Etudes économiques
Viêt Nam

Viêt Nam

Population 94,6 millions
PIB par habitant 2 551 $US
B
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 6,8 7,1 6,8 6,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,5 3,6 3,6 3,8
Solde public / PIB (%) -4,7 -4,4 -4,4 -4,3
Solde courant / PIB (%) 2,1 2,4 2,2 2,0
Dette publique / PIB (%) 58,2 55,6 54,3 53,3

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Économie dynamique affichant l’un des taux de croissance les plus élevés de la région
  • Stratégie de développement fondée sur la montée en gamme de la production et la diversification de l'économie
  • Main d’œuvre abondante et faibles coûts salariaux
  • Fort potentiel agricole et ressources naturelles relativement abondantes
  • Bénéficiaire possible de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine

POINTS FAIBLES

  • Faiblesses dans le climat des affaires, les principales étant les inquiétudes sur le manque de transparence et la perception de la corruption
  • Réforme inaboutie du secteur public avec un endettement élevé des entreprises d’État et des ROA en baisse
  • Manque d’infrastructures
  • Inégalités croissantes
  • Système bancaire fragile

Appréciation du risque

Une croissance solide soutenue par la captation des flux commerciaux et de forts IDE

La croissance devrait rester solide en 2020, malgré le ralentissement économique mondial et l’aggravation des tensions commerciales, grâce à l'accélération du déplacement de la chaîne d'approvisionnement au Vietnam et à la vigueur des investissements directs étrangers. Ces dernières années, l'économie a vu sa main-d'œuvre passer de l'agriculture aux secteurs productifs (en particulier le secteur manufacturier), avec un afflux rapide d'usines provenant de Chine où les coûts de main-d'œuvre sont maintenant plus élevés en raison de la réduction de son dividende démographique. Au cours de la dernière décennie, le secteur manufacturier en plein essor s'est diversifié au-delà des chaussures, des vêtements, des meubles et des produits agricoles vers des produits de plus grande valeur comme l'électronique. En outre, les efforts du gouvernement pour améliorer le cadre des investissements, le faible impôt sur les sociétés (20 %) et la participation à de multiples accords commerciaux internationaux (adhésion à l'ANASE ainsi qu'aux ALE avec l'UE, la Corée du Sud et le CPTPP) ont rendu l'économie plus attractive pour les investisseurs étrangers.

 

L'escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine en 2019 accélérera la délocalisation de l’industrie exportatrice, notamment électronique, de la Chine vers le Vietnam, afin de contourner les droits de douane et de bénéficier de coûts de fabrication plus bas. Cela compensera en partie l'impact négatif dû à l'affaiblissement de la demande chinoise et à la montée du protectionnisme mondial. Les investissements étrangers directs (IED) ont chuté en 2019, mais cela s'explique principalement par leur niveau élevé en 2018, lorsque plusieurs grands projets ont été certifiés. Les IED restent élevés par rapport aux autres pays asiatiques rapportés au PIB et devraient rester solides en 2020. La demande intérieure reste forte, grâce à la croissance de la classe moyenne, à l'augmentation des salaires et à l'urbanisation croissante. Le tourisme reste robuste, les Asiatiques (principalement Coréens) constituant la majorité des visiteurs étrangers, malgré la baisse des arrivées de Chinois suite au ralentissement de leur économie.

 

L'excédent courant se stabilise

Le solde budgétaire continuera probablement d'être sous pression en 2020, étant donné que les progrès sur le front de la réforme des entreprises d'État – une lourde ponction sur les finances publiques – ont été lents. Au moment de la rédaction, seulement 30 entreprises d'État sur un total de 127 avaient été privatisées, ce qui signifie que cet objectif pour 2020 sera très probablement manqué. Néanmoins, on s'attend à ce que l'objectif de déficit budgétaire de 3,6 % du PIB soit atteint, comme les années précédentes. La dette publique (en pourcentage du PIB) devrait diminuer légèrement, favorisée par une croissance économique robuste et un déficit budgétaire contenu. Alors que la majeure partie de la dette a une échéance à moyen ou long terme, environ 40 % est libellé en devises étrangères, l'exposant au risque de change. Les réserves de change ont atteint un niveau record en 2019, double de celui enregistré il y a trois ans.

 

L'excédent commercial devrait légèrement diminuer, l'affaiblissement de la demande mondiale résultant des tensions commerciales ayant exercé une pression à la baisse sur les exportations, partiellement compensée par un déplacement de la chaîne de valeur mondiale de la Chine vers le Vietnam. Toutefois, ce dernier se déroulera sur de nombreuses années, ce qui signifie que l'impact net pourrait être négatif à court terme. D'autre part, les importations devraient rester robustes, en raison de la vigueur de l'investissement intérieur et de la consommation. Le Vietnam jouit d'un excédent commercial, mais son compte des revenus restera déficitaire en 2020, malgré de solides remises des expatriés. Il y a des risques pour l'avenir, notamment si Trump venait à cibler les exportations vietnamiennes, car elles sont le principal moteur de l'excédent courant. L'excédent commercial du Vietnam avec les États-Unis a augmenté de 43 % au premier semestre 2019 par rapport à l'année précédente. Le Vietnam a réagi en s'engageant à importer davantage de produits américains.

 

Stabilité intérieure, mais des tensions géopolitiques

Le Parti Communiste du Vietnam (PCV) garde le pouvoir par le biais d’un gouvernement unitaire qui exerce un contrôle centralisé sur l'État, les médias et l'armée. Cette stabilité peut profiter à la promotion des politiques d'ouverture et de réforme qui ont permis au Vietnam de gravir les échelons de l'indice Ease of Doing Business (facilité des affaires) de la Banque Mondiale, le plaçant, en 2019, au 69e rang sur 190 pays. Les investisseurs étrangers sont favorables aux mesures qui réduisent la corruption et améliorent le cadre des affaires, car le pays est toujours en retard par rapport aux autres pays de la région en termes de perception de la corruption et de transparence des données. Les tensions géopolitiques sont de retour et pourraient s'intensifier en 2020. Outre le protectionnisme mondial, les tensions avec la Chine dans la mer de Chine méridionale se sont intensifiées. D'autres violations des eaux territoriales du Vietnam au sens de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) ont eu lieu en août et septembre 2019. La Chine a également repris les exercices militaires près des îles Paracels, objets d'un différend. Enfin, le Vietnam a adhéré au Partenariat transpacifique global et progressif (PPTPT) qui est entré en vigueur en janvier 2019, ajoutant à la liste déjà longue des accords de libre-échange auxquels le Vietnam est partie.

 

Dernière mise à jour : Février 20120

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