Etudes économiques
Singapour

Singapour

Population 5,6 millions
PIB par habitant 57 713 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 1,8 3,6 3,2 2,3
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,2 0,5 1,0 1,3
Solde public / PIB (%) 3,2 5,7 2,2  1,6
Solde courant / PIB (%) 19,0 18,8 18,5 18,3
Dette publique / PIB (%) 106,8 111,1 112,9 114,8

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Compétitivité hors prix élevée
  • Secteurs à forte valeur ajoutée matures (nouvelles technologies, finance, chimie, pharmacie)
  • Plaque tournante régionale et internationale majeure pour le commerce de biens et de services financiers
  • Importants flux d’IDE entrants grâce au régime fiscal avantageux, à la stabilité politique et à l’excellent climat des affaires
  • Premier exportateur de capitaux en Asie par l’intermédiaire des fonds souverains Temasek et Government of Singapore Investment Corporation (GIC)

POINTS FAIBLES

  • Économie dépendante des exportations
  • Pénurie de main-d’œuvre qualifiée
  • Vieillissement de la population
  • Exposition au ralentissement de l’économie chinoise

Appréciation du risque

La conjoncture externe ralentit la croissance bien qu’elle reste dynamique

La croissance économique sera moins forte en 2019, principalement en raison d’une conjoncture externe défavorable. Les exportations (180 % du PIB) et la demande intérieure demeureront les principaux moteurs de la croissance. Le ralentissement de l'économie chinoise continuera de peser sur les exportations, puisque la Chine est le principal partenaire commercial de Singapour (environ 14 % des échanges). Les exportations vers d'autres marchés, dont les pays d'Asie du Sud (qui bénéficieront du PPTC) et les États-Unis, compenseront en partie cette baisse. Les perspectives continueront également d'être assombries par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine et l'incertitude qui y est associée, ainsi que par le ralentissement de la croissance de la demande mondiale en électronique (13,5 % des exportations), qui pose un problème de surproduction à Singapour en raison de la croissance de la production intérieure. Ces vents contraires affecteront notamment l'industrie manufacturière (20 % du PIB). Toutefois, la hausse des prix du pétrole devrait profiter au commerce, Singapour étant le troisième plus grand centre de raffinage du monde.

Sur le plan domestique, le secteur de la construction continuera de sous-performer, découragé par les mesures gouvernementales visant à freiner la croissance des prix du logement. Ces mesures contribueront à stabiliser l'inflation, qui est sous pression du fait de la hausse des prix du pétrole et d’une l'inflation sous-jacente croissante. L'Autorité monétaire de Singapour (MAS) devrait ainsi continuer à suivre une politique de resserrement. La demande continuera à stimuler le secteur des services − principalement par le biais de la finance et de l'assurance, mais aussi du commerce de détail − qui bénéficiera aussi de la constance de la croissance du tourisme et du revenu disponible des ménages. Enfin, les investissements publics destinés à stimuler la diversification économique, la R&D, investir dans le capital humain et attirer des IDE continueront d'être favorables à la croissance et à la confiance des entreprises.

 

La situation financière reste solide

Le solde budgétaire restera très solide. Grâce aux revenus des investissements des fonds souverains, le pays continuera d'enregistrer un excédent budgétaire tout en maintenant une politique budgétaire expansionniste. En outre, le niveau élevé de la dette publique est plus que compensé par les actifs financiers détenus par les fonds souverains. Les émissions obligataires ne servent pas à financer la dette publique, mais plutôt à développer un marché obligataire local et à soutenir le Central Provident Fund, le principal fonds de pension de Singapour.

Le solde du compte courant devrait afficher un excédent important en 2019. Le surplus de la balance commerciale augmentera, notamment sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie, mais continuera d'être partiellement compensé par un déficit de la balance des services et une détérioration des balances des revenus (primaires et secondaires). Grâce à son rôle de plaque tournante du commerce régional et international, la baisse des exportations se reflète dans les fluctuations des importations à Singapour.

Bien que le secteur bancaire soit exposé aux risques du marché immobilier, l'octroi de prêts hypothécaires a été prudent et reste conforme aux exigences réglementaires : l'expansion rapide du crédit, combinée à des prix immobiliers élevés, ne devrait pas présenter de risque pour 2019. Le secteur est également exposé aux risques liés au niveau élevé − bien que jugé soutenable − de l'endettement des ménages (supérieur à 70 % du PIB) et au ralentissement de l'économie chinoise à travers les opérations de financement du commerce. Toutefois, les niveaux de capitalisation et de liquidité, la stabilisation du nombre de créances douteuses ainsi que les bonnes performances des tests de résistance réalisés par les autorités financières singapouriennes indiquent que le secteur bancaire sera résistant en 2019.

 

Stabilité durable de l'environnement politique

Le Parti d'action populaire (PAP) est au pouvoir depuis l’indépendance de Singapour en 1965. Sa domination sur le paysage politique devrait durer, étant donné la tranquillité de la sphère publique et l'efficacité des politiques économiques proactives, mais aussi en raison de l'absence de figure d’opposition. Le mandat du Premier ministre Lee Hsien Loong prend fin en 2021. Le PAP élira un candidat à sa succession en interne, et si en internes des factions s’opposent en soutenant différents candidats, ces conflits ne seront pas rendus publics. Le programme du gouvernement devrait rester axé sur la consolidation de la compétitivité pour garantir la croissance sur le long terme. L'absence de risque politique, un État de droit fort et le caractère libéral de l’organisation de la vie économique assurent la qualité du climat des affaires, qui est d’ailleurs classé deuxième mondial dans l'évaluation de la Banque Mondiale en 2019.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

Paiement

Les chèques, espèces et virements bancaires sont tous des moyens de paiement fréquemment utilisés pour les transactions domestiques à Singapour. Les virements bancaires sont largement utilisés pour les transactions internationales car ils sont rapides et sécurisés. Les lettres de crédit stand-byet les lettres de crédit stand-by irrévocables sont souvent utilisées pour les transactions d’exportation.

Recouvrement des créances

Phase amiable

La phase amiable commence quand le créancier contacte son acheteur au moyen de lettres, d’appels téléphoniques et, si possible, en lui rendant visite dans ses locaux commerciaux. Ces prises de contact sont fréquemment suivies de négociations avant de conclure un règlement final. Si l’acheteur n’offre pas de réponse, une visite du site et des recherches en ligne sont effectuées afin de déterminer l’état de l’activité et le statut l’égal de l’acheteur. Si l’acheteur ne fait aucun effort en vue d’une résolution amiable, la procédure judiciaire est un moyen efficace de recouvrer les montants dus pour des biens vendus et livrés à Singapour. Il est néanmoins prudent de s’assurer que l’acheteur possède des actifs suffisants pour satisfaire la créance avant le lancement de la procédure.

 

Procédure judiciaire

Le droit de Singapour relève de la common law. Ses lois sont principalement régies par les lois de la Cour suprême de Justice (Supreme Court of Judicature Acts), lois des tribunaux de l’État (State Court Acts), autres décrets d’application procédurale (ou qui contiennent des dispositions de procédure), règles de la cour, directives de pratique, jurisprudence et pouvoirs inhérents des tribunaux.

Les tribunaux de Singapour comprennent les tribunaux d’État (décentralisés) et la Cour suprême. La Cour suprême est composée d’une Haute cour et d’une Cour d’appel (la plus haute juridiction d’appel). La Haute cour est un tribunal de première instance, qui s’occupe généralement de dossiers dépassant la compétence des tribunaux d’État (bien que la Haute cour dispose elle-même d’une compétence illimitée qui lui permet d’examiner n’importe quelle plainte, quel que soit son montant ou sa valeur).

 

Décision par défaut

Durant la période précisée par l’assignation, si le défendant ne comparaît pas ou ne présente pas de défense, le plaignant peut demander qu’une décision par défaut soit rendue à son encontre. Il peut s’agir d’une décision définitive ou d’un arrêt en référé en fonction de la nature de la réclamation.

 

Décision en référé

Si le défendeur a comparu et a déposé défense insuffisante, le plaignant peut demander que soit rendue une décision en référé. Pour éviter cela, le défendeur doit démontrer que le litige donne matière à un procès ou qu’il existe une autre raison pour que se tienne un procès. Une requête de décision en référé doit être déposée dans un délai de 28 jours après la clôture des plaidoiries (sauf ordonnance contraire du tribunal).

 

Exécution d’une décision de justice

Mandat exécutoire

Un jugement peut être appliqué par une série d’ordonnances d’exécution. Il peut s’agit d’une ordonnance de saisie-exécution des biens mobiliers et immobiliers du débiteur, de saisie de biens immobiliers ou de saisie simple. Ces ordonnances autorisent des auxiliaires de justice à prendre les mesures appropriées afin d’exécuter la décision rendue.

 

Procédure de saisie-arrêt

Ce processus peut se révéler approprié lorsque le débiteur judiciaire détient une créance sur une tierce partie. Lorsque le créancier saisit la créance, le débiteur doit rembourser sa créance au créancier et non plus au débiteur. Pour recouvrer ces créances, le créancier doit d’abord demander une ordonnance de saisie-arrêt nisi. Celle-ci peut être déposée sans l’intervention d’autres parties et donne lieu à une procédure de « justification ». Si la tierce partie endettée confirme sa dette exigible à l’endroit du débiteur judiciaire au moment de l’exposé des motifs, le teneur de registre peut demander à rendre définitive l’ordonnance provisoire de saisie-arrêt.

 

Inscription de la décision

Si le créancier judiciaire n’a pas la capacité de faire appliquer sa sentence à Singapour, il pourrait avoir la capacité de la faire appliquer dans un pays où le débiteur possède des actifs. Ceci peut se faire en engageant une nouvelle procédure, ou en faisant enregistrer le jugement prononcé à Singapour dans le pays étranger (sur la base d’une réciprocité d’application entre les deux pays).

 

Procédure d’insolvabilité

Plan d’arrangement

Les plans d'arrangement commencent par une requête au tribunal, pour une ordonnance convoquant une ou plusieurs assemblées des créanciers, des membres de la société ou des actionnaires de la société. Si le tribunal accepte l'ordonnance, une proposition doit alors être déposée avant les assemblées pertinentes et approuvée à la majorité requise (à moins que le tribunal n'en décide autrement) par les créanciers, la catégorie de créanciers, les membres ou la catégorie de membres, les actionnaires ou la catégorie d'actionnaires.

Administration judiciaire

Lorsqu’une société est en difficulté financière, mais a des chances raisonnables d’être réhabilitée ou de préserver tout ou partie de son activité en continuité d’exploitation (ou même si les intérêts des créanciers seraient mieux servis que par un recours à la liquidation), la société ou ses créanciers peuvent déposer auprès du tribunal une requête d’administration judiciaire par un administrateur judiciaire.

 

Procédure d’insolvabilité - liquidation

Si une société insolvable est incapable de surmonter ses difficultés, elle peut être dissoute. Ceci permet la liquidation de ses actifs de sorte que ses créanciers peuvent être remboursés d’au moins une partie de ce qui leur est dû. Ce processus s’appelle une dissolution ou une liquidation. Il peut arriver qu’une société saine soit mise en liquidation judiciaire si ses membres ne souhaitent pas qu’elle poursuive son activité. Lorsqu’une société est liquidée, ses actifs ou ses recettes sont utilisés en premier lieu pour rembourser les créanciers. Ensuite, tout solde est distribué au pro rata auxactionnaires.

Courbe des faillites Singapour
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