Etudes économiques
Turkménistan

Turkménistan

Population 5,3 millions
PIB par habitant 6 654 $US
D
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 10,3 6,5 6,2 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 6,0 6,4 7,0 8,0
Solde budgétaire / PIB (%) 4,9 0,8 0,0 0,2
Solde courant / PIB (%) -7,5 -10,3 -18,5 -18,0
Dette publique / PIB (%) 17,4 23,2 23,2 23,4

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Quatrièmes réserves mondiales de gaz naturel
  • Réserves de change importantes
  • Faibles taux d’endettement

POINTS FAIBLES

  • Petite économie enclavée
  • Forte dépendance de l’économie au secteur des hydrocarbures (essentiellement le gaz) et à la Chine qui représente son marché d’exportation quasi-exclusif
  • Interventionnisme étatique et lacunes en matière de gouvernance

Appréciation du risque

La croissance devrait demeurer en 2017 nettement inférieure aux taux à deux chiffres observés jusqu’en 2014.

Le Turkménistan devrait continuer à souffrir en 2017 des conséquences du prix bas des hydrocarbures et du ralentissement économique en Chine (son premier marché d’exportation). Les investissements publics devraient être revus à la baisse. Certains projets, dans le secteur des hydrocarbures, notamment pour le transport du gaz (pipeline TAPI- Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) devraient rester prioritaires, soutenant l’activité, en particulier le secteur de la construction. En revanche les réductions de dépenses d’investissement devraient toucher les secteurs hors hydrocarbures, ralentissant la diversification de l’économie. La baisse de la consommation des ménages devrait être évitée grâce à une politique budgétaire de soutien de la demande interne.

La tendance à la hausse des prix devrait se poursuivre en 2017 en raison de l’augmentation des prix de l’énergie. L’inflation serait plus élevée en cas de nouvelle dévaluation du manat turkmène qui pousserait à la hausse les prix des biens importés, notamment les produits alimentaires.

 

Le solde budgétaire devrait être tout juste équilibré en 2017 et le solde courant se stabiliser

La chute des revenus budgétaires, qui proviennent pour l’essentiel du secteur des hydrocarbures (80 % des recettes du budget consolidé), a conduit l’Etat à réduire ses dépenses, notamment d’investissement. La hausse de 10 % des salaires, des retraites et des bourses d’étude, annoncée en juillet 2016 pour 2017, sera compensée par une réduction des subventions sur les tarifs des carburants et de l’électricité. La maîtrise des dépenses reste un objectif du gouvernement, qui ne peut cependant pas réduire drastiquement les dépenses courantes en raison de l’impact potentiel sur la stabilité sociale. Une légère reprise des prix des hydrocarbures sur le marché mondial devrait permettre d’éviter une trop forte dégradation des finances publiques en 2017, sans toutefois permettre de dégager un excédent conséquent. Les actifs du Fonds de Stabilisation, dont le montant n’est toutefois pas communiqué par les Autorités, devraient conférer à l’Etat une certaine marge de manœuvre, au moins à court terme, d’autant que la dette publique demeure peu élevée.

Les recettes d’exportation provenant essentiellement de la vente d’hydrocarbures (95 % du total), la baisse conjuguée des prix des matières premières et de la demande mondiale affecte fortement le solde courant. Après la décision de la Russie, début 2016, de suspendre ses importations de gaz turkmène, la Chine est désormais le client essentiel du Turkménistan, représentant plus des trois-quarts de ses exportations de gaz. Le ralentissement chinois devrait donc continuer à peser sur les exportations du Turkménistan en 2017. Des besoins d’importation moins élevés, compte tenu du report de certains projets d’investissement et d’une consommation moins vive, devraient contribuer à empêcher une nouvelle dégradation du solde courant. Les flux nets d’IDE devraient se poursuivre dans le secteur énergétique, notamment en provenance des pays d’Asie. Ils devraient en revanche demeurer faibles dans les secteurs hors hydrocarbures.

Après la dévaluation du manat en janvier 2015 (- 19 % face au dollar auquel la monnaie turkmène est indexée), les pressions à la baisse sur le taux de change persistent. Une nouvelle dévaluation ne peut être exclue, en particulier si la baisse des prix du pétrole et du gaz se poursuit.

 

Situation sécuritaire instable aux frontières et lacunes persistantes en matière de gouvernance

La situation sécuritaire est très fragile aux frontières avec l’Afghanistan en raison de la présence de mouvements islamistes extrémistes.

Le président G. Berdymukhamedov a été réélu pour un troisième mandat le 12 février 2017 avec 98 % des voix. Le système multipartite introduit en janvier 2012 n’a pas modifié l’emprise de son parti (Parti Démocratique) aux élections législatives fin 2013. G. Berdymukhamedov a entériné en septembre 2016 un amendement constitutionnel lui permettant de rester à la tête du pays sans limite d’âge (précédemment fixée à 70 ans) et d’allonger la durée du mandat présidentiel de 5 à 7 ans.

La baisse des subventions et le niveau d’inflation pourraient accentuer le mécontentement de la population, mais une politique sécuritaire très stricte limite les risques de mouvements de grande ampleur.

Le Turkménistan est l’un des pays les plus mal classés de la CEI selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale. Le pays occupe la 192ème place (sur 204) en matière de lutte contre la corruption et la 197ème s’agissant du respect des lois. Le climat des affaires reste très difficile pour les entreprises étrangères.

 

 

Dernière mise à jour : Mars 2017

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