Etudes économiques
Tunisie

Tunisie

Population 11.1 millions
PIB par habitant 3922 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 2,2 0,8 1,3 2,5
Inflation (moyenne annuelle) 4,9 4,8 3,7 3,9
Solde budgétaire / PIB (%) -3,4 -4,4 -4,5 -3,6
Solde courant / PIB (%) -9,1 -8,8 -8,0 -6,9
Dette publique / PIB (%) 51,6 55,7 59,0 58,9

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles (gaz, phosphates), agricoles, touristiques
  • Transition politique progressive
  • Economie en cours de diversification et main d’œuvre assez qualifiée
  • Proximité du marché européen et accord d’association avec l’UE

POINTS FAIBLES

  • Fortes inégalités sociales et géographiques
  • Taux de chômage élevé, principalement chez les jeunes
  • Poids économique important de l’agriculture
  • Secteur touristique confronté aux problèmes politico-sécuritaires et à une concurrence accrue

Appréciation du risque

Vers une reprise graduelle de la croissance 

La croissance a été relativement molle en 2016. La reprise dans les services et l’industrie a été atténuée par la contribution négative des secteurs de l’énergie et de l’extraction. L’évolution du secteur touristique a été encourageante avec une nette amélioration de la valeur ajoutée du secteur de l’hôtellerie qui a observé un accroissement du nombre de nuitées. En 2017, le redressement économique devrait se poursuivre quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu en raison des faibles performances de secteurs d’activités clefs tels que l’énergie qui reste contraint par la faiblesse des cours du pétrole et le déclin naturel des principaux champs pétroliers. Les négociations entre le gouvernement et les syndicats devraient réduire les troubles sociaux qui ont endigué la reprise de la production dans les zones de production de phosphates en 2016. L’activité touristique reprendrait légèrement suite à une hausse des touristes en provenance des pays de l’est. Enfin, en dépit d’une poursuite de la consolidation des finances publiques, l’investissement public devrait soutenir la croissance. En effet, la conférence Tunisia 2020 organisée en novembre 2016 a permis à la Tunisie de récolter plus de 15 Mds de dollars de promesse de dons et d’investissements en provenance des principaux bailleurs de fonds internationaux et des partenaires du pays. Ces investissements permettront, notamment, au gouvernement d’enclencher la première phase du plan de développement quinquennal 2016-2020 présenté en mai 2016 qui devrait inclure un ensemble de projets d’infrastructures dont l’extension des réseaux routiers et ferroviaires. Après avoir légèrement décéléré, le niveau général des prix serait plus dynamique en 2017. La légère augmentation des prix du pétrole, ainsi que les pressions baissières persistantes sur le dinar entraineraient une hausse de l’inflation importée. L’augmentation des prix des produits administrés devrait, en outre, favoriser l’accroissement des prix domestique.

 

Leger recul des déficits jumeaux en 2017

Le déficit public s’est creusé en 2016. Les baisses de dépenses dégagées suite à la réforme des subventions pétrolières ont été réallouées à l’effort de lutte contre le terrorisme et au renforcement de la politique sécuritaire. La perte de revenus découlant d’une baisse de la production pétrolière a également limité les recettes collectées en 2016.

En 2017, la mise en œuvre de réformes fiscales structurelles dans le cadre du programme FMI, ainsi que la politique d’austérité portée par le ministre Youssef Chahed devraient entraîner une baisse du déficit public. Parmi les réformes préconisées par le FMI, les autorités devraient poursuivre la modification du service civil visant à alléger la facture liée au paiement des fonctionnaires, ainsi qu’une réforme du système de retraite des agents de la fonction publique. Le gel des embauches au sein de la fonction publique devrait limiter la progression des dépenses courantes à court terme. Les recettes devraient également progresser en 2017 suite à une  collecte fiscale plus efficiente qui devrait faciliter  la lutte contre l’évasion fiscale. L’impôt sur les sociétés serait, en outre, augmenté. En dépit de cette volonté de mener une politique budgétaire prudente,  le gouvernement devra continuer de composer avec les représentants des différents syndicats et corporations de façon à limiter les grèves et blocages en réponse à la politique d’austérité, comme cela a été le cas en 2016 avec les professions libérales et les pharmaciens.

Le déficit courant resterait conséquent en 2017, mais devrait significativement se résorber par rapport à 2016. Les exportations devraient progresser modestement, permettant une amélioration de la balance commerciale. Un ralentissement plus marqué de la demande étrangère pourrait néanmoins peser sur la dynamique des exportations. Le dinar tunisien continuerait de faire face aux pressions baissières, mais il pourrait se rétablir suite à un accroissement des IDE.

 

Le gouvernement de coalition face de multiples enjeux

Après que le parlement tunisien a retiré sa confiance au Premier ministre Habib Essid, le président a nommé en août 2016 Youssef Chahed, anciennement ministre des affaires locales, premier ministre. Les défis que doit relever le gouvernement de Youssef Chahed, composé d’une trentaine de ministres, sont nombreux. Le pays continue, en effet, à faire face à de multiples défis sociaux et économiques, ainsi qu’aux attentes de la population, ce qui alimente grèves et mouvements sociaux. A cela s’ajoute l’importance de la menace sécuritaire sur le territoire dont la Tunisie a pris conscience à la suite des attentats qui ont frappé le pays. L’amélioration du climat des affaires reste l’un des principaux objectifs du gouvernement qui entend accroître l’attractivité du pays aux yeux des investisseurs. A ce titre, le pays a mis en place un nouveau code d’investissement en septembre 2016 visant à faciliter l’implantation d’IDE. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017
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