Etudes économiques
Oman

Oman

Population 3,8 millions
PIB par habitant 16699 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015 2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 2,5 4,2 3,1 1,0
Inflation (moyenne annuelle) 1,0 0,1 1,1 3,1
Solde budgétaire / PIB (%) -1,0 -15,1 -14,1 -10,2
Solde courant / PIB (%) 5,6 -17,5 -21,2 -17,6
Dette publique / PIB (%) 4,8 14,8 21,8 24,4

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Situation stratégique sur le détroit d’Ormuz
  • Economie en cours de diversification (pétrochimie, sidérurgie, activité portuaire, tourisme)
  • Solidité du système bancaire et ouverture aux investissements étrangers 

POINTS FAIBLES

  • Diminution des réserves d’hydrocarbures et exposition accrue aux fluctuations de leurs cours
  • Inadéquation de la qualification de la main d’œuvre locale, d’où dépendance du secteur privé envers la main d’œuvre étrangère
  • Succession du Sultan Qaboos encore incertaine

Appréciation du risque

Net ralentissement en 2016 et pas de reprise en 2017

La faiblesse des prix du pétrole en 2016 a eu un impact significatif sur l’économie omanaise qui a enregistré un net ralentissement. Alors que la croissance de la production de pétrole brut a atteint un record de 1 Mb/j et que l’entrée en service du projet Khazzan a permis d’accroître la production de 5 %, les performances du secteur pétrolier n’ont pu que difficilement compenser le ralentissement de l’économie hors pétrole en 2016. Les coupes budgétaires couplées aux faibles perspectives du secteur non pétrolier ont pesé sur l’investissement. La consommation des ménages, moteur de l’activité, marque également le pas suite au gel des embauches de fonctionnaires et au manque de dynamisme du secteur privé. La confiance des ménages a atteint un point bas en janvier 2016. Le secteur de la distribution a montré un léger recul, alors que le secteur de la construction restait robuste. En 2017, la situation ne devrait que faiblement évoluer. Les autorités devraient poursuivre les coupes budgétaires et maintenir leur moratoire sur les embauches. En outre, la mise en place de nouvelles taxes pourrait continuer de peser sur le pouvoir d’achat et donc la consommation. L’investissement devrait également pâtir de la rigueur budgétaire, puisqu’une part importante du budget devrait être allouée aux dépenses courantes. Les projets dont la phase d’exécution  n’est pas entamée pourraient être annulés. L’inflation qui est restée modérée en 2016 devrait s’accélérer en 2017 suite à l’augmentation des prix de l’eau et l’électricité.

 

Des déficits jumeaux conséquents et qui perdurent

Bien qu’il se soit légèrement résorbé en 2016, le déficit public est resté conséquent. La faiblesse du prix de pétrole a engendré une contraction des recettes budgétaires. Cette dernière a cependant été partiellement compensée par l’effort fourni par les autorités. En effet, alors que les recettes ont baissé de 13 %, les dépenses ont diminué de 12 %. En 2017, la légère remontée des cours devrait permettre une amélioration des recettes budgétaire, dont plus de 60 % dépendent des revenus pétroliers. Les recettes hors pétrole devraient, quant à elles, pâtir de la dégradation de l’activité économique. En réponse à la baisse des recettes publiques, les autorités envisagent une augmentation des taxes et des prélèvements obligatoires, ainsi que la mise en place d’une TVA commune au CCG qui devrait être implémentée au cours de la deuxième moitié de 2017. Les dépenses d’investissements seraient en outre limitées aux projets déjà entamés. De même, les dépenses courantes qui représentent trois quart du budget de l’Etat devraient diminuer. Le gel des salaires de la fonction publique et l’arrêt des embauches seraient reconduit. L’importance des déficits publics entraînerait une augmentation substantielle de la dette en 2017, alors même que cette dernière a crû de plus de 50 % en 2016 suite à la signature d’un accord de prêt syndiqué de USD 1 milliard auprès d’un consortium de banques étrangères et à l’émission de USD 2,5 Mds sur le marché obligataire. Les autorités devraient continuer  de recourir au marché international pour se financer, mais les récentes dégradations par les agences de notation de la note souveraine du sultanat risquent d’entraîner à moyen terme un surenchérissement du coût de la dette.

 

Le système bancaire fait face à un resserrement des liquidités causé par le ralentissement des dépôts et la hausse des emprunts publics. Les banques dont la profitabilité est restée élevée risquent de voir leurs marges amoindries et les créances douteuses augmenter.

 

Après avoir atteint un point haut en 2016, le déficit du compte courant resterait important en 2017. Les exportations, diminuant en valeur et ne permettant plus de couvrir les besoins en importations, la balance commerciale entrerait en territoire négatif. Les autorités ne devraient cependant pas remettre en cause l’ancrage du rial omanais au dollar, bien que le relèvement des taux américains entraîne un accroissement des  spéculations sur un possible décrochage.

 

La stabilité politique reste fragile dans un environnement extérieur hostile

Bien que le risque politique ne se matérialise pas à court terme, de réelles incertitudes pèsent quant à la stabilité du sultanat. La santé fragile du Sultan Qaboos, clef de voute du régime, fait de nouveau émerger la question de la succession dans un contexte de ralentissement économique et de réduction des dépenses publiques en direction des ménages omanais. En outre, le pays fait face à un environnement régional de plus en plus hostile, la dégradation de la situation au Yémen faisant peser un risque direct sur la sécurité intérieure du pays.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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