Etudes économiques
Sri Lanka

Sri Lanka

Population 21,107 millions
PIB par habitant 3849 $US
B
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,9 4,8 5,0 5,0
Inflation (moyenne annuelle)  3,3 0,9 4,1 5,3
Solde budgétaire / PIB (%) -6,7 -6,9 -5,4 -4,7
Solde courant / PIB (%)  -2,7 -2,5 -1,9 -2,1
Dette publique / PIB (%) 70,7 76 77,2 75,5

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Production agricole diversifiée (thé, riz, noix de coco, caoutchouc)
  • Réduction de la pauvreté
  • Niveau de développement humain et de gouvernance supérieur à celui de ses voisins d’Asie du Sud
  • Intérêts indien et chinois
  • Tourisme en forte croissance

POINTS FAIBLES

  • Dépendance marquée au secteur textile
  • Manque d’infrastructures
  • Faibles dépenses publiques en capital du fait du lourd service de la dette
  • Vulnérabilité liée à la dépendance à l’égard des financements extérieurs de court terme

Appréciation du risque

La croissance devrait rester dynamique

Après avoir légèrement augmenté en 2016, la croissance devrait rester soutenue en 2017. Le secteur industriel devrait rester bien orienté en dépit du resserrement monétaire initié par la banque centrale. La construction devrait continuer à bénéficier du développement des installations touristiques et des infrastructures qui profiteront d’un prêt de 3 Mds USD de la Banque Asiatique de Développement. La progression du tourisme devrait continuer à tirer l’ensemble des activités de services qui représentent désormais plus de 60 % du PIB.
Néanmoins, le pays a annoncé un programme de consolidation budgétaire qui pourrait peser sur l’économie. Les autorités ont, notamment, décidé une hausse de la TVA de 11 à 16 % qui devrait pénaliser la consommation des ménages alors que les transferts des expatriés pourraient être moins importants. En effet, de nombreux travailleurs sri-lankais sont expatriés dans la région du Golfe qui souffre de la faiblesse du prix du pétrole. Enfin, afin de contrôler l’évolution du crédit et de réduire les pressions baissières sur la roupie, la banque centrale sri lankaise a entamé un processus de relèvement graduel de ses taux directeurs qui pourrait affecter légèrement la demande des ménages et l’investissement. Néanmoins, après avoir été pénalisés par les incertitudes politiques entourant les deux élections de 2015, les investissements étrangers pourraient rebondir. Enfin, les mauvaises performances à l’exportation de certains produits agricoles (thé, caoutchouc notamment) seront compensées par la bonne tenue des exportations de céréales, noix de coco et légumes.
L’inflation devrait continuer à augmenter en 2017. Les pressions inflationnistes seraient alimentées par la baisse de la roupie, la hausse de la TVA et un léger rebond du prix des matières premières.

 

Les finances publiques demeurent fragiles

Les efforts des autorités pour assainir les finances publiques ont été, jusqu’à présent, insuffisants. Néanmoins, en 2017, le déficit budgétaire et la dette publique devraient diminuer grâce au programme de consolidation budgétaire mis en place conjointement avec le FMI. La priorité de ces réformes est, notamment, d’améliorer la collecte de l’impôt. Cependant, la dette publique restera élevée et la vulnérabilité budgétaire du pays demeurera importante.
Le déficit courant devrait se creuser légèrement en 2017. La balance commerciale devrait se dégrader en raison de la légère augmentation du prix du pétrole et de la progression des importations de biens de consommation. Ce déficit de la balance commerciale sera, en partie, compensé par des recettes touristiques en hausse et par des transferts privés importants. Par ailleurs, en dépit de la progression attendue, les IDE resteraient faibles en comparaison avec les pays voisins. Ainsi, la roupie devrait demeurer sous pression dans un contexte d’anticipation de resserrement de la politique monétaire américaine. Les marges de manœuvres de la banque centrale pour contenir les pressions à la baisse de la devise sont limitées : les réserves de change ne représentent guère plus de 3 mois d’importations.

 

L’alternance politique s’est faite dans le calme mais les dissensions sont importantes au sein de la nouvelle équipe dirigeante

2015 a été marquée par deux élections qui ont redessiné le paysage politique du pays. Afin d’assurer sa réélection pour un 3ème mandat, le président Rajapakse (Parti de la liberté) a appelé à des élections présidentielles anticipées en janvier 2015. A la surprise générale, M. Sirisena (ancien ministre qui a rejoint le Nouveau Front Démocratique à la suite de l’annonce des élections) a remporté ce scrutin. Suite aux élections législatives d’août 2015, R. Wickremesinghe (Parti de la liberté) est devenu premier ministre. Malgré leur volonté de travailler ensemble, les désaccords sont nombreux entre le premier ministre et le président, issus de partis différents et cette alliance est fragile. 2017 sera marquée par des élections locales qui constitueront un test pour l’unité du parti du premier ministre.
Par ailleurs, les tensions entre majorité bouddhiste et minorité musulmane (9 % de la population) restent vives. De plus, le Sri Lanka doit affronter la pression internationale sous l’égide de conseil des Nations Unies dans l’attente de la reconnaissance par le gouvernement des violations des droits de l’homme et de l’adoption des recommandations permettant de pérenniser la réconciliation entre Tamouls et Cingalais.
Enfin, l’amélioration de l’environnement des affaires est une des priorités du gouvernement. Mais des accusations de favoritisme et de corruption sont parfois adressées à l’égard des dirigeants.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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