Etudes économiques
Bulgarie

Bulgarie

Population 7,0 millions
PIB par habitant 9 772 $US
B
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 3,1 3,8 -4,5 1,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,8 3,1 1,7 1,3
Solde public / PIB (%) 2,0 1,9 -4,5 -2,0
Solde courant / PIB (%) 1,0 3,0 1,0 2,3
Dette publique / PIB (%) 22,3 20,2 25,0 26,2

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Base productive diversifiée
  • Dette publique modérée
  • Potentiel touristique
  • Faibles coûts de production et bonne compétitivité des prix
  • Stabilité monétaire, le Lev bulgare étant ancré à l’euro

POINTS FAIBLES

  • Corruption et criminalité organisée (au 74e rang dans l’indice de perception de la corruption de 2019, le pays le plus corrompu de l’UE)
  • Services publics et système judiciaire inefficaces (influence du monde des affaires)
  • Gouvernement instable, paysage politique fragmenté
  • Manque de main-d'œuvre qualifiée
  • Population en déclin et relativement pauvre (PIB par habitant = 24 % de la moyenne de l’UE en 2019)
  • Forte économie informelle

Appréciation du risque

Reprise difficile, après la récession liée au COVID-19 et les protestations

Après que la COVID‑19 eut frappé la Bulgarie au début du printemps 2020, le gouvernement a décrété l’état d’urgence au moins jusqu’à la fin avril 2021 et a introduit des mesures de confinement pour certaines zones ou à l’égard de certaines catégories de personnes, comprenant notamment la distanciation sociale et des restrictions de voyage. Le nombre de cas de COVID‑19 et de décès liés à cette maladie est donc resté relativement limité. Alors que le PIB a légèrement augmenté au début de l’année, il s’est effondré au deuxième trimestre, entraînant l’économie dans la plus forte récession enregistrée depuis 1999. Le manque de consommation et d’investissements privés ainsi que l’arrêt du commerce extérieur ont été les principaux problèmes. L’économie a repris dès le troisième trimestre 2020, au départ fortement, mais pour ne progresser ensuite que modestement, car elle dépend non seulement de la demande intérieure, qui est à nouveau limitée en raison d’une deuxième vague pandémique importante qui a conduit à un deuxième confinement de la fin novembre jusqu’à la fin janvier au moins, mais également de celle de ses principaux marchés d’exportation dans l’Union européenne. Cette dernière représente plus des deux tiers des exportations (en particulier l’Allemagne avec 15 % d’entre elles). L’impact de la récession a été en partie amorti par certaines mesures de relance publique, à savoir la prise en charge partielle des salaires des employés (plus de 1,2 % du PIB), le report de l’impôt sur les sociétés (0,5 % du PIB), une subvention en faveur du salaire minimum et des réductions de TVA pour certains articles et services. En outre, le gouvernement a tenté de calmer les mouvements de protestation avec un autre plan de relance d’une valeur de 1,16 milliard de BGN (soit 1 % du PIB) et a annoncé un soutien supplémentaire pour l’année 2021 en raison du deuxième confinement.

 

Début de déficit public et réduction de l’excédent des comptes courants

En raison de la baisse de la demande pour les biens bulgares et de la diminution du tourisme, le solde des opérations courantes devrait diminuer, tout en restant excédentaire en 2020. On s’attend à une lente reprise du tourisme en 2021, ce qui augmenterait à nouveau l’excédent de la balance courante, tandis que le solde des investissements (négatif) compense celui des transferts personnels (positif). Le déficit de la balance des biens devrait  2021, en raison d’une plus forte demande de produits étrangers en Bulgarie. Cela permettra d’absorber l’augmentation de l’excédent de la balance courante. Le solde des comptes publics est cependant devenu fortement déficitaire en 2020, en violation des critères de Maastricht, ce qui persistera en 2021, bien que dans une moindre mesure. La dette publique restera très faible.
Le 11 juillet 2020, la Bulgarie a rejoint le Mécanisme de change européen II (MCE II) et l’Union bancaire européenne. Dans cette « salle d’attente » pour l’euro, la Banque centrale bulgare doit s’efforcer de maintenir l’ancrage de 1,96 BGN pour un euro (+/- 15 %) et de respecter les critères de Maastricht concernant le budget et la dette. Les taux d’intérêt à long terme devraient rester proches des taux les plus bas de la zone euro. Bien que cela ne doive pas poser de problème pendant la période de transition de deux ans minimum, le critère selon lequel le taux d’inflation ne peut être supérieur de plus de 1,5 point de pourcentage par rapport à celui des trois États membres de la zone euro ayant le taux d’inflation le plus bas pourrait devenir problématique.

 

Scandales, protestations et élections

Depuis le 9 juillet 2020, la Bulgarie est dans un état de protestation continuelle à l’encontre du gouvernement. Cela résulte de divers scandales concernant la corruption de membres du gouvernement, l’enrichissement personnel et l’influence exercée sur la presse. Le paroxysme a été atteint lors d’une attaque non fondée à l’encontre du président bulgare Rumen Redev (non partisan) qui, bien qu’occupant une fonction plutôt protocolaire, s’est opposé à plusieurs reprises aux propositions de loi du Premier ministre Boiko Borissov (du GERB de centre-droit). Les manifestations antigouvernementales consistent principalement en de vastes barrages routiers, mais elles se sont transformées en violentes protestations en septembre. Alors qu’un vote de défiance de l’opposition a échoué, les protestations ont conduit à un changement de gouvernement. En outre, M. Borissov a proposé de démissionner si une nouvelle Constitution était votée (bien que la Constitution prévoie que le droit de vote est réservé aux seules personnes ayant un niveau d’éducation supérieur). Depuis lors, plusieurs partis d’opposition ont boycotté le Parlement. Dans ce contexte, il est difficile de prévoir si le gouvernement pourra rester au pouvoir jusqu’aux prochaines élections législatives du 4 avril 2021. Néanmoins, cela est possible, car le gouvernement peut compter sur une nette majorité parlementaire de 137 sièges sur un total de 240. Des élections présidentielles sont également prévues pour octobre/novembre 2021.

 

Dernière mise à jour : Mars 2021

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