Etudes économiques
République centrafricaine

République centrafricaine

Population 4,9 millions
PIB par habitant 364 $US
D
Evaluation des risques pays
E
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 4,8 4,5 4,7 5,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 4,5 4,6 3,8 3,7
Solde public/ PIB (%) -0,6 1,6 -0,3 0,6
Solde courant / PIB (%) -9,0 -9,1 -9,7 -6,5
Dette publique / PIB (%) 51,1 44,3 38,8 33,4

 

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Potentiel agricole (coton, café), sylviculture et richesses minières (diamants, or et uranium)
  • Soutien financier international important

POINTS FAIBLES

  • Situation d’extrême pauvreté (plus de 76 % de la population)
  • Vulnérabilité de l’économie aux chocs externes
  • Faiblesse des infrastructures de transport et des capacités de production d’énergie
  • Enclavement géographique
  • Situation politique et sécuritaire instable
  • Présence de nombreux groupes rebelles armés étrangers

Appréciation du risque

Une croissance conditionnée à l’évolution de la situation sécuritaire

Le pays reste l’un des plus pauvres du monde et encore marqué par la crise humanitaire et sécuritaire de 2013. Les avancées du plan DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration) visant à accroître la réconciliation sont très modestes. La croissance devrait continuer à progresser légèrement en 2018 grâce à la reprise des activités d’exploitation agricole (43 % du PIB), minière et forestière mais dans un contexte sécuritaire toujours très tendu. L’activité sera soutenue par les dépenses publiques grâce à l’aide internationale, qui alimente notamment les programmes d’infrastructures liées aux secteurs de l’eau et de l’électricité (seules 55 % des structures sanitaires fonctionnent), dans le cadre du plan de relèvement et de consolidation de la paix. Elle demeurera néanmoins pénalisée par la faiblesse de la demande interne (compte tenu de l’exil de la population), et ce même si l’inflation tend à diminuer tout en restant au-dessus du seuil de 3 % ciblés par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

 

Des finances publiques soutenues par l’aide internationale

Le pays a affiché des progrès en termes de gestion budgétaire, donnant lieu au versement par le FMI d’une seconde tranche de prêt en juin 2017 au titre de la Facilité élargie de crédit (au total l’aide s’élève à près de 7 % du PIB sur 3 ans), afin d’aider le pays à payer ses arriérés et améliorer la croissance et l’inclusion sociale. La situation budgétaire devrait continuer à s’améliorer avec le contrôle des dépenses budgétaires et la hausse des recettes grâce au renforcement des administrations fiscales et douanières, même si les progrès devraient être lents. Le pays restera cependant toujours très dépendant des aides internationales (FMI, UE, Banque Mondiale, BAD…). Toutefois le risque de surendettement demeure élevé.

Le déficit du compte courant devrait diminuer en 2018 grâce à la réduction du déficit commercial. La reprise des exportations de diamants en lien avec la levée partielle de l’embargo sur les diamants centrafricains (suspension du processus de Kimberley) devrait être progressive, ainsi que celles liées au bois, au café et au coton qui continueront à pâtir de l’insécurité et des perturbations qui touchent le secteur des transports et de la logistique. Les importations resteront significatives au vu du besoin de reconstruction du pays.

 

Le président peine à redresser le pays dans un contexte de conflits persistants

Le président Faustin-Archange Touadéra, investi en mars 2016, peine à remettre le pays sur pied, et ce malgré sa volonté initiale d’une république unifiée en nommant des membres de l’opposition au gouvernement. Le pays reste dans une situation très fragile : les civils continuent d’être tués et les réfugiés sont de plus en plus nombreux (plus de 480 000 personnes soit 10 % de la population), la plupart ayant fui dans les pays voisins (Cameroun, RDC, Tchad, République du Congo). En effet, les milices de la Séléka, groupe armé à majorité musulmane, et les anti-bakala à majorité chrétienne continuent de s’affronter et de nombreux groupes armés tentent de s’imposer dans le paysage politique. Le gouvernement est contraint du fait de l’embargo international sur les armes et ne peut de ce fait protéger ses citoyens des violences en constituant une force armée centrafricaine. Suite à la fin de l’opération « Sangaris » en octobre 2016, les forces de sécurité n’ont pu prendre le relais et la Minusca, mission de paix de l’ONU dispose de moyens insuffisants afin de protéger les civils. L’ONU évoque « des signes avant-coureurs de génocide » et une rechute d’une crise humanitaire de grande ampleur est possible.

Dans ce contexte de violences persistantes, le climat des affaires devrait demeurer instable et tendu. Ainsi, selon le classement Doing Business qui mesure la facilité à faire des affaires, le pays est l’un des pays les moins bien classés (et le dernier en terme de création d’entreprise).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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