Etudes économiques
Panama

Panama

Population 4,2 millions
PIB par habitant 15 643 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 5,3 3,7 4,2 4,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,9 0,8 0,5 1,0
Solde public / PIB (%) -1,9 -2,0 -3,5 -2,2
Solde courant / PIB (%) -7,9 -7,8 -7,3 -6,3
Dette publique / PIB (%) 37,5 39,5 41,3 41,8

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Canal interocéanique et infrastructures connexes (ports, aéroports, routes, voies ferrées)
  • Dollarisation totale de l’économie et stabilité financière
  • Zone franche de Colón, 2e plateforme mondiale d’import-export
  • Centre bancaire et financier régional servi par d’excellentes télécommunications
  • Potentiel touristique

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition à la conjoncture nord et sud-américaine
  • Faiblesse des recettes budgétaires (13 % du PIB)
  • Lacunes en termes d’éducation et de formation professionnelle
  • Forte disparité sociale et économique entre la zone du canal et le reste du pays
  • Corruption et clientélisme, bureaucratie

Appréciation du risque

Les investissements tirent la croissance

La croissance économique devrait s’intensifier en 2020 grâce à des investissements (44 % du PIB), notamment privés, plus importants. En effet, l’Assemblée nationale a voté en septembre 2019 un projet de loi qui crée un régime de partenariat public-privé (PPP) pour régir des projets d’infrastructure. Cela devrait faciliter les investissements privés nécessaires au financement des grands travaux, contribuant ainsi à la création d’emplois et au dynamisme de la consommation. Le gouvernement a déjà annoncé son intention de lancer des appels d’offres pour 18 projets d’infrastructures publiques dans tout le pays, pour un montant de 445 millions USD (0,67 % du PIB). Par ailleurs, la production de cuivre de la mine Cobre Panama devrait soutenir la croissance. L’activité du secteur bancaire, centre financier de la région, devrait rester vigoureuse, de même pour les secteurs de la construction, du transport logistique et de la communication. Toutefois, l’affaiblissement du commerce mondial causé par le différend persistant entre les États-Unis et la Chine constitue un important risque pour le trafic maritime au niveau du canal de Panama mais aussi l’activité de la zone franche de Colon. Cette dernière risque d’être davantage contrainte par la montée des tensions avec la Colombie, qui a imposé de nouveaux tarifs douaniers sur le textile. L’inflation devrait rester modérée en raison de la faiblesse des prix du pétrole et de la nature dollarisée de l’économie.

 

Recul des déficits jumeaux

En octobre 2019, les législateurs ont voté en faveur du relèvement de la limite du déficit budgétaire à 3,5 % du PIB, contre 2,0 % auparavant, après que le président nouvellement élu Cortizo a fait valoir que son administration avait hérité d’un niveau plus élevé de dette publique. Le gouvernement a proposé de ramener progressivement le déficit budgétaire à l’objectif précédent d’ici 2022. Néanmoins, les autorités ont présenté un budget restrictif pour 2020, qui prévoit des coupes dans les dépenses actuelles et des réductions significatives dans les dépenses d’investissement. Le niveau de la dette restera contenu mais avec une part externe de 78 %. Les intérêts de celle-ci pèsent sur les recettes fiscales (18 %).

Le déficit courant devrait se réduire en 2020 grâce à l’entrée de pleine production de la mine de Cuivre Cobre Panama. Le déficit de la balance commerciale hors activité de ré-export (17,7 % du PIB) devrait s’améliorer en conséquence, d’autant plus que les importations de biens devraient se stabiliser. La balance de l’activité de ré-export (2,7 % du PIB) devrait se détériorer en lien avec une conjoncture mondiale difficile. Le surplus structurel de la balance des services (13,5 % du PIB) compensera le déficit de la balance des revenus (7,5 % du PIB) composés principalement de dividendes rapatriés. Les IDE (6,6 % du PIB), constitués essentiellement de profits réinvestis, financeront le déficit courant et assureront l’ancrage du balboa au dollar. Les réserves de change détenues par la banque centrale devraient rester faibles, environ 1,6 mois d’importations.

 

La réforme constitutionnelle, une priorité du nouveau président

Le 5 mai 2019, le Panama a tenu une élection présidentielle remportée au premier tour par Laurentino Cortizo, du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) de centre-gauche, pour un mandat de cinq ans. Il a notamment battu José Blandón du Parti Panameñista (PPAN), parti de droite en place, qui n’est arrivé qu’en quatrième position. Le nouveau gouvernement (plus l’allié du parti Molirena) détient 38 des 71 sièges de l’Assemblée nationale. Le président Cortizo a affirmé son engagement dans la mise en œuvre des recommandations du plan d’action convenu avec le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI) et dans le renforcement de la position du pays en tant que centre financier majeur dans la région. Sur le plan économique, il a promis de créer un groupe de représentants du secteur privé afin de renforcer le secteur agricole et de stimuler l’emploi. Enfin, il a également promis des repas scolaires gratuits. Le président Laurentino Cortizo a présenté en juillet, le mois même de son entrée en fonction, une proposition de réforme constitutionnelle qui est largement considérée comme un élément central des efforts visant à renforcer les institutions, discréditées ces dernières années par des scandales de corruption.

Comme dans d’autres pays de la région, des scandales de corruption ont en effet éclaté ces dernières années, provoquant l’insatisfaction de la population. Les controverses incluent le déroulement des enquêtes de corruption brésiliennes connues sous le nom d’Operation Carwash (59 millions USD de pots-de-vin ont été versés au Panama entre 2010 et 2014) et le scandale Panama Papers (avril 2016). En 2018, le pays a adopté les normes de déclaration de l’OCDE et a finalement criminalisé l’évasion fiscale au début de 2019, après avoir été mis sur liste noire à plusieurs reprises. Néanmoins, en juin 2019, le GAFI a remis le pays sur sa liste grise après quatre ans d’absence.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

Haut de page
  • Français
  • English