Etudes économiques
Pérou

Pérou

Population 31,148 millions
PIB par habitant 6167 $US
A4
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015  2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,8 2,3 3,2 4,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle) 2,8 3,2 3,5 3,5 2,5
Solde budgétaire / PIB (%) 0,7 -0,2 -2,2 -3,0 -2,9
Solde courant / PIB (%) -4,2 -4,0 -4,3 -3,7 -3,1
Dette publique / PIB (%) 20,3 20,7 23,9 26,2 26,4

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Fort potentiel de croissance
  • Appartenance à l’Alliance du Pacifique
  • Ressources minières, énergétiques, agricoles et halieutiques
  • Faible endettement public
  • Indépendance de la banque centrale et bonne santé des banques
  • Attractivité touristique 

POINTS FAIBLES

  • Dépendance aux matières premières et à la demande chinoise
  • Sensibilité au climat et à la sismicité
  • Disparités régionales (pauvreté dans les régions andines et amazoniennes)
  • Infrastructures, santé et éducation déficients
  • Importance de la culture de la coca et de la production de cocaïne
  • Vaste secteur informel (75% de l’emploi) ne favorisant pas la formation 

Appréciation du risque

Une activité résiliente en 2017

En 2016, la croissance péruvienne a été l’une des plus dynamiques de la région. Celle-ci a été soutenue principalement par l’augmentation de la production minière, grâce notamment à l’expansion et la mise en fonctionnement des mines Cerro Verde et las Bambas, mais aussi par la reprise de l’investissement public et les gains de productivité continus du secteur agricole. En 2017, l’activité devrait rester résiliente favorisée principalement par les bonnes performances du secteur minier. Celui-ci est par ailleurs susceptible de bénéficier de la hausse de la demande et du prix des métaux (du cuivre en particulier) si le programme d’infrastructures prévu par le nouveau président américain venait à se concrétiser.
La demande interne devrait être stimulée par l’investissement privé et public, grâce à l’allégement des procédures bureaucratiques, l’élan de privatisation qui devrait être poursuivi par le nouveau gouvernement et l’avancement de grands travaux d’infrastructures publiques (aéroport et ligne 2 du métro de Lima en particulier). La consommation des ménages (environ 60 % du PIB) devrait quant à elle croître à un rythme modéré, grâce à la croissance de l’emploi et la baisse du taux de chômage observée depuis mi-2015. Elle sera également soutenue par la baisse tendancielle de la pauvreté et la diminution attendue de l’inflation grâce à la dissipation des effets El Niño qui avaient affecté les prix des produits alimentaires en 2016.

 

L’Etat devrait continuer à utiliser ses marges de manœuvre budgétaires pour soutenir la croissance à court terme

Dès son arrivée au pouvoir en juillet 2016, le président péruvien Pedro Pablo Kuczynki a demandé et obtenu une autorisation au Congrès pour déroger à la règle budgétaire qui prévoit que le déficit budgétaire ne doit pas dépasser 1 % du PIB. L’objectif du gouvernement est de pouvoir soutenir la croissance à court terme avant de revenir sur l’objectif de déficit fixé par le Congrès de 1% en 2021, dernière année du gouvernement Kuczynski. Le budget de 2017 prévoit ainsi une progression des dépenses dans les domaines de l’éducation, de la sécurité et de l’accès à l’eau potable et de l’assainissement. Les dépenses en éducation devraient atteindre 4 % du PIB contre une moyenne de 2,5 % précédemment. En matière de sécurité, le gouvernement prévoit une hausse des salaires de la police, ainsi que la construction et l’amélioration d’une vingtaine de prisons. Le gouvernement prévoit également de réduire la TVA et une partie des charges fiscales des sociétés afin d’inciter les petites et moyennes entreprises à se déclarer. Il espère ainsi réduire la part du secteur informel dans l’économie et augmenter par conséquent, la collecte des recettes fiscales. Dans ce contexte, la dette publique augmenterait tout en restant à un niveau faible. Le pays devrait par ailleurs puiser dans le fonds de stabilisation dont il dispose (l’encours équivaut à près de 5 % du PIB), afin d’assurer que les finances publiques ne dérapent pas.

 

Un déficit courant en amélioration

Sur le plan du commerce extérieur, le déficit courant devrait se réduire, sous l’impulsion de la hausse de la production et des exportations de cuivre, suite à l’exploitation de nouvelles mines. Les exportations devraient aussi bénéficier des gains de productivité du secteur agricole et de la pêche grâce à la dissipation du phénomène climatique El Niño. Le Pérou devrait ainsi garder sa position de premier producteur mondial de farine de poisson. Les échanges de services et la balance des revenus devraient rester déficitaires en raison de l’activité des entreprises étrangères (rapatriements de bénéfices, services de transport). Ce déficit est amplement financé par les investissements étrangers. Même si la banque centrale peut s’appuyer sur un stock de réserves de change très confortable (environ 15,5 mois d’importations), elle restera attentive aux évolutions de la politique monétaire américaine, afin d’éviter une trop forte volatilité du sol.

 

De nombreux défis pour le nouveau président

Le 5 juin 2016, le candidat Pedro Pablo Kuczynki du parti « Peruanos por el cambio » a remporté de justesse les élections présidentielles péruviennes (50,1 % des voix) contre sa rivale Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Fujimori du parti « Fuerza Popular ». Son programme économique pro-marché vise notamment à attirer l’investissement privé destiné principalement au secteur non minier via notamment l’assouplissement des formalités administratives et des incitations fiscales (réduction progressive de la TVA de 18 % à 15 %). Il prévoit également une réduction des charges fiscales pour les petites et moyennes entreprises afin d’encourager l’emploi formel et compte faire avancer les réformes structurelles (fiscalité, retraite, justice). La tâche du nouveau président ne sera cependant pas aisée : son parti ne dispose que d’une faible présence au Congrès (18 sur 130 sièges) et devra tisser des alliances avec les autres partis, notamment avec le « Fuerza Popular » (pro-Fujimori) qui en détient la majorité (73 sièges sur 130). Le climat des affaires tend toutefois à s’améliorer avec l’allégement des procédures bureaucratiques et le décret anti-corruption qui interdit désormais aux personnes impliquées dans les affaires de corruption de détenir un poste dans fonction publique au niveau national, étatique ou local.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • Français
  • English