Etudes économiques
Singapour

Singapour

Population 5,7 millions
PIB par habitant 65 234 $US
A3
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

Principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 3,4 0,7 -5,8 4,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,4 0,6 -0,4 0,3
Solde public / PIB (%) 3,7 3,8 -12,3 -2,8
Solde courant / PIB (%)* 17,2 17,0 15,5 15,1
Dette publique / PIB (%) 108,4 110,4 132,0 137,1

(e) : Estimation (p) : Prévision *Année fiscale du 1er avril - 31 mars

POINTS FORTS

  • Compétitivité hors-prix élevée
  • Industrie à haute valeur ajoutée (nouvelles technologies, finance, chimie, pharmacie)
  • Principale plaque tournante (aérienne et maritime) du transport et du commerce de marchandises, place financière
  • Fiscalité avantageuse, stabilité politique et excellent climat des affaires qui attirent de nombreux IDE
  • Premier exportateur de capitaux en Asie par l'intermédiaire des fonds souverains

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’égard des exportations et des importations (énergie et produits alimentaires)
  • Pénuries de main-d'œuvre qualifiée et de logements, vieillissement de la population
  • Liberté d'expression limitée
  • Vulnérabilité au ralentissement structurel de l'économie chinoise et aux tensions géopolitiques sino-américaines

Appréciation du risque

Retour de la croissance, malgré un commerce international limité

Après une année marquée par une sévère récession dans un contexte de pandémie mondiale, l’économie singapourienne retrouvera le chemin de la croissance en 2021. En dépit d’un bilan sanitaire remarquablement positif – fin novembre 2020, le pays affichait le ratio de décès rapportés à la population totale le plus faible au monde -, le pays avait enregistré une chute substantielle de l’activité en 2020 en lien, d’une part, avec le confinement de la population de début avril à début juin et, d’autre part, la contraction du commerce mondial. Petite économie ouverte par excellence, Singapour est particulièrement sensible au cycle économique mondial et à l’évolution du commerce international, les importations et les exportations représentant respectivement 150 % et 160 % du PIB. Si la situation sanitaire du pays était sous contrôle fin 2020, laissant ainsi envisager un vif rebond de l’activité domestique, son expansion restera limitée par la conjoncture internationale dégradée, en raison des répercussions économiques de la persistance de la pandémie dans le reste du monde – notamment en Amérique du nord et en Europe durant, au moins, la première partie de l’année - et des incertitudes liées à la guerre commerciale sino-américaine. L’industrie manufacturière, notamment les machines et l’électronique (qui représentent près de la moitié des biens exportés), restera particulièrement affectée par cet environnement. A l’inverse, le secteur financier, principale source d’excédent de la balance des services (22 milliards USD en 2019), et l’industrie pharmaceutique resteront dynamiques, après avoir joué le rôle d’amortisseur en 2020. Cependant, l’investissement privé, dont le poids est particulièrement élevé par rapport aux autres pays développés (23,4% du PIB en 2019), restera entravé par l’incertitude économique et sanitaire. Portée par un reflux du taux de chômage, qui avait atteint 3,6% au troisième trimestre 2020 (plus haut niveau depuis 16 ans), la consommation privée, qui ne représente toutefois que 34% du PIB, devrait rebondir vigoureusement, malgré la tentation d’épargne de précaution face à la situation sanitaire incertaine. Dans ce contexte, et en l’absence de pressions inflationnistes, la banque centrale devrait conserver une politique monétaire accommodante en 2021, après l’avoir assouplie en mars 2020.

 

Finances publiques temporairement déficitaires pour soutenir l’activité

Comme annoncé par le Premier ministre Lee Hsien Loong, la conjoncture économique et sanitaire contraindra le gouvernement à afficher un déficit public en 2021, pour la deuxième année consécutive, afin de soutenir l’économie dans une logique contra-cyclique. Ce déficit sera toutefois en net recul par rapport à 2020, où plusieurs plans de relance successifs avaient été annoncés (allocations directes aux ménages et aux indépendants, chômage partiel, aides aux entreprises, moratoire sur les remboursements de prêts), pour un total de 70 milliards USD (20% du PIB). Jusqu’alors, au cours des trois dernières décennies, les comptes publics n’avaient été déficitaires que lors de la crise financière de 2009. Aussi le gouvernement peut-il sans problème financer ce déficit en puisant dans les substantielles réserves budgétaires accumulées sur la période – si le montant exact est secret, elles étaient estimées à 300 % du PIB avant la pandémie. Bien qu’ayant une valeur faciale élevée, la dette publique est, en réalité, essentiellement constituée, d’une part, d’obligations et de titres à long terme émis pour développer les marchés locaux et offrir aux particuliers une option d’épargne sans risque et, d’autre part, d’obligations non négociables émises pour le Central Provident Fund (CPF), système de cotisations obligatoires destiné à financer la protection sociale. Constitutionnellement isolée du financement des dépenses du gouvernement, la dette publique est exclusivement en libellée en monnaie locale et détenue par des résidents. En parallèle, le pays continuera d'afficher un excédent considérable de la balance courante, grâce à un excédent commercial dépassant 20% du PIB. Tiré depuis deux décennies par le dynamisme de la demande de composants électroniques et de produits électroniques grand public, le commerce extérieur doit toutefois désormais faire face aux effets protectionnistes défavorables et, surtout, à un cycle technologique en pleine maturité, au-delà du ralentissement du commerce mondial lié à la pandémie. Le pays étant largement récepteur net d’IDE, la balance des revenus est déficitaire. En dépit de ces afflux d’IDE, le compte financier traduit d’importantes sorties nettes de capitaux (environ 10% du PIB), principalement en raison des investissements de portefeuille à l’étranger.

 

Stabilité politique en dépit d’une percée de l’opposition

Bien qu’il ait remporté 83 sièges sur 95, le Parti de l’action populaire (PAP), qui dirige le pays depuis son indépendance en 1965, est sorti relativement affaibli des élections législatives de juillet 2020, où il a recueilli 61% des voix (contre 70% en 2015). A l’occasion de ces élections marquées par une percée notable des partis d’opposition, le Parti travailliste (WP) a remporté 10 sièges (contre 6 en 2015), et le Parti du Progrès, créé un an auparavant, est entré au Parlement (2 sièges). S’il avait, dans un premier temps, assuré qu’il quitterait le pouvoir avant de fêter ses 70 ans en février 2022, le Premier ministre Lee Hsien Loong, fils de l’homme d’État fondateur Lee Kwan Yew, a finalement indiqué qu’il ne se retirerait qu’une fois la crise économique et sanitaire totalement résorbée. L’environnement des affaires est une référence mondiale : stabilité politique, absence apparente de corruption et fiabilité du cadre légal permettent au pays de figurer au deuxième rang du classement Doing Business de la Banque Mondiale.

 

Dernière mise à jour : Mars 2021

Paiement

Les chèques, espèces et virements bancaires sont tous des moyens de paiement fréquemment utilisés pour les transactions domestiques à Singapour. Les virements bancaires sont largement utilisés pour les transactions internationales car ils sont rapides et sécurisés. Les lettres de crédit stand-by et les lettres de crédit stand-by irrévocables sont souvent utilisées pour les transactions d’exportation.

Recouvrement des créances

Phase amiable

La phase amiable commence quand le créancier contacte son acheteur au moyen de lettres, d’appels téléphoniques et, si possible, en lui rendant visite dans ses locaux commerciaux. Ces prises de contact sont fréquemment suivies de négociations avant de conclure un règlement final. Si l’acheteur n’offre pas de réponse, une visite du site et des recherches en ligne sont effectuées afin de déterminer l’état de l’activité et le statut l’égal de l’acheteur. Si l’acheteur ne fait aucun effort en vue d’une résolution amiable, la procédure judiciaire est un moyen efficace de recouvrer les montants dus pour des biens vendus et livrés à Singapour. Il est néanmoins prudent de s’assurer que l’acheteur possède des actifs suffisants pour satisfaire la créance avant le lancement de la procédure.

 

Procédure judiciaire

Le droit de Singapour relève de la common law. Ses lois sont principalement régies par les lois de la Cour suprême de Justice (Supreme Court of Judicature Acts), lois des tribunaux de l’État (State Court Acts), autres décrets d’application procédurale (ou qui contiennent des dispositions de procédure), règles de la cour, directives de pratique, jurisprudence et pouvoirs inhérents des tribunaux.

Les tribunaux de Singapour comprennent les tribunaux d’État (décentralisés) et la Cour suprême. La Cour suprême est composée d’une Haute cour et d’une Cour d’appel (la plus haute juridiction d’appel). La Haute cour est un tribunal de première instance, qui s’occupe généralement de dossiers dépassant la compétence des tribunaux d’État (bien que la Haute cour dispose elle-même d’une compétence illimitée qui lui permet d’examiner n’importe quelle plainte, quel que soit son montant ou sa valeur).

 

Décision par défaut

Durant la période précisée par l’assignation, si le défendant ne comparaît pas ou ne présente pas de défense, le plaignant peut demander qu’une décision par défaut soit rendue à son encontre. Il peut s’agir d’une décision définitive ou d’un arrêt en référé en fonction de la nature de la réclamation.

 

Décision en référé

Si le défendeur a comparu et a déposé défense insuffisante, le plaignant peut demander que soit rendue une décision en référé. Pour éviter cela, le défendeur doit démontrer que le litige donne matière à un procès ou qu’il existe une autre raison pour que se tienne un procès. Une requête de décision en référé doit être déposée dans un délai de 28 jours après la clôture des plaidoiries (sauf ordonnance contraire du tribunal). 

Exécution d’une décision de justice

Mandat exécutoire

Un jugement peut être appliqué par une série d’ordonnances d’exécution. Il peut s’agit d’une ordonnance de saisie-exécution des biens mobiliers et immobiliers du débiteur, de saisie de biens immobiliers ou de saisie simple. Ces ordonnances autorisent des auxiliaires de justice à prendre les mesures appropriées afin d’exécuter la décision rendue.

 

Procédure de saisie-arrêt

Ce processus peut se révéler approprié lorsque le débiteur judiciaire détient une créance sur une tierce partie. Lorsque le créancier saisit la créance, le débiteur doit rembourser sa créance au créancier et non plus au débiteur. Pour recouvrer ces créances, le créancier doit d’abord demander une ordonnance de saisie-arrêt nisi. Celle-ci peut être déposée sans l’intervention d’autres parties et donne lieu à une procédure de « justification ». Si la tierce partie endettée confirme sa dette exigible à l’endroit du débiteur judiciaire au moment de l’exposé des motifs, le teneur de registre peut demander à rendre définitive l’ordonnance provisoire de saisie-arrêt.

 

Inscription de la décision

Si le créancier judiciaire n’a pas la capacité de faire appliquer sa sentence à Singapour, il pourrait avoir la capacité de la faire appliquer dans un pays où le débiteur possède des actifs. Ceci peut se faire en engageant une nouvelle procédure, ou en faisant enregistrer le jugement prononcé à Singapour dans le pays étranger (sur la base d’une réciprocité d’application entre les deux pays). 

Procédure d’insolvabilité

Plan d’arrangement

Les plans d'arrangement commencent par une requête au tribunal, pour une ordonnance convoquant une ou plusieurs assemblées des créanciers, des membres de la société ou des actionnaires de la société. Si le tribunal accepte l'ordonnance, une proposition doit alors être déposée avant les assemblées pertinentes et approuvée à la majorité requise (à moins que le tribunal n'en décide autrement) par les créanciers, la catégorie de créanciers, les membres ou la catégorie de membres, les actionnaires ou la catégorie d'actionnaires.

 

Administration judiciaire

Lorsqu’une société est en difficulté financière, mais a des chances raisonnables d’être réhabilitée ou de préserver tout ou partie de son activité en continuité d’exploitation (ou même si les intérêts des créanciers seraient mieux servis que par un recours à la liquidation), la société ou ses créanciers peuvent déposer auprès du tribunal une requête d’administration judiciaire par un administrateur judiciaire.

 

liquidation

Si une société insolvable est incapable de surmonter ses difficultés, elle peut être dissoute. Ceci permet la liquidation de ses actifs de sorte que ses créanciers peuvent être remboursés d’au moins une partie de ce qui leur est dû. Ce processus s’appelle une dissolution ou une liquidation. Il peut arriver qu’une société saine soit mise en liquidation judiciaire si ses membres ne souhaitent pas qu’elle poursuive son activité. Lorsqu’une société est liquidée, ses actifs ou ses recettes sont utilisés en premier lieu pour rembourser les créanciers. Ensuite, tout solde est distribué au pro rata aux actionnaires.

Défaillances d'entreprises à Singapour
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