Etudes économiques
Serbie

Serbie

Population 7,1 millions
PIB par habitant 5119 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) -1,8 0,8 2,7 3,0
Inflation (moyenne annuelle) 2,1 1,4 1,8 3,0
Solde budgétaire / PIB (%) -6,6 -3,7 -2,5 -2,2
Solde courant / PIB (%) -6,0 -4,7 -4,0 -4,0
Dette publique / PIB (%) 71,8 77,2 77,0 75,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Réforme du secteur public en liaison avec FMI et UE
  • Processus d’adhésion à l’UE en cours
  • Ressources naturelles (charbon, bauxite, cuivre, zinc, or) et autosuffisance alimentaire
  • Industrie automobile moderne
  • Transferts des expatriés

POINTS FAIBLES

  • Finances publiques fragiles
  • Secteur public omniprésent et inefficace
  • Déficit d’infrastructures de transport isolant le pays
  • Manque de productivité des industries extractives et manufacturières (hors auto)
  • Niveau élevé de créances douteuses (19,6 % en septembre 2016) pesant sur la rentabilité des banques aux ¾ étrangères
  • Forte euroisation du crédit (70 %)
  • Baisse de la population 

Appréciation du risque

Confirmation du retour de la croissance

Après quasiment sept années de croissance faible ou négative, la croissance a, en 2016, retrouvé son niveau d’avant la crise. 2017 devrait amplifier cette reprise grâce, notamment, au dynamisme persistant des investissements étrangers dans l’industrie et les infrastructures, ainsi qu’à la reprise de l’investissement public. La consommation des ménages devrait retrouver de la vigueur en lien avec la progression de l’emploi, malgré un chômage toujours élevé et une informalité importante (près de 23 % de l’emploi). La demande intérieure profitera du retour à la croissance du crédit bancaire grâce à la baisse des taux d’intérêt. Le crédit restera toutefois contraint par un niveau encore élevé des créances douteuses, particulièrement chez les banques publiques. Les échanges extérieurs devraient encore contribuer positivement du fait des bonnes performances des exportations manufacturières, notamment automobiles.

 

Nécessaire réforme du secteur public

Malgré la tenue d’élections législatives en 2016, les autorités ont poursuivi l’assainissement budgétaire entamé en 2015 dans le cadre de l’accord conclu avec le FMI en février 2015 pour trois ans. Le déficit devrait encore diminuer en 2017. Les recettes profiteraient de la croissance, tandis que l’allègement des dépenses courantes devrait continuer avec la diminution du nombre d’emplois publics et la mise en œuvre de la réforme des retraites. La réduction du nombre d’entreprises publiques à la gestion souvent défaillante et, donc, coûteuse jouera également favorablement. Cependant, l’assainissement est loin d’être acquis et achevé. La modération salariale pourrait prendre fin et la réforme des retraites ne pas aller à son terme. Le fonctionnement de l’administration laisse encore beaucoup à désirer. Le financement des collectivités locales, déficitaires, doit être réformé. La restructuration des nombreuses entreprises publiques, présentes dans le transport, l’énergie, l’industrie minière et manufacturière, parfois préalable à leur privatisation, ou la dissolution pour les plus mal en point, a pris du retard. L’enjeu est capital pour enclencher la baisse de la lourde dette publique qui pourrait rapidement devenir intenable en cas de baisse de la croissance et d’une dépréciation du dinar face au dollar et à l’euro (respectivement 33 et 46 % de l’encours). Opportunément, le coût du service de la dette est modéré du fait des conditions favorables octroyées par les bailleurs de fonds internationaux et bilatéraux, comme les Emirats Arabes Unis en octobre 2016.

 

Un déficit courant financé par les IDE

Les échanges de marchandises sont largement déficitaires, à hauteur de plus de 10 % du PIB en 2016. Les exportations sont dominées par l’automobile, les produits agricoles, les métaux et une grande variété de produits manufacturiers à moyenne ou faible valeur ajoutée destinés surtout aux pays balkaniques voisins. Une large part du déficit s’explique par les importations liées aux investissements étrangers. L’excédent des services (près de 3 % du PIB) et, plus encore, les remises des travailleurs émigrés (9 %) compensent une bonne part du déficit commercial. Le déficit courant subsistant est financé largement par les investissements directs étrangers, tant dans l’industrie (ex. Fiat dans l’automobile) que dans les infrastructures de transport et d’énergie (Chine, Russie). L’excédent vient accroître les réserves, qui ajoutées à la disponibilité d’une facilité de crédit du FMI jusqu’en février 2018 et un accord de swap avec la Chine, permettent de se prémunir contre une crise de change qui fragiliserait une économie très endettée en euro, malgré les efforts pour promouvoir le crédit en dinar. La dette extérieure dépasse 80 % du PIB, dont 60 % pour le secteur public, mais elle est essentiellement à moyen terme, à faible coût et en partie liée aux IDE

 

Les élections de 2016 légitiment la poursuite des réformes

Les élections anticipées d’avril 2016 ont reconduit aux affaires le premier ministre Aleksandar Vučić et sa coalition composée du Parti progressiste (SNS) et du Parti socialiste qui disposent ainsi d’une légitimité renouvelée pour continuer la réforme du secteur public jusqu’en 2020. L’environnement des affaires demeure contraint par les lenteurs administratives, la corruption et les interférences politiques. Les négociations en vue d’une adhésion à l’UE vont se poursuivre, même si la normalisation des relations avec le Kosovo tarde et si celles avec la Bosnie Herzégovine sont compliquées par l’attitude des serbes de Bosnie.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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