Etudes économiques
Paraguay

Paraguay

Population 7,0 millions
PIB par habitant 5 600 $US
C
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018(e) 2019(p)
Croissance PIB (%) 4,3 4,8 4,4 4,3
Inflation (moyenne annuelle, %) 4,1 3,6 4,2 4,1
Solde public / PIB (%) -0,4 -0,9 -1,1 -1,0
Solde courant / PIB (%) 1,2 -0,8 -1,3 -0,9
Dette publique / PIB (%) 18,9 19,5 20,4 20,1

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Secteur agricole développé (soja et viande bovine)
  • Abondantes ressources hydroélectriques
  • Politiques budgétaire et économique prudentes

POINTS FAIBLES

  • Infrastructures déficientes (transport fluvial, routes, lignes électriques)
  • Dépendance au secteur agricole et à quelques partenaires commerciaux (notamment Brésil et Argentine)
  • Fragilité de la gouvernance (corruption et clientélisme)
  • Part importante d’informalité (40 % du PIB)

Appréciation du risque

Croissance solide portée par la demande intérieure

La croissance restera résiliente en 2019, portée par le dynamisme de la demande domestique. Les maquilas (usines construites pour le compte d’entreprises étrangères sous le régime de zones franches) continueront de se développer rapidement grâce à des investissements privés en forte hausse, principalement dans l’assemblage de pièces automobiles (50 % des exportations des maquilas) et les textiles (32 % du total en incluant les chaussures). Le dynamisme des maquilas grâce à une politique fiscale attractive pour les investisseurs étrangers soutiendra les créations d’emplois et in fine le pouvoir d’achat des ménages. En outre, la consommation privée sera tirée par la hausse de 3,5 % du salaire minimum entrée en vigueur en juillet 2018. L’inflation devrait rester au centre de la fourchette cible de la banque centrale (2-6 %), qui conservera donc sa politique monétaire inchangée, hors choc sur le guarani. Par ailleurs, le système bancaire reste fragile, car très dollarisé (47 % des prêts et 45 % des dépôts en août 2018) et dépendant du secteur agricole qui représente une grande partie des prêts accordés. Les exportations profiteront de la toute relative amélioration de la situation économique au Brésil et en Argentine, les principaux partenaires commerciaux du pays, après une conjoncture dégradée en 2018. Le secteur agroalimentaire, tourné vers l’exportation, devrait donc rester dynamique. Toutefois, la contribution des échanges extérieurs à la croissance resterait négative, en raison de la forte progression des importations, dans le sillage de la demande intérieure.

 

Politique budgétaire prudente et léger déficit courant financé par les IDE

Le gouvernement poursuivra sa politique budgétaire prudente en 2019, et devrait respecter la limite de déficit de 1,5 % du PIB, fixée dans la loi de responsabilité fiscale. Le dynamisme de l’activité économique continuera de soutenir les recettes fiscales, qui seront, en outre, accrues par une hausse de l’imposition sur le tabac. Les recettes devraient donc compenser l’augmentation des dépenses publiques, en santé et en éducation notamment, et permettre au gouvernement de conserver un léger excédent primaire. Le poids du secteur public dans l’économie est l’un des plus faibles de la région, les recettes représentant moins 20 % du PIB, en raison d’une assiette fiscale très restreinte. La dette publique, la plus faible d’Amérique latine, restera mesurée et sera financée sur les marchés internationaux, une émission obligataire en dollars de 600 millions USD étant prévue dans le budget 2019.

La relative amélioration de la conjoncture de ses principaux partenaires devrait soutenir les exportations agricoles – principalement de la filière du soja (40 % du total) et de viande (15 %) − et électriques (23 %), provenant des centrales hydroélectriques binationales d’Itaipú (Brésil) et Yacyretá (Argentine). L’excédent commercial sera modéré par la forte croissance des importations, en raison du dynamisme de la consommation des ménages et des investissements. Toutefois, compte tenu des produits exportés, l’ampleur de cet excédent sera conditionnée par les conditions climatiques. La balance des revenus, structurellement déficitaire en raison du rapatriement de dividendes, n’est que partiellement compensée par les transferts des expatriés. Le léger déficit courant en résultant sera financé par l’afflux net d’IDE (1,2 % du PIB en 2017), dans les secteurs agricoles, la construction et, plus largement, dans les maquilas. Si les capitaux en provenance des États-Unis et d’Espagne restent importants, les dernières années ont été marquées par la forte progression d’IDE en provenance du Brésil. Ces entrées nettes de capitaux étant complétées par l’émission obligataire susmentionnée, les réserves de change resteront confortables (sept mois d’importations au premier semestre de 2018).

 

Nouveau Président, même ligne politique

Les élections générales d’avril 2018 ont été remportées sans surprise par Mario Abdo Benítez du parti Colorado. Ancien Président du sénat et fils du secrétaire privé du dictateur Alfredo Stroessner (1954/89), M. Abdo Benítez succède à Horacio Cartes appartenant lui aussi au parti Colorado. À ce titre, bien que M. Abdo Benítez représente l’aile la plus conservatrice du parti, les politiques sociales et économiques mises en place devraient s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur. Dans son programme de campagne figurait ainsi le maintien des mesures pro-entreprises, notamment les faibles taxes pour stimuler l’investissement étranger (loi des maquilas depuis 2000). En parallèle, compte tenu des faibles ressources fiscales disponibles, les dépenses sociales resteront limitées, et ne devraient pas permettre de grande avancée dans la lutte contre la pauvreté. Par ailleurs, en raison de l’absence de majorité absolue du parti Colorado au Sénat (17 sièges sur 45), et des divisions entre l’aile conservatrice de M. Abdo Benítez (Colorado Añetete) et l’aile plus modérée de son prédécesseur (Honor Colorado), le gouvernement est contraint de chercher des alliances. Aussi M. Abdo Benítez a-t-il entamé un dialogue avec tous les partis d’opposition dans l’optique de lancer des réformes de la justice et de la loi électorale, dont la mise en place sera, toutefois, difficile. Enfin, l’environnement des affaires reste peu porteur, le pays figurant au 103e rang (sur 190) du classement Doing Business de la Banque Mondiale en 2018, notamment en raison de l’importance de l’économie informelle et de la corruption. Selon Transparency International, le Paraguay est classé à la 135e position (sur 180) en la matière.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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