Etudes économiques
Indonesie

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Population 266,9 millions
PIB par habitant 4 197 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 5,2 5,0 -1,7 5,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,2 2,8 2,5 1,6
Solde public / PIB (%) -1,8 -2,2 -4,5 -3,6
Solde courant / PIB (%) -3,0 -2,7 -1,3 -2,4
Dette publique / PIB (%) 30,1 30,5 38,5 41,8

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Diversité des ressources naturelles (agriculture, énergie, mines)
  • Faible coût du travail et dividende démographique
  • Industrie touristique en pleine croissance (10,3 % du PIB)
  • Vaste marché intérieur
  • Obligations souveraines notées « Investment grade » par les trois principales agences de notation
  • Flexibilité du taux de change

POINTS FAIBLES

  • Grand déficit d’investissement dans les infrastructures / faibles recettes fiscales (15 % du PIB)
  • Exposition aux changements de la demande chinoise
  • Fragmentation du marché : vaste archipel avec de nombreuses îles et une diversité ethnique qui peut entraîner des troubles (Papouasie)
  • Forte exposition aux catastrophes naturelles (éruptions volcaniques, ouragans et tremblements de terre)
  • Persistance de la corruption et du manque de transparence

Appréciation du risque

Une légère reprise alors que la pandémie persiste

La croissance devrait reprendre en 2021, quoique faiblement, car la propagation de l’épidémie de la COVID-19 persiste et n’est pas encore maîtrisée au moment de la rédaction du présent document. Cela continuerait à exacerber les pressions à la baisse sur les principaux moteurs de la croissance. La consommation intérieure (58 % du PIB) a été frappée par la pandémie : d’une part, en raison des mesures de confinement qui ont encouragé la population à rester chez elle (en particulier dans les villes), et d’autre part, en raison de la hausse du chômage qui aura un effet à long terme, puisque selon le ministre du Plan, le taux de chômage pourrait se situer entre 7,7 et 9,1 % en 2021, freinant ainsi toute reprise marquée de la consommation intérieure. L’inflation resterait en dessous de la fourchette cible de 2 à 4 % fixée par la Banque d’Indonésie (BI) en raison de la faiblesse de la consommation intérieure, ce qui obligerait la Banque d’Indonésie à poursuivre ses mesures d’assouplissement afin de soutenir la croissance. En 2020, au moment de la rédaction de ce rapport, la Banque d’Indonésie a réduit le taux d’intérêt directeur de 25 points de base à quatre reprises (soit 100 points de base au total) pour le ramener à 4 %. Le secteur du tourisme (représentant 6,1 % du PIB) devrait rester atone jusqu’en 2021. Alors que le gouvernement envisage la réouverture des frontières internationales, malgré le nombre élevé de cas de COVID-19, aucun calendrier n’a encore été fixé pour une décision. Même s’il le fait, il faut s’attendre à certaines exigences à l’arrivée (tests, mesures de quarantaine), ce qui pourrait décourager certains visiteurs. En revanche, les investissements (représentant 32 % du PIB) devraient rebondir en 2021 et favoriser la reprise économique, grâce aux changements structurels opérés en 2020. En effet, le gouvernement a adopté la loi Omnibus – qui fait partie des mesures phares adoptées par M. Jokowi au cours de son second mandat – qui prévoit la déréglementation, la modification des règles relatives aux investissements étrangers et la réforme du travail. Les exportations de produits manufacturés et de matières premières (représentant 23,4 % du PIB) devraient reprendre, soutenues par la reprise économique en Chine, l’un des principaux partenaires commerciaux.

 

Le déficit budgétaire devrait se réduire, en partie financé par la banque centrale

Le déficit budgétaire pourrait se réduire légèrement, car les recettes se redresseraient progressivement après avoir été affectées par des mesures de confi- nement en 2020, bien que le rythme de la reprise soit plus lent que celui des dépenses publiques. En outre, l’assiette réduite des recettes existantes ajouterait aux difficultés de financement des dépenses. Le Parlement a accepté de suspendre le plafond budgétaire de 3 % du PIB jusqu’en 2023 et de porter le déficit budgétaire de 2021 à 5,7 % du PIB (contre 6,3 % du PIB en 2020) afin de soutenir la reprise. En réponse à cela, en guise de « partage des charges » (un accord avec la banque centrale conclu en 2020), le gouvernement pourrait continuer à demander l’aide de la BI pour financer le déficit budgétaire par des achats directs d’obligations jusqu’en 2022, si la croissance économique n’atteint pas l’objectif de 4,5-5,5 % en 2021. De plus, une proposition de loi de septembre 2020, laquelle vise à réformer la banque centrale en ajoutant des ministres à son conseil d’administration qui disposeraient du droit de vote lors des réunions politiques, pourrait soulever – si elle est adoptée l’année prochaine – d’autres inquiétudes parmi les investisseurs concernant l’indépendance de la BI.

Le compte des opérations courantes devrait rester déficitaire, avec une augmentation en 2021, car les importations devraient croître par rapport à 2020, marquée par les perturbations des chaînes d’approvisionnement du fait des mesures de confinement et du report forcé de certains achats par les ménages. Les exportations, en revanche, bien que soutenues par la reprise en Chine, devraient augmenter à un rythme plus lent, car les prix du pétrole devraient rester modérés et la demande d’autres partenaires clés, tels que les États-Unis et l’UE, devrait rester atone compte tenu de leurs mesures d’isolement. Les entrées d’IDE pourraient se redresser progressivement grâce à la loi Omnibus, qui financerait de manière adéquate le déficit du compte courant. Les réserves de change devraient rester suffisantes, s’élevant à 11,0 mois d’importations en septembre 2020.

 

Faire avancer l’agenda des réformes au travers d’une large coalition

Le président Jokowi a été réélu pour un second mandat de cinq ans en avril 2019. Sa coalition parlementaire – le Parti démocratique indonésien en lutte (PDIP) – a reçu un soutien important et contrôle près de 70 % de la chambre basse (Dewan Perwakilan Rakyat), ce qui pourrait contribuer à faire avancer son programme de réformes qui comprend deux projets majeurs : le déplacement de la capitale vers la province de Kalimantan Est et le projet de loi Omnibus. Ce dernier a été adopté et signé en octobre 2020 et pourrait réformer les lois sur le travail, la fiscalité et d’autres lois importantes afin de réduire la bureaucratie et de stimuler les inves- tissements dans une économie post-pandémique. Les travailleurs et les syndicats ont manifesté leur forte désapprobation et protesté en affirmant que ces mesures réduiraient les droits des travailleurs à un moment où le taux de chômage augmente. Sur le plan extérieur, l’Indonésie devrait continuer de durcir sa position vis-à-vis de la Chine en ce qui concerne la mer de Chine méridionale, car Pékin a revendiqué de nouveau ses droits historiques sur des parties empiétant sur la zone économique exclusive de l’Indonésie.
Dernière mise à jour : Mars 2021

Paiement

Les espèces, les chèques, et les virements bancaires sont tous des moyens de paiement populaires en Indonésie. Le virement bancaire SWIFT est un moyen de paiement de plus en plus prisé pour les transactions nationales et internationales compte tenu du solide développement du réseau bancaire indonésien.La lettre de crédit de soutien constitue un moyen de paiement fiable, car la banque garantit la qualité et les capacités de remboursement du débiteur. En outre, le crédit documentaire confirmé est également considéré comme fiable : une somme d’argent donnée est mise à disposition du bénéficiaire par l’intermédiaire d’une banque. 

Recouvrement des créances

Phase amiable

La première étape à suivre pour recouvrer une créance consiste à négocier avec le débiteur pour rechercher une solution amiable. La culture et la philosophie indonésiennes (le Pancasila) encouragent ce processus. Les créanciers remettent généralement une convocation/une lettre d’avertissement au débiteur lui rappelant qu’il a manqué à ses obligations. La lettre invite également le débiteur à prendre contact avec son créancier pour déterminer si le litige nécessite une action en justice. Si la phase amiable échoue, les parties peuvent intenter une action en justice. 

Procédure judiciaire

Le système judiciaire indonésien est composé de plusieurs types de tribunaux placés sous l’égide de la Cour suprême. La majorité des litiges sont portés devant les tribunaux de droit commun, le tribunal étatique statuant en première instance. Les appels des décisions rendues par ces tribunaux sont entendus par la Haute Cour (cour d’appel de circonscription). Les appels des décisions rendues par la Haute Cour et, dans certains cas, par le tribunal étatique peuvent être entendus par la Cour suprême. 

Procédure ordinaire

Une action en justice ordinaire peut être ouverte à défaut d’accord amiable entre les parties. Le créancier peut intenter une action auprès du tribunal de district, qui est alors chargé de citer le débiteur à comparaître. Si ce dernier ne se présente pas à l’audience pour produire un mémoire en défense, le tribunal peut décider de tenir une deuxième audience ou de rendre une décision par défaut (Verstekvonnis).Avant de considérer la défense du débiteur, tel que susmentionné, le tribunal doit s’assurer que les parties ont tenté de trouver un accord ou une solution amiable par le biais d’une médiation. Si les parties ont suivi le processus de médiation, les jurés poursuivent les audiences et les éléments de preuve fournis par les parties sont examinés. Le juge rend une décision et peut accorder des dommages et intérêts compensatoires ou punitifs.Le tribunal de district prend généralement six mois à un an pour statuer en première instance. La procédure peut se prolonger lorsqu’une partie étrangère est impliquée. 

Exécution d’une décision de justice

Un jugement national devient définitif et exécutoire lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées. Si le débiteur ne respecte pas la décision du juge, le créancier peut saisir le tribunal de circonscription pour demander l’exécution par voie de saisie et la vente des actifs du débiteur par le biais d’une action collective.L’Indonésie n’a ratifié aucun traité concernant l’exécution réciproque des sentences, d’où une extrême difficulté à faire appliquer les sentences étrangères au sein du pays ou les sentences indonésiennes à l’étranger. Puisque les tribunaux indonésiens ne peuvent pas exécuter les sentences étrangères sur le territoire indonésien, les affaires étrangères doivent être rejugées devant les tribunaux indonésiens compétents. Dans de tels cas, la décision rendue par le tribunal étranger peut servir de preuve, excepté dans certains cas prévus par la législation indonésienne. 

Procédure d’insolvabilité

Deux types de procédures s’appliquent pour les sociétés confrontées à des difficultés financières. 

Procédure de cessation de paiement

Cette procédure s’adresse aux sociétés qui ne sont pas en mesure de régler leur dette en raison de problèmes de liquidités temporaires, mais qui pourront effectuer le remboursement par la suite. Elle soulage provisoirement les débiteurs et leur permet de se réorganiser, de poursuivre leur activité et de payer leurs créances. La société poursuit son activité et les dirigeants continuent d’exercer leurs fonctions, assistés d’un administrateur judiciaire placé sous l’égide du juge. La société doit soumettre à l’approbation des créanciers une proposition d’accord, qui nécessite en outre la ratification du tribunal. Si les créanciers ou le tribunal rejettent la proposition, la société débitrice est mise en liquidation. 

Liquidation judiciaire

La liquidation consiste à saisir l’ensemble des actifs du débiteur en faillite en vue de rembourser ses créanciers. Cette procédure peut être ouverte par le tribunal de commerce à la demande du débiteur ou de ses créanciers. Une fois saisi, le tribunal convoque le débiteur et ses créanciers à une audience. Lorsque la faillite est déclarée, le pouvoir des dirigeants de la société débitrice passe aux mains de l’administrateur judiciaire chargé de gérer les actifs insolvables et le remboursement des créances. L’administrateur judiciaire procède à la vente aux enchères publiques des actifs du débiteur.

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