Etudes économiques
Pakistan

Pakistan

Population 189,870 millions
PIB par habitant 1427 US$
C
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014/15 2015/16  2016/17 (p) 2017/18 (p)
Croissance PIB (%) 4,0 4,7 5,0 5,4
Inflation (moyenne annuelle) 4,5 2,9 4,6 5,0
Solde budgétaire / PIB (%) -5,4 -4,4 -4,0 -3,4
Solde courant / PIB (%) -1,0 -0,9 -1,7 -2,4
Dette publique / PIB (%) 63,6 66,9 63,2 62,0

 

(e) Estimations  (p) Prévisions

L'année fiscale se clôture en juin

POINTS FORTS

  • Marché intérieur considérable, alimenté par une démographie dynamique
  • Importants transferts de travailleurs expatriés
  • Main d’œuvre peu chère et abondante
  • Perspective positive du corridor économique avec la Chine

POINTS FAIBLES

  • Environnement géopolitique très tendu et forte insécurité domestique (terrorisme)
  • Carence des infrastructures sanitaires, agricoles et éducatives
  • Dépendance énergétique
  • Fréquente pénurie d’électricité et d’eau
  • Faible diversification sectorielle et concentration sur quelques secteurs à faible valeur ajoutée

Appréciation du risque

La reprise économique s’est enclenchée grâce au programme d’aide du FMI initié en 2013

Grâce au programme d’aide du FMI et au faible niveau du prix du pétrole, la performance macroéconomique s’est améliorée en 2016. La croissance resterait soutenue par la consommation des ménages, alimentée par d’importants transferts de revenus des travailleurs expatriés. Néanmoins, le faible taux d’activité des femmes et l’insuffisance de la production électrique du pays, malgré une récente amélioration, entraveront la réduction de la pauvreté. L’investissement public augmenterait en raison de la progression des recettes publiques, notamment grâce à une gestion plus efficace de la collecte des impôts. Profitant d’une réduction des taux d'intérêt à long-terme et d’une croissance élevée du crédit au secteur privé (+26 % entre 2015-16 et 2016-17), le Pakistan devrait connaître une forte hausse de l’investissement privé en 2016-17. De plus, le corridor économique (CEPC) mis en place entre la région chinoise du Xinjiang et le port de Gwadar (sud-ouest du Pakistan) devrait lui permettre de recevoir d’importants flux d’investissements chinois, améliorant ainsi les infrastructures de transport et la capacité du pays à fournir de l’électricité. L’inflation augmenterait modérément avec la remontée des prix du pétrole mais surtout avec la forte volatilité de la roupie. La hausse de l’inflation dépendra aussi de la qualité des récoltes de coton et d’une augmentation ou non du prix de l’électricité. Les secteurs de l’industrie et des services (respectivement 21 % et 59,2 % du PIB) présenteront d’excellents résultats grâce à un meilleur approvisionnement électrique.

 

Le déficit budgétaire se réduit tandis que le déficit courant s’élargit

Depuis 2013, le déficit budgétaire s’est résorbé régulièrement sous l’effet des mesures d’assainissement préconisées par le plan triennal du FMI. Les recettes (15,2 % du PIB), bien que faibles, augmentent légèrement grâce à une meilleure collecte fiscale, tandis que les dépenses (19,6% du PIB) diminuent du fait de la forte réduction des subventions permise par la faiblesse des cours des hydrocarbures et le relèvement des prix de l’électricité. Cependant, la dette publique, qui est surtout domestique et libellée en monnaie locale, devrait demeurer élevée en 2016-17. Malgré l’expiration du programme du FMI en septembre, le déficit devrait continuer à baisser, la dette se stabiliser et son coût se réduire.
Le déficit courant, qui était censé se résorber à l’issue du programme, présenterait une évolution négative en 2016-17. Une concurrence accrue dans le secteur du textile en provenance du Vietnam, du Bangladesh et de l’Inde, combinée avec les aléas climatiques affectant la production de coton (déclin de 27,8 % en 2015-16) continueraient à freiner les exportations de textiles en 2016-17. En effet, l’important déficit commercial s’explique par la faiblesse historique des exportations pakistanaises (moins de 10% du PIB). Plus de la moitié est constituée de produits textiles. 19% correspondent à des produits agricoles, dont la moitié de riz, le reste essentiellement des fruits et du sucre. Les produits manufacturés ne constituent que 16% des exportations, avec surtout des produits chimiques, du ciment, des peaux et des articles en cuir. La diversification sectorielle est faible.
Ainsi, le déficit courant devrait se creuser pour l’année 2016-17 du fait d’un important déficit commercial, même si les transferts des expatriés, les emprunts du gouvernement et les IDE devraient aussi augmenter.

 

Un climat d’insécurité persistant

Les prochaines élections législatives auront lieu en septembre 2018. L’issue de celles-ci dépendra des résultats du gouvernement de Nawaz Sharif, qui, fort d’une confortable majorité parlementaire, devra répondre du bilan de son premier mandat. La vie politique pakistanaise est toujours soumise à une forte instabilité nourrie par les partis de l’opposition, notamment le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), et par le scandale des Panama Papers qui implique des membres du gouvernement, ainsi que de la famille du Premier Ministre. En outre, les autorités sont confrontées aux fondamentalistes musulmans (les talibans pakistanais) et à leurs actions terroristes fréquentes. Le Pakistan se situe dans un environnement sécuritaire extérieur difficile. Avec l’Inde, les relations sont tendues, notamment autour du Cachemire où les deux armées se font face. A l’ouest, les relations avec l’Afghanistan sont marquées par le problème des talibans que les deux pays s’accusent mutuellement d’entretenir pour nuire au voisin. Les relations avec le traditionnel allié américain souffrent des soupçons réciproques dans la lutte contre Al-Qaïda et les talibans. Enfin, la démocratie recouvre une faible gouvernance marquée, notamment, par la corruption. Le climat des affaires reste donc très détérioré dans ce contexte d’instabilité politique, de violence et de terrorisme. Au grave problème de corruption s’ajoutent la difficulté de faire reconnaître ses droits devant la justice, les lourdeurs administratives, la lenteur de la délivrance des permis de construire.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017 

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