Etudes économiques
Taïwan

Taïwan

Population 23,492 millions
PIB par habitant 22263 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3,9 0,6 1,4 1,8
Inflation (moyenne annuelle) 1,2 -0,3 1,1 1,1
Solde budgétaire / PIB (%) -2,7 -1,8 -1,6 -1,3
Solde courant / PIB (%) 12,0 14,6 15,0 14,4
Dette publique / PIB (%) 37,9 36,5 35,7 34,4

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Situation financière externe robuste
  • Soutien à la R&D par les dépenses publiques
  • Consensus sur les acquis démocratiques
  • 4ème producteur d’électronique au monde

POINTS FAIBLES

  • Commerce extérieur trop concentré sur la Chine continentale et les Etats-Unis
  • Délocalisations massives fragilisant l’emploi industriel
  • Manque de compétitivité du secteur des services
  • Retard en termes d’infrastructures par rapport aux autres économies asiatiques avancées

Appréciation du risque

La croissance devrait rester contrainte par l’atonie de la demande mondiale 

Après avoir fortement chuté en 2015, la croissance a légèrement rebondi en 2016. Cette tendance devrait se poursuivre en 2017. L’activité économique resterait cependant fortement contrainte par le ralentissement de l’activité en Chine continentale, avec laquelle, depuis l’arrivée de la présidente Tsai Ing-wen, les liens diplomatiques et économiques se sont distendus. Un quart des exportations de l’île, parmi lesquelles les produits électroniques représentent près de 40 %, étant à destination de l’empire du Milieu, la contribution du commerce extérieur à la croissance devrait demeurer limitée, De plus, la croissance toujours modérée de l’économie américaine ne permettrait pas non plus de soutenir la demande externe. L’impact de cet affaiblissement des débouchés sur les performances des entreprises exportatrices devrait également contraindre l’investissement.

La progression de la consommation des ménages, principal moteur de l’activité, devrait rester modeste. Malgré un chômage et une inflation toujours très faibles, la quasi-stagnation des salaires pourrait affecter la confiance des consommateurs et contraindre leurs dépenses. Néanmoins, l’augmentation du salaire minimum (+5 % en 2017) et l’amélioration du système de prise en charge des frais de santé devraient permettre d’éviter un recul de la demande des ménages.

Le nombre de touristes en provenance de Chine continentale devrait continuer de diminuer ce qui pénaliserait le secteur des services. L’arrivée au pouvoir du Parti Démocratique Progressiste, moins favorable à un rapprochement avec Pékin, s’est, en effet, traduite par un recul du tourisme chinois.

Enfin, suite à la signature d’accords de libre-échange en 2013 avec Singapour et la Nouvelle-Zélande, l’île tente de poursuivre une dynamique d’ouverture. Les difficultés dans l’établissement de zones de libre-échange ralentissent cependant son expansion économique.

 

La situation financière restera solide

Le déficit budgétaire devrait continuer à se réduire en 2017, le gouvernement continuant à mener une politique de consolidation budgétaire malgré la convalescence de l’économie. L’extension du système de protection sociale sera financée par une augmentation des taxes sur le tabac et une réforme de la fiscalité relative aux successions. Dans ce contexte, le poids de la dette publique, déjà à un niveau soutenable, continuerait à se réduire.

L’excédent courant devrait se dégrader, mais restera à un niveau élevé. Il résulte notamment d’un fort excédent commercial, mais aussi d’une balance des services excédentaire. Toutefois, l’atonie de la demande mondiale devrait se traduire par une légère dégradation de la balance des biens et des services.

La position extérieure de Taïwan est, par ailleurs, solide : l’île est l’un des principaux créanciers mondiaux et le niveau de réserves resterait très élevé (près de 18 mois d’importations en 2017). Soutenu par l’important excédent courant, le dollar taïwanais devrait rester stable par rapport au dollar américain. La politique monétaire devrait rester accommodante pour soutenir l’activité, limiter l’appréciation de la monnaie et préserver la compétitivité-prix des exportations.

 

Dégradation des relations avec la Chine continentale

Les élections présidentielles et législatives de janvier 2016 ont vu la victoire du parti d’opposition, le Parti Démocratique Progressiste (DPP). Bénéficiant de la majorité au parlement, la présidente Tsai Ing-wen est arrivée au pouvoir le 20 mai.

Alors que le KMT et le précédent président étaient favorables à une politique de rapprochement, notamment économique, vis-à-vis de la Chine, le DPP a une position plus dure et refuse d’adhérer au « consensus de 1992 » qui régit les relations bilatérales. Ainsi, la Chine continentale a suspendu les communications officielles avec Taïwan. Aucun progrès dans les relations bilatérales ne pourra avoir lieu tant que le dialogue est interrompu.

Si la politique de rapprochement avec la Chine avait été initialement bien accueillie par les Taïwanais, ces derniers ne semblent pas désireux d’étendre cette collaboration au domaine politique. En mars 2014, le mouvement étudiant des « Tournesols », s’opposant au projet TISA (Trade In Services Agreement) et plus généralement à l’emprise croissante de la Chine sur Taïwan, a culminé avec le blocage du Parlement pendant 3 semaines. Ces manifestations ont mis en lumière la peur d’une dépendance économique accrue et de l’ouverture de pourparlers en vue d’une réunification.

En mécontentant la Chine, Taïwan réduit également les chances de réalisation d’autres projets d’intégration régionale soumis à la bonne volonté de Pékin.

Enfin, Taïwan continue de bénéficier d’un environnement des affaires très favorable.

 

Dernière mise à jour : Mars 2017

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