Etudes économiques
Nouvelle-Zélande

Nouvelle-Zélande

Population 4,9 millions
PIB par habitant 41 205 US$
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 2,6 2,8 2,5 -4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,9 1,6 1,4 1,9
Solde public * / PIB (%) 1,1 0,8 0,1 -0,1
Solde courant / PIB (%) -2,9 -3,8 -4,1 -4,3
Dette publique / PIB (%) 31,6 29,8 29,6 30,0

* Année fiscale 2020 : Avril 2019 – Mars 2020. (e): Estimation. (p): Prévision.

POINTS FORTS

  • Proximité de l'Asie et de l'Australie
  • Attrait touristique
  • Un secteur agricole vaste et compétitif (1er exportateur mondial de produits laitiers)
  • Comptes publics équilibrés et dette publique contenue
  • Bonne santé des entreprises : seulement 86 faillites reportées en 2018/2019 (taux le plus faible depuis 20 ans)
  • Une démographie dynamique grâce à l'immigration
  • Bonne qualité de vie

POINTS FAIBLES

  • Insularité
  • Dépendance à l'égard des investissements étrangers
  • Niveau d'endettement élevé des ménages et des entreprises (en particulier dans l'agriculture)
  • Dépendance à l'égard de la demande chinoise
  • Pénurie de main-d'œuvre qualifiée
  • Pénurie et flambée des prix du logement (+60 % depuis 2008)
  • Manque de R&D et faible croissance de la productivité du travail en comparaison des autres pays de l’OCDE

Appréciation du risque

Une croissance solide

La croissance resterait solide en 2020, soutenue par des politiques monétaire et budgétaire accommodantes. Le taux directeur de la banque centrale, qui a atteint un plancher record à 1,0 % en août 2019, pourrait voir une nouvelle diminution, afin de favoriser une augmentation de l’inflation dans la moitié supérieure de la fourchette cible (1-3 %). La consommation privée (60 % du PIB) ne croîtrait que modestement, pénalisée par une plus faible croissance démographique (en raison de la réduction de l’immigration), le refroidissement du marché immobilier et l’endettement des ménages (environ 160 % du revenu disponible). Elle bénéficierait, néanmoins, de la hausse des salaires réels (grâce à un faible chômage et une élévation du salaire minimum en avril 2019, puis 2020) et du soutien des dépenses publiques, le budget 2019/2020 prévoyant une hausse des allocations.

La croissance de l’investissement (domestique et étranger, 20 % du PIB) ralentirait sous l’effet de la faible confiance des entreprises quant à la politique du gouvernement, aux coûts et à la disponibilité de la main-d’œuvre, et aux faibles marges de profit. Notamment, la décision du gouvernement de freiner l'immigration (en durcissant l'accès aux visas pour les travailleurs peu qualifiés et les étudiants, théoriquement pour réduire les pressions sur les prix du logement) fait craindre une pénurie future de travailleurs, et a été perçue comme une mesure populiste. Cependant, l’investissement public associé à des termes de l’échange favorables et un taux d’intérêt faible atténueront ces effets. L’investissement immobilier serait, quant à lui, soutenu par une demande élevée, malgré les contraintes de capacité pesant sur la construction.

Les exportations nettes devraient contribuer positivement à la croissance, profitant de la faiblesse du dollar néo-zélandais (qui contraindrait aussi les importations). Cependant, le pays étant une petite économie très ouverte, il souffrirait du ralentissement économique mondial. Les produits agricoles (en particulier les produits laitiers et la viande) constituent l’essentiel des exportations de biens, ce qui expose le secteur extérieur aux fluctuations des prix des matières premières et aux aléas climatiques. La croissance de la demande de protéines dans les économies en développement (en particulier en Asie, qui représente la moitié des exportations) soutiendra les prix de la viande, des produits laitiers et horticoles. Le secteur touristique (premier poste d’exportation) se portera bien.

 

Situation budgétaire solide ; balance courante déséquilibrée

Le budget 2019/2020, premier budget à adopter l’approche du « bien-être », prévoit une augmentation des dépenses publiques. Le déficit budgétaire serait, néanmoins, très modeste, le gouvernement étant toujours engagé à maintenir la dette nette inférieure à 20 % du PIB d’ici 2022. Les dépenses sociales sont le principal poste de dépenses, notamment les exonérations d'impôt sur le revenu pour les personnes à très faibles revenus et l'augmentation des allocations familiales. Des investissements sont aussi attendus dans les infrastructures et le logement, notamment avec le programme KiwiBuild. En outre, des incitations fiscales à l'investissement privé dans la R&D seront élargies, l'objectif étant de porter la R&D à 2 % du PIB.

Le déficit courant devrait rester stable, reflétant un déficit structurel des revenus (3 % du PIB), lié aux rapatriements des profits par les investisseurs étrangers. L’excédent des services (1,5 % du PIB), dû, en particulier, au tourisme, sera compensé par le déficit commercial, engendré par des importations conséquentes de biens d’équipement et la dépréciation de la monnaie. Le déficit courant est principalement financé par des investissements de portefeuille et, plus marginalement, des IDE, ce qui rend le pays vulnérable aux sorties de capitaux. La dette extérieure (plus de 90 % du PIB), importante du fait de la dette immobilière des ménages est principalement contractée en dollars néo-zélandais.

 

Stabilité du gouvernement de coalition

Les élections législatives de 2017 ont abouti à un Parlement sans majorité et à la formation d’un gouvernement de coalition entre le Parti travailliste, le parti populiste New Zealand First et le Green Party. La Première ministre travailliste Jacinda Ardern continue de jouir d’une popularité élevée, ce qui devrait placer le parti travailliste dans une position favorable pour les élections législatives, prévues en novembre 2020. La coalition ne semble pas menacée, bien que des mauvaises conduites et démissions au sein du parti travailliste et du gouvernement aient terni son image. Néanmoins, des désaccords entre les partis membres de la coalition pourraient la fragiliser, d'autant plus que le Parti National (au pouvoir entre 2008 et 2017) demeure une force d'opposition puissante au Parlement, et que les partis chercheront probablement à se différencier à l’approche des élections.

Sur le plan international, le pays bénéficiera d’être un membre (fondateur) du Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP). Cependant, ses principaux partenaires commerciaux étant les États-Unis et la Chine (plus d’un tiers du commerce néo-zélandais), cela sera source d’incertitudes dans le contexte mondial de guerre commerciale, de montée du protectionnisme et de ralentissement économique global.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

Paiement

Les méthodes de paiements primaires comprennent les cartes (cartes de débit et crédit) et le crédit ou le débit électroniques (débits et crédits directs, paiements de factures automatisés et virements électroniques). Il y a eu une augmentation rapide de l’utilisation des paiements sans contact, des applications sur téléphone mobile et des paiements en ligne. Même si le numéraire reste un mode de paiement important, son utilisation diminue rapidement et l’utilisation des chèques a été divisée par deux entre 2013 et 2016. Les virements bancaires et les virements bancaires SWIFT sont les modes de paiement les plus fréquemment utilisés pour les transactions nationales et internationales. La plupart des banques de Nouvelle-Zélande sont connectées au réseau SWIFT.

 

Recouvrement des créances

Processus général

Le processus de recouvrement de créances commence généralement par l’envoi d’une mise en demeure dans laquelle le créancier notifie au débiteur ses obligations de paiement (y compris de tout intérêt contractuel dû) avec un certain délai pour effectuer le paiement.

 

Procédures de jugement sommaire

Si le créancier ne reçoit pas de paiement à la suite de la mise en demeure, il est possible d’engager une procédure de jugement sommaire. Cette procédure concerne les situations dans lesquelles le débiteur n’a pas d’opposition réelle à la créance. En fonction de la valeur de la créance, il est possible de saisir le tribunal de district ou de la Haute Cour d’une demande. Le tribunal de district est compétent pour examiner des demandes d'indemnisation d'un montant maximum de 350 000 NZD, et la Haute Cour examine généralement des demandes d'indemnisation d'un montant supérieur à 350 000 NZD. Une requête doit être produite, parallèlement à une mise en demeure, une demande de jugement sommaire et une déclaration sous serment à l’appui du créancier (ou dans le cas d’une entreprise, d’une personne ayant une connaissance personnelle des faits qui est autorisée à faire prêter serment au nom de l'entreprise), qui expose les éléments de la réclamation. Un jugement sommaire est en général une méthode plus efficace pour résoudre les litiges que les procédures ordinaires. Cela implique en général une audience qui dure environ une journée (si le débiteur se défend), les preuves étant données par voie de déclaration sous serment plutôt qu’en faisant appel à des témoins. Si la demande est retenue, le tribunal peut rendre un jugement en faveur du créancier. Si la demande ne fait pas l’objet d’une défense, le jugement peut être rendu par défaut en faveur du créancier, sans besoin d’audience bien qu'une comparution en cour soit nécessaire pour appeler l'affaire. Si le défendeur est en mesure de produire une défense sérieuse, le tribunal peut décliner le jugement sommaire et ordonner que le problème soit examiné en procédure ordinaire.

 

Procédure ordinaire

La procédure ordinaire est utilisée lorsque le jugement sommaire n'est pas disponible parce que le débiteur a soulevé une défense véritable, ou si le jugement sommaire n'est pas accordé. Les procédures ordinaires sont initiées en déposant une mise en demeure et une requête. En fonction de la valeur de la créance (comme indiqué ci-dessus), ces procédures peuvent se faire auprès du tribunal de district ou de la Haute Cour. À la différence du jugement sommaire, une procédure avec une défense ordinaire peut impliquer d’autres procédures, notamment la communication de documents, l’audition de témoins et des requêtes interlocutoires, ou la déposition de mémoires d'éléments de preuve, selon la nature de l'instance.

 

Appels

La Haute Cour a juridiction pour statuer sur les appels provenant du tribunal de district. La cour d’appel a juridiction pour examiner les appels formés contre les décisions de la Haute Cour. Les appels sont en général limités aux questions de droit uniquement. La juridiction suprême en Nouvelle-Zélande est la Cour suprême. Les appels devant la Cour suprême ne peuvent être examinés qu’avec autorisation de cette Cour. L’autorisation sera accordée si la Cour suprême estime qu’il est nécessaire, dans les intérêts de la justice, d’examiner l’appel.

 

Exécution d’une décision de justice

Si le tribunal rend un jugement en faveur du créancier, s’il n’y a pas d’appel, ou si tous les recours possibles ont été épuisés, le créancier peut se tourner vers la Haute Cour ou le tribunal de district (en fonction de la valeur de la créance comme indiqué ci-dessus), pour demander une mesure coercitive. Ceci peut inclure une déduction à partir des salaires ou avantage des débiteurs (si le débiteur est une personne), la saisie des biens, une procédure de saisie-arrêt ou grever les biens du débiteur. Les jugements étrangers doivent tout d’abord être reconnus par le tribunal au titre de la loi sur l’application réciproque des jugements de 1934 (Reciprocal Enforcement of Judgments Act) ou du droit commun.

 

Procédure d’insolvabilité

Faillite

Si le créancier ne reçoit pas de paiement après avoir obtenu un jugement contre le débiter et si ce dernier est un particulier, le créancier peut envoyer au débiteur un avis de faillite. Le non-respect d’un avis de faillite du débiteur est considéré par la loi comme un acte de faillite.

 

Sommation de payer

Si le débiteur n’effectue pas un paiement conformément à la mise en demeure et que ce débiteur est une société, le créancier a à sa disposition éventuelle une autre mesure : la préparation et la remise d’une sommation de payer pour les sommes non réglées. Cette mesure peut être utilisée comme alternative au jugement sommaire ou à la procédure ordinaire. Une sommation de payer ne peut être émise que s’il n’y a pas de litige essentiel sur la créance. Dès sa notification, la société débitrice dispose de 15 jours ouvrables pour régler la créance ou pour conclure un arrangement de paiement avec le créancier. Si la société débitrice n’effectue pas le paiement conformément à la sommation de payer, le créancier a 30 autres jours ouvrables pour commencer les procédures de liquidation à l’encontre de la société débitrice en raison du non-respect de la sommation de payer à titre de preuve de l’incapacité du débiteur à régler ses dettes. Néanmoins, une société débitrice peut faire une demande pour annuler une sommation de payer dans les dix jours ouvrables après qu’elle lui ait été remise. Le tribunal peut annuler la sommation de payer s’il y a un litige important sur la question de savoir si la créance est due, si la société débitrice a fait une demande reconventionnelle, une demande de compensation ou une contre-demande ou s’il y a d’autres motifs adéquats.

 

Liquidation judiciaire

La liquidation implique la réalisation et la distribution des actifs de la société débitrice lorsque la société est insolvable, ou lorsque l’on ne s’attend pas à ce qu’elle reste en activité. Un liquidateur est nommé, et reprend la gestion de la société, réalise ses actifs, paie ses créanciers et distribue le solde à ses actionnaires.

 

Compromis avec les créanciers

Il existe deux formes potentielles de compromis entre créanciers, soit un accord informel entre débiteur et créancier, soit un compromis formel entre créanciers en vertu du Companies Act 1993. Un compromis formel est un accord contraignant entre une société débitrice et son ou ses créanciers concernant le paiement de ses dettes, les conditions étant moins exigeantes que celles stipulées par les droits légaux des créanciers. Un compromis peut impliquer des paiements au fil du temps, des reports de paiements ou l’acceptation d’un montant inférieur à titre de solde intégral et définitif de la créance. Une fois qu’un compromis avec les créanciers est approuvé par la majorité des créanciers requise ou par le tribunal, le compromis lie tous les créanciers. Une procédure équivalente existe pour les particuliers en vertu de la loi de 2006 sur l'insolvabilité.

 

Administration volontaire

L’objectif de cette dernière est d’essayer d’optimiser les chances d’une société insolvable de poursuivre son activité, ou si cela n’est pas possible, de permettre d’avoir un meilleur retour pour les créanciers que celui qu’apporterait une liquidation immédiate. Elle renforce la procédure de compromis avec les créanciers existante en qualité d’alternative à la liquidation, en imposant un moratorium pour les créanciers qui prennent des mesures pour exiger le remboursement de leurs créances. En attendant, l’administrateur tente de voir s’il est possible de « sauver » la société ou non.

 

Autres processus alternatifs

Le tribunal de solution des litiges met en œuvre une procédure informelle et confidentielle gérée par un arbitre qui encourage les deux parties à parvenir à un accord ou prend une décision contraignante si les deux parties ne peuvent s’entendre. En première instance, il s'agit généralement d'une option moins coûteuse, car elle évite les avocats. Néanmoins, le tribunal de solution des litiges n’a pas juridiction pour entendre les dettes non contestées. Il peut entendre des réclamations pour des dettes contestées d’un montant inférieur à 15 000 NZD ou, si les deux parties l’acceptent, étendre la limite financière jusqu’à 20 000 NZD.

D’autres solutions des litiges, notamment l’arbitrage ou la médiation, peuvent être utilisées aussi pour résoudre des litiges et obtenir des règlements rapides hors tribunal. L’option est fréquemment moins coûteuse que les recours auprès d’un tribunal.

Défaillances d'entreprises - Nouvelle Zélande
Haut de page
  • Français
  • English