Etudes économiques
Sao Tomé-et-Principe

Sao Tomé-et-Principe

Population 0,2 million
PIB par habitant 1 569 $US
C
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,5 4,0 4,2 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 7,0 5,2 5,3 5,8
Solde budgétaire / PIB (%) -5,5 -6,2 -5,1 -3,9
Solde courant / PIB (%) -22,6 -17,3 -14,1 -14,4
Dette publique / PIB (%) 68,9 81,2 90,3 95,5

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Important potentiel pétrolier
  • Perspectives de développement du secteur touristique
  • Soutien des bailleurs de fonds internationaux
  • Liens développés avec le Portugal et les pays lusophones (Angola, Brésil)
  • Arrimage du dobra à l’euro

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers l’aide publique
  • Economie encore dominée par l’agriculture et la pêche
  • Environnement des affaires défaillant
  • Secteur bancaire peu développé et fragile (30 % de créances douteuses)

Appréciation du risque

Le tourisme et les projets d’infrastructures soutiennent toujours l’économie

L’activité devrait être plus dynamique en 2017, soutenue par les investissements dans le secteur du tourisme et dans les projets d’infrastructures publiques. L’investissement serait favorisé par la progression modérée de la demande dans la zone euro, premier partenaire commercial et touristique du pays. En effet, le secteur touristique représenterait une part de plus en plus importante dans l’économie (60 % des exportations totales) et les investissements dans ce secteur seraient soutenus par les dépenses publiques ainsi que l’accroissement des flux entrants d’IDE. L’activité économique du pays est contrainte par son insularité et ses ressources naturelles limitées. Néanmoins, le secteur agricole serait soutenu par l’augmentation graduelle du prix des matières premières et de la demande pour ses biens. Le pays produit et exporte essentiellement du cacao, du café et de l’huile de palme.

De plus, l’aide internationale permettrait également de redynamiser l’activité et de réduire le taux de pauvreté (66 %) grâce notamment au soutien de Taiwan et du Japon qui sont les principaux donateurs.

L’inflation devrait légèrement augmenter en raison de l’accroissement modéré des prix du pétrole prévu pour 2017. Cependant, elle resterait bien au-dessous de ses niveaux passés (16% en 2010), notamment grâce à l’ancrage du dobra à l’euro, mis en place depuis 2010. La consommation des ménages (représentant 75 % du PIB) resterait donc soutenue en raison de la politique budgétaire expansionniste de l’Etat ainsi que de l’inflation modérée.

 
Des déficits jumeaux importants, toujours dépendants de l’aide internationale

Le déficit budgétaire devrait continuer de se réduire en 2017 en raison d’une meilleure performance du système fiscal qui permettrait d’accroître les recettes. Néanmoins, les faibles recettes de l’Etat ne permettraient pas encore de s’affranchir de l’aide internationale, consentie sous forme de dons (notamment provenant de pays asiatiques), ou de prêts concessionnels (FMI, Banque Mondiale). Par ailleurs, les dépenses publiques se sont concentrées dans les infrastructures (transport, énergie) ainsi que dans d’autres secteurs tels que le tourisme ou l’agriculture, afin de favoriser l’emploi et la compétitivité. L’important niveau des arriérés de paiement ainsi que le prêt du FMI en 2015 d’un montant de 6,3 millions de dollars sur trois ans, pèseraient toujours sur l’endettement du pays.

Le déficit courant resterait stable, à un niveau cependant élevé, du fait du manque de diversification des exportations. Cependant, la hausse des prix et de la production de cacao (le principal produit exporté), permettrait de compenser en partie la croissance des importations, qui est principalement due à l’augmentation du prix des matières premières ainsi que de la demande domestique. L’amélioration de la balance des services, via le tourisme, favoriserait également la stabilisation du solde courant.

Le taux de change face au dollar devrait également rester stable, dans la mesure où la monnaie est ancrée à l’euro. De plus, le niveau raisonnable des réserves de change (5,1 mois d’importations) permettra de maintenir l’ancrage du dobra face à l’euro à court terme.

Par ailleurs, le secteur bancaire santoméen reste fragile.La majorité des banques est faiblement capitalisée et le niveau des créances douteuses est élevé (environ 30 % des prêts bancaires). Le secteur est également très concentré avec seulement six banques, dont la première, la Banco Internacional de São Tomé e Príncipe, qui représente près de 50 % des prêts et des dépôts.

 

Un environnement des affaires défavorable malgré une certaine stabilité politique

La majorité absolue obtenue par l’ADI (Action Démocratique Indépendante) aux législatives d’octobre 2014 a apporté de la stabilité politique. Le Premier ministre Patrice Trovoada pourrait ainsi être le premier chef de gouvernement à terminer son mandat (en 2018) depuis 1990. De plus, les élections présidentielles de juillet 2016 ont confirmé cette stabilité puisque c’est Evaristo Carvalho, membre de l’ADI qui a été élu à la tête du pays. Dans ce régime semi-présidentiel, le fait que le Premier ministre et le Président soient issus du même parti laisse une marge de manœuvre considérable au gouvernement pour réformer le pays.

Enfin, le projet portuaire prévu en 2019 (coût total estimé à 800 millions USD, soit 2,4 fois le PIB) sera financé en partie grâce au soutien financier de la Chine, à hauteur de 120 millions USD. Les relations pourraient alors se tendre avec Taïwan, un des principaux pourvoyeurs de fonds du pays.

Dans le classement Doing Business 2017, le pays occupe la 162ème place sur 190. L’environnement des affaires est en effet pénalisé par les difficultés d’obtention de crédit et d’exécution des contrats. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • Français
  • English