Etudes économiques
Costa Rica

Costa Rica

Population 5,1 millions
PIB par habitant 12 057 $US
B
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 2.2 -4.1 5.4 4.5
Inflation (moyenne annuelle, %) 2.1 0.7 3,3 2.5
Solde public / PIB (%) -6.8 -8.7 -5.8 -4.6
Solde courant / PIB (%) -2.3 -2.6 -3.8 -3.1
Dette publique / PIB (%) 56.8 68.3 69.8 70.2

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Institutions démocratiques (depuis 1949)
  • Meilleurs indicateurs sociaux de la région: éducation, santé
  • Services et industries de pointe (pharmacie, microprocesseurs) attractifs pour les IDE
  • Echanges diversifiés grâce à de multiples accords commerciaux
  • Ressources touristiques: hôtellerie, parcs nationaux

POINTS FAIBLES

  • Comptes publics fragiles
  • Exposition aux catastrophes naturelles
  • Insuffisance des infrastructures de transport
  • Tributaire des Etats-Unis en matière économique (IDE, exportations) et financière (banques)

Appréciation du risque

Un dynamisme qui se confirme

Alors que l’activité a retrouvé son niveau pré-pandémie au troisième trimestre 2021, l’année 2022 devrait rester marquée par le dynamisme soutenu de l’économie. La croissance aux Etats-Unis soutiendra les exportations nettes de biens et de services. Cela devrait bénéficier aux activités manufacturières principalement portées par les instruments et les fournitures médicales produites dans les maquilas des zones franches. Le tourisme devrait continuer à reprendre de la voilure, alors que la reprise observée sur l’année 2021 a déjà permis de refermer une partie de l’écart avec 2019. En l’absence d’une remise en place de mesures restreignant les voyages en Europe et aux Etats-Unis, le tourisme devrait revenir à ses niveaux d’avant crise en 2022. Cette embellie profitera à l’hôtellerie et à la restauration, ainsi qu’à la construction privée. Du point de vue de la demande, le soutien sera assuré principalement par l’investissement et la consommation privées (respectivement 19,6% 64,6% du PIB en 2020). La consommation publique restera contrainte par les efforts d’assainissement des comptes publics et les importantes coupes dans les dépenses. Parmi ces mesures, se trouve notamment le projet de loi sur l’emploi public prévoyant une unification de la grille salariale qui pourrait peser sur le budget des fonctionnaires s’il était finalement validé. Les pressions haussières s’accumulent sur les prix à la production avec les cours élevés des matières premières, notamment pétrolière, la dépréciation du colon et la hausse des cours du fret. Toutefois, le taux élevé de chômage (16,4% en août 2021), la faible croissance du crédit au secteur privé et le déficit de production devrait limiter le transfert aux prix à la consommation. Cela devrait maintenir l’inflation dans la cible de 2 à 4% de la banque centrale. Dans ce contexte, cette dernière devrait conserver sa politique accommodante sur la première partie de l’année 2022 avec un taux à 2,9%. Malgré le relativement haut taux de vaccination dans le pays par rapport à la moyenne régionale (70% de primo-vaccinés en novembre 2021), une reprise épidémique n’est pas totalement à écarter et fait peser un risque à la baisse sur ce scénario. 

 

Premiers résultats de la consolidation budgétaire et resserrement du déficit courant

Après plusieurs années de tentatives avortées d’assainissement des comptes publics, les efforts semblent commencer à payer. Alors que l’obtention d’un excédent primaire (c.-à-d. hors intérêts) n’était envisagée qu’à l’horizon 2023, il a été atteint au troisième trimestre 2021 avec 0,3% d’excédent cumulé. L’accord signé avec le FMI en mars 2021 pour une durée de 3 ans au titre du Mécanisme élargi de crédit permet au pays d’accéder à une source de financement bon marché (à hauteur de 1,77 milliards USD, premier versement de 269 millions USD) en remplacement d’emprunts coûteux sur les marchés. Le programme prévoit des réformes visant à réduire les déséquilibres budgétaires avec, par exemple, une suppression de diverses exonérations fiscales et une refonte des salaires du secteur public (30% des dépenses publiques). Toutefois, la pleine réussite du programme reste suspendue aux décisions politiques dans un parlement très fragmenté. Nonobstant, la forte charge de paiement d’intérêt devrait, cependant, continuer d’accroître le ratio dette/PIB, qui devrait atteindre son pic en 2023 avant de fléchir.

 

Le déficit courant devrait diminuer, grâce à un surplus plus élevé de la balance des services, soutenue par l’activité touristique. Toutefois, cette hausse ne sera pas suffisante pour compenser celle du déficit de la balance des biens. En effet, le dynamisme des exportations de biens d'équipement et produits agricoles (ananas et bananes) ne pourra équilibrer la croissance des importations, tirées par la demande de matières premières, notamment d’hydrocarbures, essentielles à la production manufacturière. La balance des revenus restera déficitaire du fait des rapatriements des dividendes par les sociétés étrangères (principalement américaines), malgré les transferts des expatriés. Les IDE dynamisés par la reprise aux niveaux mondial et domestique devraient largement couvrir ce déficit courant et favoriser l’accumulation de réserves de change. Cela devrait permettre de soutenir le colon après sa dépréciation en 2021.

 

Incertitude électorale dans un paysage politique fragmenté

L’élection présidentielle de février 2022, marquée par la multiplication des candidatures (27 candidats au total) n’a pas permis de désigner un gagnant et un second tour, en avril, sera nécessaire pour départager les candidats. La gestion de la pandémie et les réformes fiscales entreprises par le président Carlos Alvaro Quesada, au pouvoir depuis 2018, n’a pas servi le candidat de son parti de centre gauche, la PAC, Welmer Ramos González. Le candidat social-démocrate du Partido Liberación Nacional (PLN) et ancien président, José Maria Figueres Olsen, est sortie du premier tour en position favorable. Il affrontera l’ancienne vice-présidente (2002- 2006) Lineth Saborío du Partido Unidad Social Cristiana (PUSC) de centre-droit lors du second tour. Les élections législatives concomitantes ont à nouveau créer un parlement très fragmenté. Les luttes politiques laissent prévoir un début de mandat houleux pour la prochaine administration à partir de mai 2022.

 

Sur la scène internationale, après l’accession à l’OCDE, se pose maintenant la question de l’intégration à l’Alliance pacifique qui regroupe le Chili, la Colombie, le Pérou et le Mexique. Alors que le président Alvaro Quesada y était opposé, la décision reviendra à son successeur. Les tensions avec le Nicaragua voisin, toujours en pleine crise politique, restent aussi élevées.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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