Etudes économiques
Slovaquie

Slovaquie

Population 5,4 millions
PIB par habitant 15979 $US
A3
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 2,6 3,8 3,5 3,3
Inflation (moyenne annuelle) -0,1 -0,3 -0,4 1,0
Solde budgétaire / PIB (%) -2,7 -2,7 -2,2 -1,7
Solde courant / PIB (%) 0,1 -1,3 -1,0 -1,3
Dette publique / PIB (%) 53,6 52,5 53,0 53,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Plateforme de production pour l’industrie automobile et électronique européenne
  • Comptes publics et extérieurs corrects
  • Solidité du système financier dominé par des groupes étrangers

POINTS FAIBLES

  • Petite économie dépendante des investissements et marchés européens
  • Forte concentration sectorielle des exportations : automobile et électronique grand public
  • Dépendance à la Russie pour 70 % de son énergie (gaz, pétrole, uranium)
  • Inégalités régionales de développement / retard à l’est (infrastructures et formation)
  • Insuffisance de la recherche et du développement
  • Manque de main d’œuvre qualifiée et important chômage de longue durée

Appréciation du risque

Vive croissance fondée sur la demande intérieure

La croissance devrait rester vive en 2017. Le principal élément moteur demeurerait la consommation soutenue des ménages. Ceux-ci devraient encore profiter de la progression de l’emploi et de la baisse du chômage. Les rémunérations sont tirées par le manque croissant de main d’œuvre qualifiée dans les secteurs automobile et informatique à l’ouest et au centre du pays. La hausse du taux de participation parmi les femmes, les chômeurs de longue durée et les émigrés ne permet pas de compenser ce manque. Aussi, les industriels tentent d’attirer la main d’œuvre disponible à l’est du pays, mais avec peu de succès du fait de la faible mobilité. La réapparition de l’inflation serait limitée, d’autant que les prix administrés du gaz et de l’électricité vont encore baisser. Après avoir stagné en 2016, l’investissement devrait reprendre. L’investissement privé continuerait d’être porté par les IDE dans l’automobile et l’énergie, avec notamment la construction d’une usine Jaguar Land Rover dans l’ouest du pays et l’extension d’usines PSA et VW. La construction de logements conserverait son dynamisme. Après un fort recul dû à la jonction entre deux programmes européens de financement, l’investissement public devrait repartir avec notamment le périphérique de Bratislava et la modernisation d’infrastructures routières et ferroviaires. Bien que les exportations, notamment celles liées à l’automobile, et le tourisme, conserveraient leur dynamisme, la contribution positive des échanges commerciaux à la croissance serait très faible. L’explication réside dans le contenu très élevé en importations des IDE. Il faudrait attendre 2018 pour que leur contribution augmente dans le sillage de l’augmentation des capacités de production.

 

Des comptes publics et extérieurs corrects, mais un endettement significatif

Le déficit public devrait poursuivre sa lente baisse et demeurer modéré. L’effort sera modeste et reposera surtout sur l’augmentation des recettes. En premier lieu, celles-ci profiteront de la croissance. Elles devraient aussi bénéficier de l’introduction d’une taxe de 7 % sur les dividendes et d’un prélèvement de 8% sur les primes d’assurance non-vie, de l’augmentation de la taxe d’accise sur le tabac, et du doublement de la taxe additionnelle spécifique sur les grandes entreprises des secteurs de l’énergie et des télécommunications. La taxe spéciale sur les banques de 0,2 % serait maintenue contre toute attente. Enfin, le plafond pour le calcul des cotisations sociales devrait être supprimé. En contrepartie, l’impôt sur les bénéfices serait abaissé de 22 à 21 %. Les dépenses devraient, quant à elles, progresser moins rapidement, malgré la reprise de l’investissement public et une nouvelle hausse significative des salaires des enseignants. Dans ce contexte, le poids de la dette publique resterait significatif, mais en dessous du seuil ciblé par le Pacte de stabilité et de croissance (60 % du PIB). Nonobstant, conformément au frein à l’endettement inclus dans la constitution, le fait qu’elle se situe au-dessus de 52 % impose des contraintes au niveau des dépenses. La dette est libellée en euros et n’est donc pas vulnérable au risque de change. La solidité du secteur bancaire dominé par des groupes autrichiens et italiens et dont les ressources sont constituées par des dépôts locaux participe au maintien d’un coût d’emprunt peu élevé.

Le solde du compte courant devrait rester faiblement déficitaire. Malgré la progression des importations entraînée par la vivacité de la demande intérieure, le dynamisme des ventes de véhicules et pièces automobiles, de matériel électronique, informatique et électrique, d’électroménager, du tourisme et du transport routier maintiendrait l’excédent des échanges de biens et services. Les rapatriements d’intérêts et de dividendes, contrepartie de la forte présence des investisseurs étrangers, notamment dans l’automobile, ne devraient être qu’à moitié compensés par les remises des émigrés slovaques. La dette extérieure est lourde. Elle représentait, fin juin 2016, 87 % du PIB, dont la moitié du total pour l’Etat et la Banque centrale, 20 % pour les entreprises non financières et 15 % tant pour les banques qu’en liaison avec les IDE.

 

Un gouvernement de coalition composite face à une opposition divisée

Robert Fico est à la tête du gouvernement depuis 2012. Cependant, suite aux élections de mars 2016, lui et son parti de centre-gauche, SMER-SD (membre du parti socialiste européen), ont perdu leur majorité absolue au parlement et ont dû s’allier au Parti National (conservateur) et au Parti du Pont « Most » (centre-droit). Pourtant, la politique de centre-gauche, notamment la lente consolidation budgétaire fondée sur la hausse des prélèvements sur les hauts revenus et les secteurs réglementés, a été conservée. Si le soutien populaire dont jouit le SMER s’est réduit (28 % des suffrages en 2016 contre 44 % en 2012), les autres partis (sept partis siègent au parlement en plus du SMER) ne semblent pas en mesure de fournir une alternative, du moins à court terme. L’incertitude viendrait plus des suites d’un éventuel retrait du premier ministre. La corruption (ex : dans l’octroi des marchés publics) et les fortes inégalités entre régions sont les défis majeurs, car elles figurent parmi les plus marquées dans la zone euro. Cependant, globalement, le climat des affaires demeure satisfaisant. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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