Etudes économiques
Slovaquie

Slovaquie

Population 5,4 millions
PIB par habitant 17 655 $US
A2
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 3,1 3,2 4,1 4,1
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,5 1,2 2,6 2,6
Solde public / PIB (%) -1,7 -0,8 -0,8 -0,4
Solde courant / PIB (%) -1,2 -0,2 -0,1 1,2
Dette publique / PIB (%) 51,8 50,9 49,1 47,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Plateforme de production pour les secteurs européens de l’automobile et de l’électronique
  • Comptes publics et extérieurs satisfaisants
  • Solide système financier dominé par des groupes étrangers

POINTS FAIBLES

  • Petite économie dépendante des investissements et des marchés européens
  • Forte concentration sectorielle des expor­tations : automobile et électronique grand public
  • Inégalités régionales en matière de dévelop­pement, retard de l’est du pays (infrastructures et formation)
  • Insuffisance de la recherche et du développement
  • Pénurie de main-d’œuvre qualifiée et chômage de longue durée élevé

Appréciation du risque

La croissance se renforce encore davantage

La croissance devrait culminer en 2019. La consommation des ménages reste le principal moteur de l'économie grâce à de fortes hausses des salaires réels et à la croissance de l'emploi. Au premier semestre 2018, le taux de chômage est tombé à 6,9 % – un niveau record pour la Slovaquie. Malgré les progrès enregistrés dans ce domaine, notamment par rapport au taux de chômage beaucoup plus élevé qui prévalait en 2013, il subsiste de fortes disparités régionales entre l'est et l'ouest de la Slovaquie : l'ouest (y compris la capitale Bratislava) connaît une forte concentration d'entreprises étrangères et nationales, ce qui amène le chômage à un niveau encore plus bas. Malgré ces différences régionales, les pénuries de main-d'œuvre ont fortement augmenté en Slovaquie, en particulier dans le secteur manufacturier. Le manque de main-d'œuvre qualifiée a poussé les salaires à la hausse ces dernières années, les salaires réels ayant augmenté de 3,8 % rien qu'au premier semestre 2018 et le salaire mensuel brut moyen dépassant les 1 000 EUR pour la toute première fois. Le salaire minimum a augmenté de 40 EUR pour atteindre 520 EUR en janvier 2019, tandis que les salaires des fonctionnaires ont grimpé de 10 % en janvier 2019 et de nouveau en janvier 2020.

Outre la consommation des ménages, la croissance du PIB reste soutenue par les investissements en immobilisations, qui, selon les estimations, ont connu une dynamique à deux chiffres en 2018. La construction de l'usine Jaguar Land Rover a fortement contribué à cette hausse. L'usine a démarré ses activités en octobre 2018 et prévoit d'augmenter le nombre de salariés à 2 800 et le nombre annuel de véhicules produits à 300 000. Cette usine confirme ainsi le secteur automobile comme étant la principale industrie manufacturière en Slovaquie. Les projets d'investissement dans le secteur public se sont également accélérés, bien que la rocade de Bratislava ait été retardée et qu'il est probable que l'échéance fixée pour son achèvement en 2020 ne sera pas respectée.

 

Comptes publics et extérieurs satisfaisants

Le déficit public est tombé à 0,8 % du PIB en 2017 et les premières estimations indiquent qu'il s'est maintenu à ce niveau tout au long de 2018. Bien que le processus d'assainissement budgétaire soit en bonne voie, l'augmentation de la consommation publique et les investissements réalisés avant les élections municipales de novembre 2018 ont empêché le gouvernement de réduire davantage le déficit. Celui-ci reste néanmoins à un niveau confortable et devrait encore se contracter pour s'établir à 0,4 % en 2019. La situation macroéconomique favorable s’est traduite par une augmentation des recettes provenant de l'impôt sur le revenu des particuliers et de l'impôt sur les sociétés, et l'amélioration du recouvrement de l'impôt a également joué un rôle positif dans la situation budgétaire. La dette publique devrait rester inférieure à 50 % du PIB dans un avenirprévisible.

La balance des opérations courantes est soutenue par la croissance des exportations. Les nouveaux investissements renforcent les capacités d'exportation (celles de biens et de services dépassaient déjà 98 % du PIB à la fin du premier semestre 2018), l'usine Jaguar Land Rover, en particulier, accélérant leur croissance, malgré les inquiétudes concernant le caractère durable de la demande mondiale. La balance des services est elle aussi positive, mais les déficits au titre des revenus primaires et secondaires ont fait chuter le compte courant en territoire négatif au premier semestre 2018. Le rapatriement des intérêts et des dividendes, conséquence de la forte présence d’investisseurs étrangers (en particulier dans le secteur automobile), ne devrait être que partiellement compensé par les envois de fonds des émigrés slovaques.

 

Le gouvernement demeure stable

À l'issue des élections de mars 2016, le Premier ministre de l'époque, Robert Fico, et son parti de centre gauche, le Smer-SD (membre du Parti socialiste européen), ont perdu leur majorité absolue au Parlement et ont dû former une alliance avec le Parti national, conservateur, et le parti Most (qui signifie « Pont »), de centre-droit. Après l'assassinat d'un journaliste d'investigation en février 2018, M. Fico ainsi que le ministre de l'Intérieur et le chef de la police ont démissionné pour empêcher la tenue d'élections anticipées que les partenaires de la coalition avaient exigées. En mars 2018, Smer-SD a choisi Peter Pellegrini, vice-Premier ministre, pour remplacer Robert Fico. La popularité de Smer-SD s'est stabilisée depuis le scandale qui a suivi l'assassinat. À l'époque, les sondages indiquaient que le parti avait perdu environ un cinquième de ses sympathisants et qu'il n’avait conservé l'appui que d'un peu plus de 20 % des électeurs. De fait, les élections municipales de novembre 2018 ont été remportées par des indépendants, le parti Smer-SD n'ayant obtenu aucun siège de maire dans aucune des capitales régionales. Plus précisément, ce sont les candidats indépendants qui ont obtenu le plus de voix (42,4 % des suffrages), suivis des candidats du Smer-SD (20,4 %) et du Parti national slovaque (5,5 %).

 

Dernière mise à jour : February 2019

Haut de page
  • Français
  • English