Etudes économiques
Paraguay

Paraguay

Population 6,756 millions
PIB par habitant 4102 $US
C
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,7 3,0 4,1 3,3
Inflation (moyenne annuelle) 5,0 3,1 4,1 4,1
Solde budgétaire*/ PIB (%) -0,7 -1,3 -1,1 -1,2
Solde courant / PIB (%) -0,4 -1,1 0,6 -1,3
Dette publique*/ PIB (%) 19,8 24,0 24,7 25,8

 

 (e) Estimations (p) Prévisions
*gouvernement central, hors entreprises publiques

POINTS FORTS

  • Secteur agricole (soja et viande bovine)
  • Abondantes ressources hydroélectriques
  • Politiques budgétaires et économiques prudentes

POINTS FAIBLES

  • Infrastructures déficientes (transport fluvial, routes, lignes électriques)
  • Dépendance au secteur agricole
  • Fragilité de la gouvernance (corruption et clientélisme)
  • Part importante d’informalité (40% du PIB)

Appréciation du risque

Une croissance résiliente en 2017

En 2016, l’économie paraguayenne s’est démarquée des économies de la région avec un taux de croissance relativement élevé, malgré la récession qui a frappé ses principaux partenaires commerciaux, le Brésil et l’Argentine. Particulièrement dépendant de la production et des exportations du secteur primaire (près de 20 % du PIB), le pays avait bénéficié d’une bonne récolte de soja et de l’expansion de l’élevage bovin, ainsi que de la hausse de la production d’énergie hydroélectrique et de l’investissement privé. En 2017, la croissance devrait rester résiliente, le dynamisme des unités d’assemblage de pièces automobiles et textiles au sein des « maquillas » et du secteur de la construction devrait pallier aux risques exogènes liés aux effets éventuels du phénomène climatique de la Niña, qui pourrait affecter la production hydroélectrique et le secteur agricole. L’amélioration de la situation économique du Brésil et de l’Argentine devrait par ailleurs favoriser les exportations paraguayennes, sauf imprévu d’ordre climatique. L’augmentation des dépenses publiques soutiendra aussi l’activité, mais les querelles politiques pourraient retarder la mise en œuvre de certains projets d’infrastructures (routes, métro, aéroports). La consommation des ménages devrait aussi rester soutenue par la baisse tendancielle de la pauvreté extrême et chronique (le pays est ainsi passé de la 11ème place à la 5ème sur 18 pays d’Amérique Latine et des Caraïbes entre 2011 et 2014, selon la banque mondiale).
L’inflation devrait rester en dessous de la fourchette cible de la banque centrale (4,5 %), en l’absence de chocs externes importants pouvant affecter les prix des denrées alimentaires sur le marché interne. La banque centrale pourrait donc reprendre sa politique monétaire expansionniste en abaissant son taux directeur qui a été maintenu à 5,5 % depuis juillet 2016. Néanmoins, cette baisse devrait rester modeste afin d’empêcher une progression trop importante de l’inflation.

 

Une politique budgétaire prudente

Le gouvernement devrait poursuivre ses efforts dans la mise en œuvre des réformes budgétaires approuvées à la fin de 2013, qui comprenaient la loi sur la responsabilité fiscale, effective en 2015 et qui limite le déficit à 1,5 % du PIB, les réformes de l'impôt, et le cadre de partenariat public-privé (PPP) pour stimuler les investissements dans les infrastructures. En 2016, le déficit budgétaire est resté en dessous de la limité fixée par la loi sur la responsabilité fiscale et cette tendance devrait se poursuivre en 2017. Le dynamisme de l’activité économique devrait continuer à participer à la hausse des rentrées fiscales et compenser la progression des dépenses publiques, en infrastructures principalement. Le gouvernement compte aussi sur d'autres mesures pour accroître les recettes. En 2016, il a ainsi voté la fin de l’exemption de TVA (10 %) sur les emprunts contractés par les entreprises coopératives et a également promis une répression contre la fraude fiscale à Ciudad del Este, plateforme de réexportation des marchandises. Le Paraguay doit toutefois augmenter l’assiette de l’impôt, l’une des plus faibles d’Amérique Latine, afin d’atteindre plus aisément ses objectifs de déficit budgétaire. Mais le gouvernent affronte l’opposition publique. Enfin, la performance des entreprises publiques, présentes dans de nombreux secteurs (ports, aéroports, télécommunication, ciment, alcool), pâtit de la faiblesse des investissements. Compte tenu d’une politique budgétaire prudente, la dette publique devrait se stabiliser autour de 25 % du PIB.

 

Un déficit courant déficitaire, malgré la hausse attendue des exportations

La reprise de l’activité économique au Brésil et en Argentine devrait stimuler les exportations agricoles et énergétiques (70 % et 25 % des exportations, respectivement) en volume, sauf conditions climatiques défavorables. Les gains liés à l’excédent des marchandises seraient néanmoins modérés par la légère hausse du prix du pétrole. En dehors des termes de l'échange traditionnels, le principal déterminant de l'évolution du compte courant en 2017 sera les investissements dans les infrastructures. Si les dépenses publiques en partenariat avec le secteur privé venaient à se concrétiser, cela entrainerait une augmentation des volumes d'intrants importés et atténuerait partiellement la reprise attendue des volumes d'exportation. L'investissement direct étranger permettrait en partie d'éviter tout appauvrissement important des réserves, qui restent à un niveau satisfaisant (7 mois d’importations).

 

Des difficultés politiques à faire avancer les réformes

Les prochaines élections présidentielles et législatives sont prévues le 22 avril 2018. Le Président Horacio Cortes, du parti Colorado (PC), ne pourra pas se représenter puisqu’il a retiré sa proposition d’amendement à la Constitution permettant la réélection présidentielle. Cette proposition a freiné la mise en place des réformes en suscitant de vives contestations de la part de l’opposition ainsi qu’au sein de son propre parti. De plus, plusieurs membres du parti Colorado (PC) critiquent également son programme de réforme basé l’ouverture du capital des entreprises d’Etat à la participation privée et la multiplication des projets d’infrastructures en partenariat public-privé. Toutefois, le retrait de la proposition d’amendement de la constitution pourrait permettre à H. Cortes de poursuivre ses réformes jusqu’aux prochaines élections. Par ailleurs, l’environnement des affaires reste difficile notamment en raison de l’importance de l’économie informelle. Le pays est également l’un des plus corrompus en Amérique Latine après le Venezuela.

 

Dernière mise à jour : June 2017

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