Etudes économiques
Panama

Panama

Population 4,1 millions
PIB par habitant 15 089 $US
A4
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018(e) 2019(p)
PIB Réel (%) 5,0 5,4 4,2 5,6
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,7 0,9 2,0 5,4
Solde public / PIB (%)* -1,8 -1,6 -1,4 -1,3
Solde courant / PIB (%) -5,5 -4,9 -7,0 -6,1
Dette publique / PIB (%) 37,4 37,8 37,4 35,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Transferts de l’Autoridad del Canal de Panama inclus.

POINTS FORTS

  • Canal interocéanique et infrastructures connexes (ports, aéroports, routes, voies ferrées)
  • Dollarisation totale de l’économie et stabilité financière
  • Zone franche de Colón, 2e plateforme mondiale d’import-export
  • Centre bancaire et financier régional servi par d’excellentes télécommunications
  • Potentiel touristique

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition à la conjoncture nord et sud-américaine
  • Faiblesse des recettes budgétaires (20 % du PIB)
  • Lacunes en termes d’éducation et de formation professionnelle
  • Forte disparité sociale et économique entre la zone du canal et le reste du pays
  • Corruption et clientélisme, bureaucratie

Appréciation du risque

L’activité du canal, source du dynamisme économique

En 2018, la croissance a marqué le pas, en raison d’une moindre demande domestique, ainsi que d’importantes grèves parmi les travailleurs du canal de Panama et dans le domaine de la construction. En 2019, l’économie devrait reprendre de la vigueur, affichant le plus fort dynamisme d’Amérique latine. Grâce à son agrandissement en 2016, l’activité du canal devrait rester croissante, et ce, malgré le tassement de la croissance aux États-Unis et en Chine, les deux principaux utilisateurs du canal. Les tensions commerciales entre ces deux pays pourraient également limiter l’activité de l’infrastructure maritime. Par ailleurs, la mise en exploitation de la mine de cuivre Cobre Panama, prévue pour 2019, devrait doper la croissance. Le système bancaire du Panama, centre financier de la région, devrait rester vigoureux. L’investissement, tant public que privé (44 % du PIB en 2017), contribuera également au rebond de l’activité. Il sera concentré autour de la poursuite de grands projets d’infrastructures, tels que la construction de nouvelles lignes de métro dans la capitale et d’un quatrième pont au-dessus du canal, ainsi que la construction d’autres infrastructures routières.

L’inflation, bien qu’en augmentation, devrait rester limitée par une modeste croissance de la demande intérieure, ainsi que le resserrement de la politique monétaire lié à la remontée des taux américains, l’économie panaméenne étant dollarisée. Néanmoins, à l’instar de l’année 2018, la hausse des prix continuera de peser sur la consommation des ménages.

 

Pas d’évolution significative des déficits jumeaux, malgré le dynamisme du canal et de l’investissement

Avec un faible déficit public, la situation des comptes publics devrait rester inchangée en 2019. Alors que la hausse de l’activité du canal de Panama engendrera un accroissement des transferts de l’Autoridad del Canal de Panama au budget (10 % des recettes en 2017), et que la croissance économique augmentera les recettes tirées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’investissement engagé dans les projets d’infrastructures continuera de peser sur les dépenses. Par ailleurs, à l’approche des élections législatives et présidentielles, qui se tiendront en mai, les dépenses pourraient dépasser le montant annoncé dans le projet de budget 2019. La stabilisation du faible déficit public conduira au maintien d’une dette publiquemodérée.

Parallèlement, les comptes extérieurs devraient afficher de meilleures performances que l’année précédente, avec une légère réduction du déficit courant. L’activité croissante du canal devrait, en effet, doper l’excédent de la balance des services, liés au transport maritime. Le tourisme tirera également cet excédent à la hausse. Cependant, les importations resteront importantes, du fait d’un prix élevé du pétrole et de l’important contenu en importations des investissements. La balance des revenus pèsera également sur le déficit courant, son déficit étant principalement expliqué par le rapatriement de dividendes par les sociétés étrangères. L’afflux d’IDE (9 % du PIB en 2017), essentiellement constitués de profits réinvestis, financera le déficit courant.

 

Une année sous le signe d’élections législatives et présidentielles

En mai 2019, des élections présidentielles et législatives auront lieu dans le pays. Le président Juan Carlos Varela, membre du parti Partido Panamañista (PP), qui doit faire face à une baisse de popularité, ne pourra pas se représenter. Face à cette échéance électorale, trois partis politiques se dégagent de la scène politique. En effet, le PP, qui semble pâtir de l’impopularité grandissante du président, le parti de centre-gauche Partido Revolucionario Democrático (PRD), ainsi que le parti de centre-droit Cambio Democrático sont les trois principaux partis dans le pays. Même si le candidat d’un des deux derniers partis devrait arriver en tête des élections présidentielles, il devra probablement, comme son prédécesseur, trouver un accord pour former une coalition parlementaire, s’il veut détenir une majorité parlementaire.

S’agissant de ses relations externes, le pays tente de maintenir et développer des liens économiques, afin de conserver son attractivité. En 2018, le Panama a ainsi conclu des accords bilatéraux de libre-échange avec la Corée du Sud et Israël. De tels accords devraient stimuler l’entrée d’IDE et les perspectives de croissance des exportations. De plus, le gouvernement, a lancé une stratégie diplomatique et commerciale, la Falcon Strategy (stratégie du faucon), qui vise à renforcer le rôle du Panama en tant que plateforme mondiale. Plus particulièrement, cette initiative a pour ambition de connecter l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Afrique au continent via le Panama. Cependant, les relations américano-panaméennes pourraient pâtir du rapprochement opéré par le pays avec la Chine. Après l’avoir reconnu officiellement en 2017, les deux pays ont signé une vingtaine d’accords bilatéraux axés sur des secteurs tels que le tourisme, l’agriculture et les transports.

Depuis le scandale des Panama Papers en 2016, le pays a renforcé la transparence financière et la lutte contre la fraude fiscale. Il a ainsi signé la convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, élaborée par le Conseil de l’Europe et l’OCDE. En outre, le pays a été retiré de la liste noire des paradis fiscaux établie par l’Union européenne en 2018.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

Haut de page
  • Français
  • English