Etudes économiques
Nouvelle-Zélande

Nouvelle-Zélande

Population 4,647 million
PIB par habitant 37066 US$
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

  2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3.0 3.1 2.8 2.7
Inflation (moyenne annuelle) 1.2 0.3 0.7 1.5
Solde budgétaire / PIB (%) -0.3 -0.2 -0.4 -0.3
Solde courant / PIB (%) -3.1 -3.3 -3.0 -3.5
Dette publique / PIB (%) 30.3 30.0 29.8 29.2

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Proximité avec l’Asie et l’Australie
  • Attrait touristique et secteur agricole important
  • Dette publique contenue
  • Démographie dynamique

POINTS FAIBLES

  • Economie dépendante des investissements étrangers
  • Endettement significatif des ménages et des entreprises (notamment dans le secteur agricole)
  • Dépendance à la demande chinoise
  • Pénurie de main d’œuvre qualifiée

Appréciation du risque

La croissance reste soutenue malgré le ralentissement chinois

En 2017, la croissance devrait rester soutenue, à un niveau similaire à celui de 2016, malgré le ralentissement de la croissance en Chine (premier partenaire commercial) qui affecterait toujours l’économie. L’activité serait donc portée par la demande interne, favorisée par une politique monétaire plus accommodante ainsi qu’un taux de chômage faible (4,9 % en septembre 2016). En effet, la baisse des taux directeurs de la banque centrale ainsi que la forte croissance de l’immigration soutiendraient la consommation des ménages. La hausse des prix immobiliers favoriserait également la consommation privée, bien que le niveau élevé d’endettement des ménages (165 % du revenu disponible brut) constitue un risque pour la stabilité du système bancaire.
Le secteur de la construction serait soutenu par l’investissement résidentiel et la poursuite des projets de reconstruction consécutifs aux séismes de 2011 et de 2016. Les investissements dans le secteur agricole devraient reprendre en 2017 en raison de la croissance modérée des prix de ces biens et de l’amélioration de la productivité. En effet, les secteurs du lait (un quart des exportations), de l’arboriculture (pomme et kiwi) ainsi que de la filière bois se porteraient mieux. Cependant, les agriculteurs se sont fortement endettés afin de pallier aux pertes induites par les prix bas (notamment du lait), ce qui les rend plus vulnérable à d’éventuels chocs (sécheresse, séisme). Par ailleurs, le regain d’intérêt des Etats-Unis et de l’Australie pour ces biens, permet en partie de compenser le ralentissement de la demande chinoise.
L’inflation devrait progresser, se rapprochant ainsi de la cible de la banque centrale (2 %). Cette progression serait portée par la croissance de la demande interne, la reprise modérée des prix du pétrole ainsi que la stabilisation du taux de change. La banque centrale (RBNZ) a abaissé son taux directeur de 100 points de base entre octobre 2015 et novembre 2016 (passant de 2,75 % à 1,75 %), et devrait continuer son assouplissement monétaire en 2017 afin de soutenir la demande domestique.
A noter que les autorités disposent également d’une marge de manœuvre budgétaire (faible dette et déficit) pour relancer l’activité si nécessaire.

 

Finances publiques saines et déficit courant viable

Le déficit budgétaire devrait continuer à se réduire, s’approchant ainsi de l’équilibre. En effet, le retour à un excédent budgétaire reste une des priorités du gouvernement dans la mesure où le pays est principalement endetté auprès de non-résidents et qu’il devra faire face à un déficit de plus en plus important de son système de sécurité sociale (vieillissement de la population). Dans le même temps, la dette publique devrait légèrement se réduire, bien qu’elle soit déjà à un faible niveau en comparaison des autres pays de l’OCDE.
Le solde courant, structurellement déficitaire en raison de son déficit de la balance des revenus, devrait se dégrader légèrement en 2017. La croissance des exportations (notamment agricoles) ne compenserait pas totalement celle des importations, qui est soutenue par une demande intérieure dynamique.
Par ailleurs, l’accord de partenariat transpacifique (TPP), signé en octobre 2015, devrait être remis en cause par l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, qui est défavorable à la ratification de l’accord par le Parlement. Cependant, un autre accord multilatéral (le partenariat économique régional global, RCEP) est en cours de négociation et concernerait entre autres la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud. Ce nouvel accord pourrait alors se substituer au TPP en créant de nouvelles opportunités pour le pays, notamment pour le secteur agricole et laitier. La signature de l’accord pourrait ainsi permettre au pays de porter la part des exportations dans le PIB à 40 % d’ici 2025, contre 30 % en 2016, comme le souhaitent les autorités.
En outre, le secteur bancaire néozélandais est plutôt bien capitalisé, même si le faible taux d’épargne des ménages (3 %) oblige les banques à emprunter sur les marchés financiers et sont donc exposées à la volatilité de ces derniers. La concentration du secteur, dominé par quatre banques ainsi que le fort endettement des ménages et des exploitants agricoles sont également des sources de vulnérabilité.

 

Un environnement des affaires très favorable

John Key, Premier ministre depuis 2008, a annoncé sa démission le 5 décembre 2016, un an avant la fin de son mandat. Le leader du Parti National, pourtant pressenti pour briguer un quatrième mandat, a évoqué des raisons familiales afin de justifier sa démission. Son successeur, Bill English, bénéficiera d’une conjoncture économique très favorable à l’approche des élections législatives de Novembre 2017.
Par ailleurs, l’environnement des affaires est particulièrement favorable puisque le pays est placé en première position (sur 190 pays) du dernier classement Doing Business de la Banque mondiale. Il se situe notamment premier en ce qui concerne le processus de création d’entreprise, l’obtention de crédit et la protection des investisseurs minoritaires.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Les principes du droit et le système judiciaire néo-zélandais reposent en grande partie sur la "common law" et sur l’organisation judiciaire britannique, compte tenu des liens historiques étroits unissant les deux pays depuis le milieu du XIXème siècle.

 

 

Moyens de paiement

La lettre de change et le billet à ordre ne sont pas d’un usage très commun dans les opérations commerciales néo-zélandaises. En revanche, si le chèque reste encore utilisé dans le commerce courant, les transferts de fonds et le  paiement par carte bancaire se développent rapidement.

 

Pour le règlement des échanges internes et internationaux, le mode de paiement le plus fréquent est le virement télégraphique ou le virement bancaire, selon le réseau SWIFT auquel sont rattachées les grandes banques néo-zélandaises, permettant rapidité et efficacité de traitement à moindre coût.

 

Il existe aussi un système de transfert interbancaire très automatisé pour le règlement des échanges internationaux, le Continuous Linked Settlement System (CLS) auquel fait désormais partie le dollar néo-zélandais, au même titre que les principales devises étrangères.

 

Techniques de recouvrement

 Le recouvrement débute par une mise en demeure,a seven day letter,adressée au client lui rappelant ses obligations de paiement, majoré des intérêts contractuels.

 

A défaut de règlement de la société débitrice, et s’agissant d’une créance exigible, non contestée, supérieure à 1.000 NZD (ou après obtention d’un jugement), il est possible de lui adresser une sommation d’avoir à régler son arriéré ou de conclure un accord dans un délai de 15 jours, faute de quoi le créancier pourra demander sa mise en liquidation, cette dernière étant considérée comme en état d’insolvabilité (statutory demand under section 289 of the Companies Act 1993).

 

Dans le cadre de la procédure ordinaire, après l’assignation (statement of claim), le créancier peut solliciter du juge de bénéficier de la procédure accélérée permettant d’obtenir plus rapidement un titre exécutoire, en faisant délivrer au débiteur "an application for summary judgement",dès lors que ce dernier ne peut faire valoir une quelconque objection sur la créance.

 

Cette requête s’accompagne d’un affidavit (déclaration écrite sous serment du demandeur qui jure du bien-fondé de sa créance) et des justificatifs de l’impayé.

 

Lorsque la créance est complexe ou contestée, le seul recours demeure la procédure ordinaire (standard civil proceedings) qui risque d’être longue, deux ans environ et onéreuse, diligentée parla District Courtpour les réclamations dont l’enjeu pécuniaire est inférieur à 200.000 NZD ou, au delà de ce montant, devantla High Court.

Les pourvois sont portés devant  la Courd’Appel (Court of Appeal), puis les appels ultérieurs devantla CourSuprêmede Nouvelle Zélande.

 

La High Courtpermet, dans les cas éligibles, de bénéficier d’un traitement procédural plus rapide, tel que les cas touchant le monde de l’assurance, de la banque, de la finance, le droit de la propriété intellectuelle, les litiges relatifs au transport de marchandises, aux contrats commerciaux, à l’import/export de marchandises.

 

 

Au départ, la cour étudie tous les documents justifiant des prétentions réciproques des parties, puis la phase suivante consiste en l’examen attentif par les avocats des preuves portées en justice, selon le système du "discovery" au cours duquel chaque partie peut exiger de son adversaire toute preuve ou tout témoignage se rapportant au procès.

 

Un amendement aux Rules de la High Courtet des District Courts, à effet du 1er février 2012, encourage la production des preuves sous forme électronique (e-discovery), tel que les courriels, les communications en temps réel sur ordinateur, les bases de données comptables, sauf à ce que le plaideur obtienne une dérogation du juge.

 

De même, lors d’une audience relative à l’examen du litige, le juge peut ordonner une production standard des preuves ou une production adaptée des preuves (tailored discovery).

 

L’affaire est ensuite instruite par le tribunal qui entendra, le jour de l’audience, les arguments des avocats ainsi que les dépositions des témoins, également interrogés par les avocats respectifs des plaideurs, avant de rendre son jugement.

 

La résolution des différends peut se faire également soit par recours à l’arbitrage, soit par la médiation, en référence au mode alternatif de règlement des litiges (Alternative Dispute Resolution / ADR), permettant d’aboutir plus rapidement à une transaction entre les intéressés et souvent pour un coût moins élevé que dans la procédure ordinaire.

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