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Transports

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Amérique Latine
Amérique du Nord
Europe centrale et de l'est
Europe de l'Ouest
Asie émergente
Moyen-Orient & Turquie
Changer de secteur

Forces

  • Utilisation croissante des transports aériens en Asie, grâce à l’émergence des classes moyennes
  • Poursuite de la reprise de l’économie mondiale, génératrice d’activité

Faiblesses

  • Secteur routier : demandes inégales
  • Secteur du fret maritime : surcapacités des acteurs
  • Secteur aérien : très concurrentiel

Evaluation des risques

Les faits marquants
Variations des prix du pétrole et de l'indice des prix du vrac et des conteneurs

Variations des prix du pétrole et de l'indice
des prix du vrac et des conteneurs
(Indices BDI et SCFI - Base 100 11/2016)

A l’image de la faillite de Rickmers le 1er juin 2017, suite à la division par deux des prix du Baltic Panama Index ( BPI) 
entre décembre 2016 et juin 2017, les petits acteurs ont pâti de la baisse durable des prix cette année. Le Baltic Dry Index (BALTICF) a atteint un taux historiquement bas en février 2016, ayant pour conséquence de réduire drastiquement le coût de location des navires. De plus, le maintien des prix bas du pétrole, dans la majeure partie de 2017 s’est révélé être un piège pour les compagnies maritimes qui, faisant des économies, ont maintenu des lignes maritimes sur un plus grand laps de temps et ainsi intensifié l’offre de transport. Les acteurs majeurs ont quant à eux pu bénéficier du jeu des alliances et de la consolidation de leur offre. Si l’indice BALTICF demeure très volatile en 2017, il affiche une tendance à la hausse depuis le début de l’année 2017 (cf graphique), notamment du fait de la hausse des prix du pétrole. En 2018, les prix du pétrole devraient rester à des niveaux similaires à ceux atteint en fin d’année 2017 (selon Coface environ entre 55 USD et 60 USD en 2018), ce qui pourrait contribuer à maintenir la situation de surcapacités.

Le trafic aérien mondial a continué d’augmenter en 2017 de 6 % par rapport à 2016 qui était déjà une année record. Il a atteint 4,1 milliards de passagers. La demande forte du transport aérien contribue positivement à la croissance mondiale.

Demande

Le maintien de la croissance de l’activité mondiale en 2018 (3 % selon les projections Coface) devrait dynamiser la demande dans le secteur des transports maritime, ferroviaire, et routier. Après avoir doublé sur les douze dernières années, le nombre de passagers aériens devrait à nouveau être multiplié par deux à l’horizon 2036 selon l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA). Ce secteur continue de profiter de la baisse des coûts des billets divisés par deux en 20 ans (en prix réels).

Les entreprises du transport routier d’Europe de l’Ouest ont bénéficié d’un rebond des volumes de trafics en 2017, grâce à une croissance de 2 % dans la zone euro. En France, la croissance 2018, attendue par COFACE à +1,8 % (contre +1,6 % en 2017), sera tirée par la consommation des ménages et par la croissance des investissements. Le transport routier devrait bénéficier de ce rebond. En Amérique latine, la croissance devrait doubler (+2 % contre +1 % en 2017) et favoriser le transport routier. Cependant, les infrastructures de transport sont encore peu développées dans cette région, augmentant considérablement le coût de fret et réduisant mécaniquement la demande.

Concernant le transport aérien, les compagnies britanniques pourraient subir une forte baisse du nombre de passagers en amont des incertitudes en cours dans le cadre des négociations pour le « Brexit »,d’après une étude Reuters. Après le Brexit, l’étude mentionne une baisse de 11,5 % de fréquentation sur le long terme au Royaume-Uni. Aux États-Unis, la croissance de l’économie américaine, attendue par COFACE à 2,3 % en 2017 comme en 2018, devrait bénéficier de la résilience de la consommation des ménages, même si cette dernière devrait ralentir en 2018. En effet, le renchérissement conséquent du coût du crédit affectera principalement les ménages les plus modestes et pèsera sur leur consommation. Cependant la géographie du pays et les habitudes de déplacement aérien ne devrait pas impacter négativement la demande pour le transport aérien. Les compagnies aériennes d’Amérique latine devraient continuer de se refaire une santé en 2018. Elles devraient afficher un bénéfice net de 0,9 milliard de dollars l’année prochaine d’après IATA, avec une demande des passagers qui devraient augmenter de 8 %. Elles devraient bénéficier de la poursuite de la reprise économique au Brésil. En Asie, l’émergence des classes moyennes est favorable au secteur aéronautique. Par exemple en Chine, la part des ménages gagnant plus de 35 000 dollars par an devrait tripler d’ici 2022 et tirer la croissance du secteur. En Asie-Pacifique, le spectre de performance des compagnies aériennes est très divers. Le bénéfice moyen par passager en 2017 est estimé à 4,96 $, les coûts de carburant plus élevés étant en partie compensés par l’amélioration des marchés de fret, particulièrement important dans cette région manufacturière.

Offre

Les surcapacités au sein du secteur du transport maritime, qui draine 80 % du commerce mondial, pourraient continuer d’impacter défavorablement les petits acteurs du secteur en 2018. Les compagnies aériennes continueront de profiter des prix toujours bas du baril de pétrole (même si ces derniers ont augmenté fin 2017). Après avoir généré des bénéfices record sur les trois dernières années, les compagnies aériennes seront plus exposées aux augmentations des dépenses de main-d’œuvre et de maintenance en 2018.

Les compagnies aériennes européennes bénéficient d’un net rebond de la conjoncture économique dans les marchés domestiques y compris la Russie. A cela s’ajoute une reprise du traffic après un ralentissement en 2016 ; suite à la série d’attentats ainsi qu’aux restructurations qui se sont poursuivies. La région enregistre le niveau de passager le plus élevé au monde, en 2017 estimé à 84 %. Le bénéfice net devrait atteindre 11,5 milliards de dollars, contre 9,8 en 2017.

En 2018, les compagnies aériennes nord-américaines devraient rester les championnes du monde des bénéfices nets après impôts, projetés à 15,6 milliards de dollars en 2018 ; générant plus de la moitié des profits de l’industrie au niveau mondial. Ceci s’explique par des conditions de marché qui devraient rester très bonnes avec une augmentation des capacités en hausse de 3,4 %.

Les compagnies aériennes asiatiques devraient bénéficier des investissements d’infrastructures aéroportuaires, qui seraient les plus élevés au monde entre 2016 et 2020. Ces derniers sont attendus à des niveaux moyens quatre fois plus élevés qu’en Europe. Les profits sont attendus à 9 milliards de dollars en 2018 d’après IATA ; particulièrement soutenus par une hausse de l’activité de cargo.

Les entreprises du secteur du transport routier, devraient bénéficier de la faiblesse des charges de carburants, par rapport à des niveaux historiques sur l’année 2018 en Europe de l’Ouest. En France, la mise en place d’un accord dérogatoire entre le gouvernement et les professionnels du secteur en octobre 2017 (en accord avec les ordonnances de réforme du marché du travail mises en place par le gouvernement) vise à rendre le secteur plus compétitif. Selon les textes, les éléments de rémunération compensant le travail de nuit, les jours fériés et les dimanches, deviennent partie intégrante des salaires minimaux hiérarchiques, qu’il est impossible de négocier par accord d’entreprise.

Le transporteur maritime Maersk Line, avec son partenaire Damco ont opéré leur premier train complet entre la Chine et l’Europe en novembre 2017. Ce périple, ayant traversé sept pays a été plus rapide de 20 jours que par la mer et a permis de réduire de 36 % des émissions de CO2 par rapport au porte-conteneurs.

 

Dernière mise à jour : janvier 2018

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