Etudes économiques
Paraguay

Paraguay

Population 6,9 millions
PIB par habitant 4 003 $US
C
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 3,0 4,1 4,1 3,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,1 4,1 4,0 4,1
Solde public / PIB (%) -1,3 -1,0 -1,2 -1,1
Solde courant / PIB (%) -1,1 0,6 1,2 0,1
Dette publique / PIB (%) 24,0 24,7 25,8 25,1

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Secteur agricole développé (soja et viande bovine)
  • Abondantes ressources hydroélectriques
  • Politiques budgétaire et économique prudentes 

POINTS FAIBLES

  • Infrastructures déficientes (transport fluvial, routes, lignes électriques)
  • Dépendance au secteur agricole et à quelques partenaires commerciaux (notamment Brésil et Argentine)
  • Fragilité de la gouvernance (corruption et clientélisme)
  • Part importante d’informalité (40 % du PIB)

Appréciation du risque

 

Une croissance résiliente en 2018

En 2018, l’activité resterait dynamique, soutenue par la demande interne et les exportations agricoles. En effet, ces dernières profiteraient de l’amélioration de la situation économique au Brésil et en Argentine, les principaux partenaires commerciaux du pays, ainsi que de la hausse modérée des prix du soja (42 % des exportations). Toutefois, la contribution des échanges extérieurs à la croissance serait limitée, en raison du dynamisme des importations. La bonne santé du secteur agricole profiterait au secteur industriel, principalement orienté vers la transformation de produits agricoles tels que le soja (huile, farine) ou la viande bovine (principalement du cuir). Le dynamisme de l’assemblage de pièces automobiles et textiles au sein des « maquillas », et de la construction devrait soutenir la consommation privée, via des créations d’emplois. Les ménages bénéficieraient également de l’augmentation du salaire minimum. L’augmentation des dépenses publiques soutiendra l’activité, mais les querelles politiques pourraient retarder la mise en œuvre de certains projets d’infrastructures (routes, métro, aéroports). L’investissement privé serait contraint par des infrastructures toujours insuffisamment développées malgré une politique fiscale attractive pour les investisseurs étrangers. L’inflation devrait se situer au centre de la fourchette cible de la banque centrale (2-6 %). La banque centrale resserrerait sa politique monétaire en cas de fortes pressions inflationnistes, notamment sur l’alimentation. Elle interviendrait également pour stabiliser le guarani, la monnaie locale, en cas de dépréciation trop importante, suite à une chute des cours du soja ou une augmentation des prix du pétrole. Par ailleurs, le système bancaire reste fragile, car très dollarisé et fortement dépendant du secteur agricole qui représente une grande partie des prêts accordés.

 

Une politique budgétaire prudente et des comptes extérieurs équilibrés

Le gouvernement devrait poursuivre la mise en œuvre des réformes budgétaires approuvées à la fin de 2013, qui comportent une loi sur la responsabilité fiscale, limitant le déficit à 1,5 % du PIB, une réforme de l’imposition, et un cadre permettant des partenariats public-privé (PPP). En 2017, le déficit budgétaire est resté en dessous de la limite fixée par la loi et cette situation devrait perdurer en 2018. Le dynamisme de l’activité économique devrait participer à la hausse des recettes fiscales et compenser la progression des dépenses publiques, en infrastructures principalement. Le pays doit, toutefois, augmenter son assiette fiscale, l’une des plus faibles d’Amérique Latine, afin d’atteindre plus aisément ses objectifs de déficit budgétaire, tout en développant ses infrastructures. Compte tenu de la prudence budgétaire, la dette publique devrait rester contenue, même si son financement serait toujours largement externe, notamment via l’émission d’obligations en dollar.

La reprise de l’activité économique au Brésil et en Argentine devrait stimuler les exportations agricoles et énergétiques (principalement hydroélectrique), sauf conditions climatiques défavorables. L’excédent commercial (5 % du PIB) serait modéré par la forte croissance des importations, en lien avec le dynamisme de la consommation privée et les investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, l’évolution des termes de l’échange resteront un déterminant essentiel du compte courant. Dans ces conditions, l’afflux d’IDE, principalement dans les secteurs agricole et des infrastructures, permettrait de maintenir les réserves de change à un niveau satisfaisant (7 mois d’importations).

 

Des difficultés politiques à faire avancer les réformes

Les prochaines élections présidentielles et législatives sont prévues le 22 avril 2018. Elles devraient être remportées par un membre du parti Colorado, le parti du président actuel, Horacio Cortes. Ce dernier ne pourra pas se représenter puisqu’il a retiré sa proposition d’amendement à la Constitution permettant la réélection présidentielle. Cette proposition a freiné la mise en place des réformes en suscitant de vives contestations de la part de l’opposition ainsi qu’au sein de son propre parti. Plusieurs membres du parti Colorado (PC) critiquent également son programme de réforme basé sur l’ouverture du capital des entreprises d’État à la participation privée et la multiplication des projets d’infrastructures en partenariat public-privé. Il est donc probable que le nouveau gouvernement soit plus réticent à solliciter des fonds privés pour financer les infrastructures, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les flux d’IDE. Par ailleurs, l’environnement des affaires reste difficile notamment en raison de l’importance de l’économie informelle et de la corruption. 

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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