Etudes économiques
Palestine

Palestine

Population 4,8 million
PIB par habitant 2 781,5 US$
D
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

Principaux indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) -0,2 4,3 3,5 3,4
Inflation (moyenne annuelle, %) -0.2 1,4 1,1 1,5
Solde public / PIB (%) * -11,4 -8,1 -9,7 -9,4
Solde courant / PIB (%) ** -9,9 -13,1 -13,2 -13,4
Dette publique / PIB (%) 40,4 36,1 36,9 38,9

* Hors dons ** Avec dons (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Statut d’État d’observateur à l’ONU depuis fin 2012
  • Population très jeune
  • Transferts importants de la diaspora

POINTS FAIBLES

  • Absence d’unité géographique, politique et économique
  • Taux de chômage très élevé
  • Restrictions de circulation en Cisjordanie imposées par Israël, et blocus de la bande de Gaza par l’Egypte et Israël
  • Enlisement du processus de paix avec Israël

Appréciation des risques

Croissance faible en 2018

Après une période de récession en 2014 et 2015 due à la guerre de Gaza, l’économie palestinienne est en phase de reprise. La croissance devrait être, en 2018, du même niveau qu’en 2017, l’économie palestinienne continuant à subir les conséquences de la guerre. A Gaza, le taux de chômage est de 42 % alors que la moyenne nationale est de 27 %, ce qui témoigne de fortes disparités entre la Cisjordanie et Gaza. La croissance économique dans le territoire du sud est principalement impulsée par les efforts de reconstruction alors que la consommation privée (+5 % attendu en 2018) est la composante majeure de l’activité économique cisjordanienne. Elle bénéficie d’une facilitation de l’accès au crédit (+22 % en 2017) pour les particuliers. Dans l’hypothèse d’un processus de paix toujours bloqué en 2018, les restrictions au commerce ainsi qu’à l’accès aux ressources seraient toujours en vigueur. Depuis avril 2017, la population n’a plus qu’un accès limité à l’électricité et les stations d’épuration ne sont plus que partiellement opérationnelles. Le secteur agricole est en déclin et la situation ne devrait pas s’améliorer en 2018. En effet, seules 21 % des terres cultivables sont utilisées en raison de problèmes structurels d’irrigation, de restrictions israéliennes à l’import d’engrais et de la concurrence israélienne subventionnée. L’investissement public demeure faible, à un niveau proche de 2 % du PIB selon l’ONU, et dépend quasi-exclusivement des aides internationales. L’investissement privé est plus élevé, même si son niveau reste stable (16 % du PIB en 2015 et 2016), principalement porté par les activités de reconstruction. L’inflation devrait rester faible en 2018, en raison de l’appréciation du Shekel.

 

Des comptes publics et extérieurs toujours fragiles

Les finances publiques de l’Autorité palestinienne (AP) restent dépendantes des relations entretenues avec le gouvernement israélien. Les dépenses en salaires sont élevées, représentant en 2017 59 % des dépenses totales. Les efforts pour rationaliser les dépenses se poursuivront en 2018 mais la marge de manœuvre de l’AP est réduite, dans un contexte humanitaire chaotique. De plus, l’aide internationale, source majeure de financement, devrait se maintenir à un niveau relativement bas. Elle a diminué de 38 % entre 2014 et 2016, et de 12 % en 2017. Toutefois, le déficit budgétaire devrait se stabiliser en 2018, les faibles dépenses en électricité (pour Gaza) y contribuant grandement. En 2018, l’AP devrait financer une partie croissante de son déficit par les recours aux prêts sur le marché bancaire domestique.

Les comptes extérieurs restent dépendants de la conjoncture israélienne. En effet, les échanges avec Israël représentent plus de 70 % des importations et 80 % des exportations. La Palestine exporte principalement des produits de très faible valeur ajoutée tels que la pierre (de construction) et des produits agricoles. Le déficit commercial, un des plus importants du monde, s’explique par la difficulté du secteur agricole et industriel de pénétrer le marché extérieur ainsi qu’aux restrictions israéliennes et égyptiennes. L’absence de monnaie nationale crée une dépendance à la politique monétaire israélienne et l’appréciation du Shekel au cours des dernières années a diminué la très faible compétitivité-prix des producteurs palestiniens. La chute des IDE, de 18 % au premier semestre de 2017, ne permet pas de compenser le déficit courant.

 

Vers un statu quo en 2018

Réélu en novembre 2016, Mahmoud Abbas (82 ans), président de l’AP et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), contrôle la Cisjordanie alors que le Hamas d’Ismail Haniyeh contrôle la bande Gaza depuis son élection démocratique en 2007. En avril 2017, l’AP a décidé de ne plus régler la facture d’électricité de Gaza sur fond de discorde avec le Hamas, entrainant une grave crise humanitaire. En septembre, les dirigeants du Hamas étaient prêts à négocier un accord de paix avec le gouvernement de Rami Hamdallah afin de sortir de cette impasse, après une décennie de tensions entre les deux principales forces politiques. Suite à une rencontre en octobre au Caire, le Hamas a accepté d’abandonner la gestion des affaires publiques à Gaza et les pourparlers en faveur d’une réconciliation et l’établissement d’un gouvernement d’union nationale sont lancés. Le gouvernement israélien a alors déclaré qu’il ne serait prêt à négocier avec les Palestiniens que lorsque le Hamas aura abandonné les armes et reconnu l’État hébreu.

Le statu quo devrait donc prévaloir en 2018, le gouvernement Netanyahou IV s’opposant à la création d’un État Palestinien et la résolution du conflit n’étant pas une priorité pour le président américain D. Trump qui ne s’est pas affirmé en faveur d’une solution à deux États.

En ce qui concerne l’environnement des affaires, selon le classement Doing Business 2017 de la Banque Mondiale, les Territoires Palestiniens sont classés à la 140e place (sur 190). 

 

Dernière mise à jour : Janvier 20178

Haut de page
  • Français