Etudes économiques
Uruguay

Uruguay

Population 3,416 millions
PIB par habitant 15547 $US
A4
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014  2015  2016 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,6 3,2 0,9 0,1 1,2
Inflation (moyenne annuelle) 8,5 8,8 8,6 10,2 8,7
Solde budgétaire / PIB (%) -2,3 -3,4 -3,5 -4,3 -3,6
Solde courant / PIB (%) -4,9 -4,5 -3,5  -2,9 -3,0
Dette publique / PIB (%) 60,1 61,4 64,2 63,7 65,2

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Abondantes ressources agricoles et forestières
  • Homogénéité sociale et stabilité politique
  • Politique active de réformes (environnement des affaires, finances publiques, couverture sociale)
  • Investissements directs étrangers conséquents
  • Membre du Mercosur, relations commerciales privilégiées avec l’UE et les Etats-Unis

POINTS FAIBLES

  • Economie vulnérable aux chocs externes
  • Insuffisance des infrastructures de transport
  • Dépendance à la conjoncture argentine, brésilienne et chinoise
  • Endettement public
  • Compétitivité réduite par une forte inflation

Appréciation du risque

Une croissance modeste tirée par la demande interne

En 2016, la croissance uruguayenne est restée proche de la stagnation, affectée par la faiblesse de la demande régionale, du Brésil et de l’Argentine principalement, et du prix bas des matières premières (céréales, dont le soja en particulier). En 2017, l’activité devrait progresser, mais resterait modeste. Sur le plan interne, l’activité devrait être soutenue par la croissance de l’investissement dans le cadre du programme d’infrastructures lancé par le gouvernement en partenariat public-privé. Ce programme bénéficie du soutien financier de la BID (Banque Interaméricaine de l’investissement) qui a débloqué une ligne de crédit de 300 M USD fin 2016. En principe, cette ligne sera utilisée pour financer partiellement les entreprises qui investissent dans les projets d’amélioration des routes, la modernisation des chemins de fer, l'agrandissement et le dragage du port de Montevideo. La consommation des ménages devrait aussi garder un certain dynamisme dû à la baisse attendue de l’inflation qui resterait néanmoins au-dessus de la fourchette cible (3%-7%) fixée par la banque centrale, favorisée principalement par l’indexation des salaires. Sur le plan externe, la reprise de l’économie brésilienne, principal client du pays pour les exportations de biens et de services, ainsi que celle de l’Argentine, première source d’IDE, devrait aussi soutenir la croissance.

 

Vers une consolidation budgétaire graduelle

En 2016, le ralentissement de l’économie uruguayenne a affecté le programme de consolidation budgétaire prévu par l’Etat dans le cadre de la loi de finance quinquennale votée en décembre 2015. Le gouvernement misait notamment sur la hausse de la collecte des recettes fiscales tirées par le dynamisme de consommation des ménages et la reprise des exportations qui n’ont finalement pas eu lieu. Afin de limiter la hausse du déficit et de l’endettement public, le gouvernement table désormais sur une politique budgétaire plus restrictive en 2017. Il compte ainsi sur la réduction des dépenses courantes liées au fonctionnement de l’administration publique et vise particulièrement le non remplacement des postes vacants, la suppression des plans de retraites anticipés et des heures de travail supplémentaires. L’objectif fixé par le gouvernement est d’afficher un déficit public de l’ordre de 2 % à 2,5 % d’ici la fin du mandat présidentiel en 2019. Sur le plan de la politique monétaire, celle-ci devrait rester concentrée sur le ciblage de l’inflation grâce à la réduction de la masse monétaire, plutôt que via la hausse du taux d’intérêt de référence.

 

Un déficit courant qui devrait encore tirer profit de la faiblesse des importations

En 2016, le déficit du solde courant s’est amélioré grâce notamment à la baisse des importations favorisée par la faiblesse du prix de l’énergie, du pétrole en particulier, de la demande interne. Les exportations ont aussi diminué, affectées par les prix relativement faibles des produits agricoles bruts ou peu transformés (soja, viande et produits laitiers) ainsi que par la baisse de la demande des principaux partenaires commerciaux (Chine, Brésil et Argentine). En 2017, le commerce externe devrait bénéficier de la hausse de la demande en provenance du Brésil (principal client) et de l’Argentine grâce à la reprise économique attendue pour ces deux économies. Les importations devraient encore bénéficier du niveau relativement bas du prix de l’énergie, mais la hausse attendue de l’investissement devrait entraîner un rebond des importations (biens d’équipement en particulier). La balance de services devrait bénéficier de la progression, bien que modeste, du nombre de touristes argentins alors que celle des revenus resterait encore pénalisée par les rapatriements de bénéfices et les intérêts payés sur la dette.

 

Des tensions croissantes au sein de la coalition au pouvoir

Le président Tabaré Vázquez est confronté à la baisse de sa popularité et aux divisions qui se sont créées au sein de sa coalition au pouvoir, Frente Amplio (FA), entre ceux qui soutiennent le maintien des dépenses sociales élevées et ceux qui prônent l’application d’une politique budgétaire plus restrictive. Le ralentissement économique régional freine en effet la progression des recettes publiques, mettant en péril les plans de réduction du déficit budgétaire et de la dette publique, ainsi que la hausse des dépenses (éducation et santé en particulier) promise par le gouvernement. Le président doit par ailleurs faire face à l’augmentation de l’insécurité et aux allégations de corruption, sous la précédente administration, qui toucheraient certains membres du FA. La stabilité politique du pays ne semble cependant pas menacée. L’Uruguay reste par ailleurs l’un des placements privilégiés pour les IDE en Amérique du Sud.
Sur le plan de la politique extérieure, l’Uruguay et le Chili ont signé en octobre 2016, un nouvel accord de libre-échange visant à approfondir les relations commerciales déjà existantes entre les deux pays. L’Uruguay espère aussi bénéficier du réseau d’accords de libre-échange dont dispose le Chili dans la région. Le pays devrait en outre continuer à militer auprès du Brésil et de l’Argentine pour que les négociations dans le cadre de l’accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union Européenne puissent se concrétiser.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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