Etudes économiques
République centrafricaine

République centrafricaine

Population 4,7 millions
PIB par habitant 332 $US
E
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 1,0 4,8 4,5 4,7
Inflation (moyenne annuelle) 11,6 4,5 4,0 3,5
Solde budgétaire / PIB (%) 3,0 -0,6 -4,1 -2,8
Solde courant / PIB (%) -5,6 -9,0 -10,1 -9,7
Dette publique / PIB (%) 51,1 48,5 47,2 41,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Potentiel agricole, sylviculture et richesses minières (diamants, or et uranium)
  • Soutien financier international important

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité de l’économie aux chocs externes
  • Faiblesse des infrastructures de transport et des capacités de production d’énergie
  • Enclavement géographique
  • Situation politique et sécuritaire instable, tensions religieuses croissantes
  • Présence de nombreux groupes rebelles armés étrangers (notamment les rebelles ougandais ADF)

Appréciation du risque

Le contexte macroéconomique s’améliore mais les tensions intérieures continuent de peser sur la croissance

La croissance devrait continuer à progresser en 2017 dans un contexte de reprise graduelle des exportations, suite à la levée de l’embargo sur les ventes de diamants, et des investissements en provenance de l’étranger. Néanmoins, ces progressions ne permettent pas de retrouver les niveaux antérieurs au conflit de 2013 du fait de l'insécurité persistante qui continue de nuire à l'activité économique.

La demande interne devrait demeurer atone compte tenu de l’exil de près d’un quart de la population (1 million de personnes ont quitté le pays depuis le début du conflit et ne sont pas encore revenus). Cependant, l’arrivée au pouvoir, en 2016, d’un gouvernement stable devrait marquer le début d’une période de transition qui pourrait se traduire par une hausse des exploitations agricoles et minières. La production agricole, qui contribue à plus de la moitié du PIB et emploie près de 75 % de la population resterait le principal acteur de l’économie centrafricaine. Malgré les aides d’urgence octroyées par l’UE et le FMI, le pays peine toujours à se redresser à l’image des investissements privés et publics qui devraient rester marginaux en 2017. L’inflation tend à diminuer mais devrait rester au-dessus des 3 % ciblés par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Cette légère baisse devrait être imputée à de moindres pressions sur les prix agricoles domestiques (en raison de l’accroissement de l’offre).

 
Des finances publiques et des exportations tirées par l’aide internationale

En partenariat avec le FMI, le nouveau gouvernement va progressivement reprendre les réformes budgétaires qui ont été interrompues par le coup d'Etat de 2013 et le conflit qui a suivi. Fin juillet 2016, le FMI a approuvé un plan d’aide de trois ans d'une valeur d'environ 6% du PIB. De plus, la communauté internationale a annoncé, en novembre 2016, verser des dons d’une valeur équivalant au PIB centrafricain. Les transferts de ses dons restent incertains en raison de dons promis qui n’ont jamais été versés (seulement 34 % des dons du Plan de Réponse Humanitaire ont été octroyés en 2016). Néanmoins, ils devraient quand même permettre au pays de réduire considérablement sa dette publique.

Les recettes devraient légèrement augmenter grâce à un renforcement des administrations fiscales et douanières afin de maximiser les gains liés aux flux commerciaux croissants. Cependant, les revenus devraient rester trop faibles pour régler toutes les dépenses courantes et les services de la dette extérieure, rendant le pays très dépendant des aides internationales. Les dépenses devraient croître, moins rapidement, suite à la volonté du gouvernement de se concentrer sur un plan national de désarmement des groupes rebelles.

Le déficit du compte courant devrait diminuer en 2017, en lien avec la levée partielle de l'embargo sur les diamants centrafricains. Toutefois, la reprise des exportations devrait être progressive et dépendrait de la capacité du gouvernement à récupérer les marchés implantés dans le secteur informel depuis le début du conflit en 2013. Les exportations de bois, de café et de coton (principales richesses agricoles du pays) devraient continuer à pâtir de l'insécurité et des perturbations qui touchent le secteur des transports et de la logistique. Malgré une faible demande domestique, les importations devraient continuer à croître en raison du cours de pétrole qui devrait progressivement remonter.

 
Volonté d’unification du gouvernement, en proie à des conflits intérieurs qui pénalisent fortement l’environnement des affaires

Les élections présidentielles et législatives (qui se sont déroulées simultanément le 14 février 2016), se sont conclues par l’accession de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir après validation des résultats par la Cour Constitutionnelle le 1er Mars. En formant son gouvernement, en avril 2016, Touadéra a démontré sa volonté d’une république unifiée en nommant des membres de l’opposition. Le nouveau président a, néanmoins, prohibé la présence des représentants de groupes armés. Cette décision pourrait raviver certaines tensions à l’image des mécontentements croissants des populations envers le gouvernement suite à l’impuissance de celui-ci à les défendre des milices rebelles. Le gouvernement a les pieds et poings liés du fait de l’embargo international sur les armes et ne peut de ce fait protéger ses citoyens en constituant une force armée centrafricaine. Tandis que les pourparlers entre le gouvernement et les Nations Unies pour lever l’embargo se poursuivent, les Casques bleus ont pour mission de protéger les citoyens. En effet, les combats n’ont jamais cessé à l’image d’une altercation entre les milices d’ex-Seleka et anti-Balaka dans le nord du pays en octobre 2016, qui a fait des dizaines de morts civils.

Dans ce contexte de discorde, le climat des affaires devrait demeurer instable et tendu. Ainsi, selon la Banque mondiale, la République Centrafricaine serait, en 2016, l’un des pays les moins bien classés en termes d’efficacité du gouvernement, de qualité de la réglementation et de respect des lois.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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