriques, qui pèsent sur la capacité de production du pays. De plus, la productivité est faible et la main d’œuvre peu qualifiée. Même si le secteur bancaire reste sous-développé, le crédit croit rapidement et soutient les dépenses de consommation et l’investissement. Par ailleurs, le secteur textile, bénéficiera du rétablissement, décidé en septembre 2016, du système de préférence généralisé avec les Etats-Unis qui garantira au Myanmar un accès privilégié au marché américain.
Bien que le niveau de pauvreté soit encore très élevé, la consommation privée, qui représente 80 % du PIB, continuera d’alimenter la croissance et les investissements étrangers dans le secteur agroalimentaire. Elle sera également soutenue par la hausse des dépenses sociales. Néanmoins, l’inflation restera élevée en raison des politiques économiques accommodantes et de la croissance rapide des prix des logements, de l’électricité et de l’alimentation.

 

Déficits jumeaux mais croissance des IDE

La stabilisation du déficit budgétaire devrait se poursuivre en 2017. Le gouvernement privilégie les dépenses permettant le développement des infrastructures mais également les dépenses sociales (éducation, santé). Par ailleurs, alors que les revenus sont contraints par la faiblesse du prix du gaz naturel, les autorités souhaitent poursuivre les réformes visant à élargir l’assiette fiscale ce qui permettrait de faire progresser les recettes budgétaires. Par ailleurs, la dette publique a bénéficié d’une annulation et d’un rééchelonnement des arriérés en Club de Paris permettant l’octroi de prêts concessionnels pour financer le développement de ses infrastructures. Ainsi, la dette publique resterait modérée et soutenable.
Du côté des comptes extérieurs, le déficit courant devrait, également, se stabiliser en 2017. En dépit de la progression des exportations, le pays affiche un déficit commercial alimenté par d’importantes importations liées aux projets d’investissement mais également induites par une consommation soutenue. Celui-ci est néanmoins partiellement compensé par des flux d’IDE en hausse. Dans ce contexte, les réserves de changes resteront à un niveau convenable (7 mois d’importations).

 

La transition démocratique se confirme mais les tensions interethniques restent vives

Au niveau politique, le pays a connu un processus de libéralisation sans précédent. Les élections législatives de novembre 2010, qui ont mis fin à l’exercice du pouvoir par la junte militaire, ont ouvert la voie à un processus de réformes dès l’été 2011. Des élections législatives partielles se sont tenues en avril 2012, les premières auxquelles participait l’opposition dans son ensemble depuis celles de 1990. La Ligue Nationale pour la démocratie (LND) a remporté 43 des 45 sièges en jeu, permettant à Aung San Su Kyi, leader de la LND, de devenir député. Lors des très attendues élections générales du 8 novembre 2015, la LND a remporté plus de 80 % des voix. Elle bénéficie, ainsi, de la majorité absolue au Parlement, bien que 25 % des sièges restent réservés aux membres de la junte. La LND est arrivée au pouvoir en avril 2016. Htin Kyaw a été élu président par le Parlement et Aung San Su Kyi est devenue « conseillé de l’Etat », un rôle taillé sur mesure alors que la Constitution lui interdisait de devenir président en raison de ses liens de parenté avec des étrangers. Des élections législatives partielles devraient avoir lieu en avril 2017. Avec 12 sièges du Parlement national en jeu, elles ne peuvent remettre en cause la majorité de la LND mais elles constitueront un premier test pour le parti, un an après son accession au pouvoir.
Le processus d’ouverture a permis, en 2012 et 2013, la levée de la majeure partie des sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Toutefois, les relations de Naypyidaw avec les pays occidentaux pourraient pâtir de la persistance des tensions interethniques et religieuses entre majorité bouddhiste et minorité musulmane dans l’Etat du Rakhine.
Enfin, l’environnement des affaires reste précaire et le Myanmar est l’un des pays les plus mal classés au monde en ce qui concerne la qualité de la gouvernance.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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