Etudes économiques
Namibie

Namibie

Population 2,4 millions
PIB par habitant 5 589 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

Principaux indicateurs économiques 2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 0,7 -0,8 -0,2 0,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 6,7 6,2 4,2 5.0
Solde public / PIB (%) * -5,1 -4,9 -4,5 -4,1
Solde courant / PIB (%) -15,7 -3,3 -2,9 -2,8
Dette publique / PIB (%) 42,6 43,3 45,3 46,2

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année fiscale d’avril 2019 à mars 2020.

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minérales (diamant, uranium, cuivre) et halieutiques
  • Bonnes infrastructures de transport
  • Potentiel touristique

POINTS FAIBLES

  • Dépendance au secteur minier
  • Chômage élevé et inégalités persistantes
  • Secteur agricole exposé aux aléas climatiques
    • Dépendance à l’Afrique du Sud

Appréciation du risque

Un retour à la croissance en perspective

Après deux années de contraction, l’activité économique devrait reprendre de la vigueur en 2019. En effet, le secteur primaire portera la croissance, en particulier grâce au secteur agricole et à l’exploitation d’uranium. La production de la mine d’uranium de Husab, la troisième mine d'uranium à ciel ouvert au monde, devrait monter en puissance, atteignant sa pleine capacité en 2019, faisant du pays le troisième producteur mondial d’uranium, derrière le Kazakhstan et le Canada. De plus, la production de diamant offshore, qui représente 75 % de la production totale, continuera d’augmenter. Néanmoins, l’extraction onshore devrait diminuer, en raison de l’épuisement des gisements terrestres. La mine d’Elizabeth Bay, par exemple, ne devrait plus fournir de diamants au-delà de 2019 selon Namdeb, l’entreprise qui est chargée de son exploitation.

De son côté, le secteur secondaire devrait se stabiliser. D’une part, il sera soutenu par les industries manufacturières et le secteur de l’eau et de l’électricité, d’autre part, son développement restera freiné par la construction, activité qui a le plus souffert durant la récession et qui peine à retrouver une dynamique positive.

Quant aux activités du secteur tertiaire, elles participeront au rebond de la croissance, grâce à la reprise de la consommation qui stimulera le commerce. Cependant, la consommation privée restera contrainte par un chômage toujours très élevé (environ 23 % de la population active) et un niveau d’inflation qui repartira à la hausse en 2019. Le dollar namibien étant ancré au cours du rand, le niveau d’inflation restera vulnérable à la volatilité de la devise sud-africaine.

 

Difficile équilibre entre soutien à la reprise économique et poursuite de la consolidation budgétaire

En 2019, la consolidation budgétaire, engagée en 2015, se poursuivra plus lentement. En effet, le gouvernement devrait poursuivre ses efforts pour réduire les dépenses publiques, tout en s’efforçant de ne pas freiner la reprise. Cependant, un dérapage budgétaire à l’approche des élections présidentielles de novembre 2019 n’est pas à exclure. Côté recettes, des réformes ont été engagées afin d’améliorer l’efficacité de leur collecte, ainsi que pour élargir l’assiette fiscale. Le gouvernement devrait continuer dans ce sens en 2019, afin de tenter de compenser la baisse attendue des recettes douanières versées par la Southern African Custom Union (SACU). Le ratio de la dette publique sur le PIB a continué d’augmenter ces dernières années, mais à un rythme moins soutenu que par le passé. Cependant, une part grandissante de la dette est extérieure (plus de 40 %), et donc soumise à un risque de change, en particulier à court terme.

Après avoir diminué en 2018, le déficit de la balance courante devrait se stabiliser en 2019. Bien que toujours déficitaire, le solde de balance commerciale bénéficiera de la reprise du secteur minier, qui contribue pour près de 40 % aux recettes d’exportations du pays. Malgré un prix du pétrole qui sera encore élevé en 2019, les importations augmenteront dans une moindre mesure, la demande domestique restant faible. De plus, le dynamisme du tourisme permettra à la Namibie d’enregistrer une augmentation de l’excédent de la balance des services. Cependant, la baisse attendue des recettes douanières de la SACU, conséquence de la morosité de la croissance régionale, et de plus importants décaissements de revenus découlant d’IDE, entraînera une diminution de l’excédent de la balance des transferts et des revenus. L’afflux de capitaux et d’investissements étrangers permettra de financer ce déficit courant.

 

Hage Geingob, candidat favori pour les élections présidentielles

Le président Hage Geingob est en bonne position pour être réélu en novembre 2019. Sa domination sur la scène politique s’est confirmée en 2017, avec son élection à la présidence de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO). L’hégémonie de ce parti, au pouvoir depuis l’indépendance (1990), devrait se maintenir face à une opposition qui peine à s’organiser. Cependant, la disposition, finalement retirée, du projet de loi National Economic Equitable Empowerment (Développement économique équitable à l’échelle nationale) qui imposait une participation de 25 % au capital des entreprises privées pour les « personnes précédemment défavorisées », et la question controversée de la redistribution des terres à l’avantage des populations noires illustrent le risque politique résultant des fortes inégalités. En effet, le président Geingob doit trouver un équilibre entre les pressions exercées par les membres de la SWAPO et une partie de l’électorat, et le contexte économique fragile, ces dispositions pouvant effrayer de potentiels investisseurs.

Les inégalités dans la répartition des terres et du capital pèsent également sur l’environnement des affaires. En l’absence de réformes, le pays continuera de subir une perte de compétitivité vis-à-vis de ses concurrents de la SADC. En 2019, le pays occupe la 107e place (sur 190 pays) du classement Doing Business.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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